Entrepreneuriat

Le métier de maroquinerie encore à l’état embryonnaire

La coopérative Turashoboye située au chef-lieu de la province de Kayanza s’active pour développer le métier de maroquinerie qui sert à la valorisation de la peau. Elle produit des chaussures pour les hommes, des sandales, des sacoches, des ceintures et des porte‐ monnaies. Pourtant, le responsable de cette coopérative déplore que ce métier reste encore à l’état embryonnaire au Burundi.

Le coût d’une paire de chaussures pour les hommes varie entre 100 000 et 150 000 FBu. Celui d’une sandale varie entre 20 000 et 50 000 FBu.

 

La coopérative Turashoboye est à l’œuvre dans la valorisation de la peau. Selon Vincent Butoyi, président de cette coopérative rencontrée le 17 juin 2025 au chef-lieu de la commune de Kayanza, on en fabrique des chaussures pour les hommes, des sandales, des ceintures, des sacoches et des porte‐ monnaies.

Le coût d’une paire de chaussures pour les hommes varie entre 100 000 et 150 000 FBu. Celui d’une sandale varie entre 20 000 et 50 000 FBu.  Une ceinture coûte entre 30 000 et 40 000 FBu. Celui d’une sacoche varie entre 30 000 et 100 000 FBu et celui d’un porte-monnaie entre 15000 et 20 000 FBu.

Butoyi indique que ce métier a été initié depuis 2014. Il explique qu’il a puisé les connaissances sur la maroquinerie dans les pays de la communauté de l’Afrique de l’Est, là où le métier de maroquinerie est développé.

Des produits de bonne qualité

Il fait savoir que ces produits sont appréciés par la population et qu’ils sont de bonne qualité. «Nous avons participé dans pas mal de foire expositions. Nos produits sont bien appréciés et consommés en grande pompe», explique-t-il.

Butoyi fait remarquer que la coopérative qu’il chapeaute dispose pour le moment de deux points de vente. Le premier se trouve à kayanza, quartier Kirema. Le deuxième est implanté à Bujumbura Mairie dans le quartier Kigobe.  Avec seulement ces deux points de vente, il précise que les clients résidant dans les provinces situées loin de ces points de vente ne sont pas satisfaits par ses prestations.

Extension des prestations, le souhait de Butoyi

Pour cette raison, Butoyi espère conquérir d’autres marchés et créer des points de vente dans les autres chefs-lieux des provinces tels que Ngozi, Gitega, Makamba, etc.  Selon toujours lui, cette coopérative espère aussi se doter de machines modernes qui fabriquent beaucoup de produits en peu de temps.

Il demande alors un soutien financier pour aboutir à cela, car les moyens financiers que cette coopérative dispose sont insuffisants. Il déplore le fait que le métier de maroquinerie reste encore à l’état embryonnaire au Burundi. Il n’y a même pas une école spécialisée dans l’enseignement dudit métier comme dans les autres pays voisins.

Il demande au gouvernement d’inverser la tendance. Il laisse entendre que cette coopérative dispense des connaissances aux jeunes. Pour le moment, 40 jeunes dont 28 filles et 12 garçons ont été déjà formés. Elle a créé de l’emploi pour 18 personnes dont 12 femmes et filles et 6 garçons.

Les produits ne sont pas à la portée de toutes les bourses

Les consommateurs des produits de la coopérative Turashoboye s’en réjouissent. Ils affirment que ces produits sont de bonne qualité. Ils croyaient qu’il ne peut pas y avoir de Burundais capables de fabriquer de pareils produits. Pourtant, certains d’entre eux font savoir que ces produits ne sont pas à la portée de toutes les bourses. Ils sont au-delà du pouvoir d’achat de pas mal de Burundais.

Les responsables de la commune de Kayanza contactés se réjouissent des réalisations de la coopérative Turashoboye.  Ils disent qu’elle est très innovante et l’encouragent pour continuer à se développer afin de contribuer au développement du pays.

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A propos de l'auteur

Jean Marie Vianney Niyongabo.

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