La société « Zirakamwa » située à Mitakataka dans l’ancienne province de Bubanza, met en avant l’élevage bovin tout en pratiquant l’agriculture du riz et du maïs. Depuis 2023, elle a déjà créé une trentaine d’emplois. Les employés témoignent l’importance de cette entreprise dans leur quotidien.

Eric Nduwimana, DG de la société Zirakamwa : « La société s’est d’abord préoccupée de chercher une place pour pratiquer l’élevage. Nous avons acheté une parcelle de 20 mètres sur 60 ».
« J’ai d’abord observé les richesses des familles, qui sont souvent héritées des parents. Même notre pays est un héritage de nos ancêtres. Pourquoi ne laisserions-nous pas, nous aussi, une marque indélébile aux générations futures, au lieu de perdre notre temps dans les ligalas ? », explique Eric Nduwimana, trentenaire, père de trois enfants, directeur général et fondateur de la société Zirakamwa.
Basée sur la colline de Mitakataka, Zirakamwa pratique à la fois l’élevage et l’agriculture. Pour M. Nduwimana, il est regrettable d’acheter des lengalengas (légumes à courte durée de vie), dont le cycle vital est de seulement 21 jours, alors qu’un champ traversé par une rivière permettrait un arrosage régulier et plus productif.
Un espace limité, mais une vision claire
M.Nduwimana indique que la société s’est d’abord empressée de trouver un terrain pour démarrer l’élevage.
« Nous avons acheté une parcelle de 20 mètres sur 60 mètres. Cela limite le nombre de vaches que nous élevons. Elles sont au nombre de huit », précise-t-il, avant d’ajouter que l’objectif initial de Zirakamwa était de créer de l’emploi.
Aujourd’hui, la société emploie 30 personnes, dont 10 permanents (gardes, machinistes…) et 20 saisonniers.
« Dans les conditions normales, nous récoltons entre 80 et 100 tonnes de riz, et 60 tonnes de maïs. Le son de riz est utilisé pour nourrir le bétail », ajoute-t-il.
La détermination avant tout
« Même mes rêves sont centrés sur le développement de la société. Quand il pleut, je m’assure simplement que mon téléphone ne soit pas mouillé. Le reste, je continue à travailler », confie M. Nduwimana avec passion.
Cependant, il déplore certains défis, notamment les vols lors des récoltes. Pour y remédier, l’entreprise envisage d’installer des caméras de surveillance dans le hangar et les bureaux.
Zirakamwa doit également rembourser un crédit de 60 millions de FBu contracté auprès de la CRDB. En outre, le terrain cultivable reste limité à un hectare. Pour compenser, la société loue environ trois hectares supplémentaires chaque saison.
L’absence d’espace pour cultiver du fourrage et le manque de vétérinaires spécialisés pour le suivi du cheptel reste aussi un défi, selon toujours M. Nduwimana.
Des vies changées grâce à Zirakamwa
Rachelle Tuyisenge, 22 ans, gérante de la société, affirme que Zirakamwa a changé sa vie. Originaire de la colline Muyange dans l’ancienne commune de Gihanga et diplômée des humanités générales, elle témoigne : « Je n’ai jamais manqué mon salaire en sept mois de travail. Faute de moyens, je n’avais pas pu poursuivre mes études universitaires mais, aujourd’hui avec mon salaire, je commence à envisager des cours du soir », dit-elle.




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