Dans une visite effectuée par la délégation de la Banque Mondiale à Mutumba, les bénéficiaires du projet Soleil Nyakiriza éprouvent un sentiment de satisfaction du fait que leurs conditions de vie sont en train de s’améliorer progressivement. Ils ne vivent plus actuellement dans le noir comme auparavant.

Les bénéficiaires du Projet Soleil Nyakiriza se réjouissent du fait que ils ne sont plus dans le noir.
Les bénéficiaires du projet Soleil Nyakiriza rencontrés samedi le 1er novembre 2025 lors d’une visite effectuée à Mutumba de la zone Kabezi dans la province de Bujumbura par une haute délégation de la Banque Mondiale se réjouissent du fait que leurs conditions de vie sont en train de s’améliorer grâce aux lampes solaires qu’ils disposent avec l’appui dudit projet.
Pour le moment, ils disent qu’ils ne vivent plus dans le noir grâce aux dits lampes qui génèrent de l’énergie pendant la nuit. Ils indiquent que cela fait que leurs enfants qui sont sur le banc de l’école révisent bien les leçons apprises en classe. Ils affirment alors que le rendement s’est amélioré à l’école.
De plus, ceux qui exercent des activités génératrices de revenus arguent qu’ils travaillent dans de bonnes conditions. Ils prolongent pour le moment le temps confié au travail. Au lieu de clôturer les activités à 19h, ils peuvent prolonger jusqu’à même 23h et cela fait que leurs économies augmentent, confient-ils.
De plus, ils font remarquer que l’argent estimé à 21 000 FBu ou 42 000 FBu par mois pour acheter des piles pour faire fonctionner les torches est pour le moment utilisé pour d’autres fins.
Les bénéficiaires ravis
Ils remercient alors le gouvernement du Burundi et son partenaire la Banque Mondiale de cet appui. Ils leur demandent de continuer dans ce sens pour que l’accès à l’énergie soit une réalité dans tout le pays.
Ils expriment leur sentiment de satisfaction car, auparavant, ils étaient confrontés à moult défis. Ils utilisaient des lampes qui nécessitent toujours du pétrole pour fonctionner. Ils faisaient également recours aux bougies et aux torches qui fonctionnent grâce aux piles qu’ils jugent chers.
Selon ces derniers, celui qui n’avait pas de moyens financiers pour s’acheter ces kits étaient exposés au danger. Ils citent à titre les serpents qui peuvent les mordre et les voleurs.

Martin Ndayizeye, Secrétaire Permanent au Ministère en charge de l’énergie remercie la Banque mondiale grâce à son implication dans le développement du secteur énergétique au Burundi.
Les responsables du CDS Mutumba dans l’allégresse
Emmanuella Griordi, responsable du Centre de Santé de Mutumba, qui est l’une des CDS électrifié par le Projet Soleil Nyakiriza s’en réjouit également. Ce CDS a bénéficié d’un système solaire qui génère 20 Kw.
Elle précise que les activités se déroulent bien grâce à cet appui et que les soins de santé se sont améliorés. Les mamans, les enfants, etc sont accueillis et soignés en sécurité, poursuit-elle.
50 accouchements par mois au CDS Mutumba
Elle souligne que ce CDS accueille en moyenne 1300 patients dans le service de consultation par mois. Elle enregistre aussi 50 accouchements par mois dans le service de maternité.
Auparavant, elle explique que ce CDS était connecté au mini centrale hydroélectrique victime d’un effondrement qui a eu lieu à cette localité.
Isabelle Kezumuryango, responsable de la société EMITS qui importe ces kits solaires avec l’appui du projet Soleil Nyakiriza est également ravie du fait que les ménages sont en train de bénéficier des lampes solaires qui leur sont très bénéfiques.
Elle fait remarquer que la société qu’elle représente a déjà vendu des lampes solaires à 1184 ménages. Elle précise qu’il y a encore pas mal de ménages qui ont besoin de ces kits solaires.
Et de renchérir que cette société travaille avec des groupements financiers communautaires estimés à 205 constitués de 4290 membres.
L’exonération des kits solaires du projet Soleil Nyakiriza, une nécessité
Elle demande au gouvernement d’exonérer ces kits solaires comme c’est déjà prévu pour qu’on s’approvisionne à bas prix.
De surcroît, le retrait de tous les kits solaires non certifiés s’avère une impérieuse nécessité pour éviter que la population achète des produits qui ne répondent pas aux normes de qualité.
Martin Ndayizeye, Secrétaire Permanent au Ministère en charge de l’énergie remercie la Banque mondiale grâce à son implication dans le développement du secteur énergétique au Burundi.
Déjà plus de 240 CDS électrifiés
Avec le projet Soleil Nyakiriza qui a commencé en 2020, il précise à titre illustratif que 241 CDSs loin du réseau de la Regideso sur 400 prévus sont actuellement électrifiés. Et d’ajouter que les mêmes activités continuent pour les formations scolaires et les ménages.
Toujours dans le même optique de permettre à la population burundaise d’accéder à l’énergie, Ndayizeye souligne que le projet ASCENT va électrifier 95 collines.

Elena Bourganskaia, Vice-Présidente de la Banque Mondiale et chargée de la stratégie et du soutien aux opérations d’IFC : « Je suis ravie que les résultats du projet Soleil Nyakiriza sont positifs. »
Il a signalé qu’on compte connecter à l’énergie plus 9 millions de la population au Burundi à travers le programme COMPACT et que 70% de la population aura de l’énergie d’ici 2030.
Elena Bourganskaia, Vice-Présidente de la Banque Mondiale et chargée de la stratégie et du soutien aux opérations d’IFC est ravie du fait que les résultats du projet Soleil Nyakiriza sont positifs. Elle a exprimé son sentiment de satisfaction du fait que les bénéficiaires affirment que leurs conditions de vie se sont améliorées.
Notons que le Soleil Nyakiriza est un projet du gouvernement financé par la Banque Mondiale. Son objectif est d’électrifier les formations sanitaires et sanitaires ainsi que les ménages qui ne sont pas connectés au réseau de la Regideso.




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