Santé

Secteur médical au Burundi: le meilleur est à venir selon Baradahana

Entre carence de médicaments, insuffisance en qualité et en quantité du personnel soignant, la santé au Burundi est devenue une grande préoccupation. Néanmoins, la ministre de la Santé Publique promet un avenir proche très prometteur dans ce domaine.

« Un mécanisme de garantie a été mis en place au sein de la Banque mondiale pour éviter le manque de devises nécessaires à l’achat des médicaments ». (Photo:@nshingamateka)

« Concernant la pénurie des médicaments, la situation est en voie de résolution, car les premiers fournisseurs qui importent les médicaments les ont déjà livrés », a répondu Dr Lydwine Baradahana, ministre de la Santé Publique aux questions des députés ce Lundi 20 octobre 2025. Elle a annoncé qu’en décembre, il y aura un bon niveau d’approvisionnement en médicaments, grâce à un mécanisme de garantie mis en place au sein de la Banque mondiale pour éviter le manque de devises nécessaires à l’achat des médicaments. Une autre promesse concerne le vaccin antirabique contre la rage, qui était introuvable depuis un certain temps. Dr Baradahana a rassuré que ce vaccin est en cours de fabrication et qu’il sera disponible très prochainement. Une autre préoccupation qui sera bientôt résolue est le manque d’oxygène. A ce sujet, la ministre a informé que 12 unités de production d’oxygène seront construites dans tous les hôpitaux régionaux de troisième référence, ainsi que dans les hôpitaux nationaux.

La migration des médecins

Le domaine sanitaire au Burundi a également connu un problème sérieux lié aux médecins qui préfèrent aller travailler à l’étranger. La cause était, entre autres, une rémunération peu avantageuse comparée à celle pratiquée ailleurs. Cela a eu des conséquences néfastes, car les rares spécialistes dont disposait le Burundi étaient les plus concernés par cette migration.

Sur cette question, la ministre Baradahana a affirmé que ce phénomène a fortement diminué depuis que le gouvernement a mis en place un programme d’octroi de primes. Elle a ajouté qu’un grand nombre de médecins a été recruté par le gouvernement du Burundi afin qu’ils puissent exercer dans des conditions stables, sans être contraints de chercher du travail ailleurs.

Pourtant, des défis persistent

D’après les rapports de la Cour des comptes, certains hôpitaux accusent des lacunes dans leur gestion. En l’occurrence, l’hôpital régional de Ngozi.  Le rapport montre pas mal de défis, notamment un statut du personnel qui n’est pas actualisé, l’absence d’un service chargé de la gestion des ressources humaines, ainsi que des lacunes dans le rapportage financier auprès de la Cour constitutionnelle.

Pour pallier ces entraves qui sont d’ailleurs communs à plusieurs structures sanitaires, la ministre Baradahana a indiqué que le ministère de la Santé Publique a mis en place un service chargé de contrôler la gestion financière et la prestation des soins au niveau des hôpitaux et centres de santé communaux ainsi que ceux localisés dans les provinces.

Concernant le non-paiement des contractuels, Baradahana a souligné que ce problème était dû au manque de moyens financiers observé au niveau des hôpitaux et centres de santé. Heureusement, selon elle, la Banque mondiale a prévu une somme d’argent à débloquer pour le paiement des salaires du premier trimestre (janvier, février et mars 2025).

Cela ressort d’une séance plénière de l’Assemblée nationale du lundi 20 octobre 2025, dont les points à l’ordre du jour étaient: « l’adoption du rapport définitif d’audit de la gestion de l’hôpital régional de Ngozi » produit par la Cour des comptes, et « questions orales avec débat adressées à la ministre de la Santé Publique sur le rapport susmentionné ».

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Florence Inyabuntu.

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