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Soleil Nyakiriza : Pionnier d’un avenir sans pollution électrique

Le projet Soleil Nyakiriza, pilier de l’électrification solaire rurale au Burundi, place désormais la protection de l’environnement au sommet de ses priorités. A travers la validation d’une politique et d’une stratégie nationale de gestion des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE), ce projet anticipe les risques sanitaires liés à l’obsolescence technologique. En structurant une filière formelle de traitement, le Burundi ambitionne de transformer cette menace environnementale en une opportunité de croissance verte et de création d’emplois.

Samuel Macumi, coordonnateur du projet Soleil Nyakiriza : « Si les DEEE ne sont pas gérés de manière planifiée et durable, ils peuvent constituer une menace pour l’environnement et la santé publique ».

La gestion des DEEE constitue aujourd’hui un enjeu crucial pour le Burundi. Au cours des trois dernières décennies, la modernisation du pays, portée par une digitalisation accélérée, l’essor d’internet, le développement fulgurant des télécommunications et l’expansion des solutions solaires, a entraîné une hausse sans précédent de la demande en équipements électriques et électroniques (EEE). Les chiffres parlent d’eux-mêmes : entre 2005 et 2024, le Burundi a importé environ 80 000 tonnes de ces équipements.

Cependant, cette avancée technologique a un revers. Ces équipements deviennent rapidement obsolètes et, faute d’un cadre légal et réglementaire adéquat, les déchets sont aujourd’hui gérés de manière anarchique. Loin des bonnes pratiques internationales, ils sont jetés en grande quantité dans des endroits inappropriés, à un rythme inquiétant. Comme l’a rappelé Samuel Macumi, coordonnateur du projet Soleil Nyakiriza, lors de l’atelier de validation tenu le 12 février 2026 au Royal Palace : « Les équipements solaires et électriques, une fois arrivés en fin de vie, deviennent des déchets électroniques. S’ils ne sont pas gérés de manière planifiée et durable, ils peuvent constituer une menace pour l’environnement et la santé publique. »

Anticiper la menace

Aujourd’hui, la situation est préoccupante. « Certains DEEE sont envoyés dans les décharges publiques avec les déchets ménagers, tandis que d’autres sont entassés dans des bureaux, des entrepôts ou simplement jetés dans la nature », déplore M. Macumi. Pourtant, ces déchets sont hétérogènes et nécessitent une gestion spécifique, différente de celle des déchets classiques.

Le danger est réel : selon Jean Girukwishaka, directeur de l’assainissement et de l’environnement au Ministère ayant l’environnement dans ses attributions, les DEEE contiennent des substances hautement toxiques telles que le mercure et le plomb. Ce dernier, cancérigène avéré, peut provoquer des maladies chroniques sévères. L’impact écologique est tout aussi alarmant : les eaux de pluie entraînent ces composants toxiques jusqu’au lac Tanganyika, polluant l’eau consommée quotidiennement et détruisant la faune aquatique.

C’est pour anticiper cette problématique que le projet Soleil Nyakiriza a pris l’initiative d’élaborer une Politique et une Stratégie nationale de gestion des DEEE.

Transformer le défi en opportunité

Malgré la gravité des risques, Soleil Nyakiriza défend une vision optimiste : transformer un défi environnemental en opportunité économique. Les DEEE contiennent en effet des matières valorisables comme le fer, le cuivre et divers plastiques. Une fois récupérées selon des méthodes respectueuses de l’environnement, elles deviennent une source de revenus et un moteur de création d’emplois.

Jean Girukwishaka souligne que la structuration d’une filière formelle permettra au Burundi de protéger son capital naturel tout en redressant son économie. La politique nationale définit ainsi des objectifs clairs : augmenter le taux de collecte, favoriser la réutilisation et la réparation, renforcer les capacités des acteurs techniques et mettre en place un système de financement durable.

Une politique alignée sur la Vision 2040/2060

Cette politique s’inscrit dans la Vision 2040/2060, qui ambitionne de faire du Burundi un pays émergent en 2040 et développé à l’horizon 2060. Elle est également cohérente avec le Plan National de Développement (PND) 2018-2027 révisé et son Plan d’Actions Prioritaires (PAP) 2023-2027.

La stratégie définit avec précision les rôles et responsabilités des acteurs impliqués. Pour garantir son excellence, un consultant spécialisé a accompagné le Gouvernement. Le processus a intégré les recommandations issues des ateliers régionaux de consultation organisés à Gitega et Bujumbura.

La gestion rationnelle des DEEE, de la collecte à la valorisation, est le gage d’un développement durable.

Soleil Nyakiriza : leader énergétique et écologique

Le projet Soleil Nyakiriza est né d’un constat lucide du gouvernement du Burundi : le déficit énergétique est l’une des principales contraintes à la croissance économique du Burundi. Avec un taux d’accès à l’électricité de seulement 25,9% à l’échelle nationale, les disparités régionales sont frappantes : environ 70% à Bujumbura contre seulement 4% dans les provinces rurales.

Le projet Soleil Nyakiriza fera l’électrification de 400 écoles, 400 centres de santé et 65 000 ménages par énergie solaire photovoltaïque. Et jusqu’à maintenant des progrès significatifs ont été réalisées. Cette avancée doit impérativement s’accompagner d’une conscience écologique forte. Comme le rappelle Samuel Macumi : « Beaucoup ignorent encore que ces équipements, une fois arrivés en fin de vie, deviennent une menace directe pour leur santé. ».

Après la validation technique, le document sera soumis au Conseil des ministres pour adoption officielle. Une vaste campagne de sensibilisation suivra, afin d’enseigner aux citoyens comment stocker et remettre volontairement ces équipements en fin de vie.

La gestion rationnelle des DEEE, de la collecte à la valorisation, est le gage d’un développement durable. En prenant les devants, le projet Soleil Nyakiriza démontre que l’accès à l’énergie doit impérativement s’accompagner d’une conscience écologique forte.

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Journal Burundi Eco.

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