Editorial

Vers la stabilité du réseau électrique ?

Benjamin Kuriyo, Directeur de publication

Les coupures intempestives d’électricité rythment le quotidien des habitants de la ville de Bujumbura. Certains quartiers demeurent dans le noir depuis des mois alors que d’autres bénéficient d’une alimentation très irrégulière en électricité, la nuit comme le jour.

Malgré la mise en service de trois nouvelles centrales hydroélectriques (Ruzibazi, Kaburantwa et Rusumo Falls), la situation demeure préoccupante. Les coupures intempestives d’électricité paralysent l’ensemble des activités dans la ville de Bujumbura.

La Regideso associe les coupures d’électricité avec les travaux de mise en réseau de l’électricité en provenance de ces nouvelles centrales. D’ici deux semaines, les coupures électriques vont s’estomper, garantie le patron de la Regideso. Il importe de rappeler que la vétusté du réseau entrave les efforts jusque-là déployés pour doper l’offre électrique. Le pays nécessiterait autour de 200 millions USD pour réhabiliter l’ensemble des lignes de transport et de distribution de l’électricité a l’échelle nationale.

Le souci du gouvernement d’accroître l’offre électrique est une œuvre à saluer, mais encore faut-il que cette énergie parvienne aux consommateurs (usines, hôtels, commerces, ménages, etc.). Il importe de signaler que l’énergie est une condition sine qua none pour toute industrialisation en général et pour toute activité économique en particulier. Les industriels en font les frais.

Les opérateurs économiques se trouvent dans l’obligation a d’autres formes d’énergies, ce qui explose les coûts de production. La pénurie du carburant influe sur le coût de production dans la mesure où les industriels font recours aux énergies de secours (groupes électrogènes) pour contourner le problème de déficit énergétique.

Le pays connaît une nième pénurie du carburant malgré les bonnes intentions d’en assurer la disponibilité.  La situation s’aggrave du jour au jour. Les services de transport des biens et des personnes sont les plus touchés. Avec les perturbations au niveau des circuits d’approvisionnement, la rupture des stocks des intrants et des produits devient une évidence.

Des milliers d’emplois sont menacés avec la crise des hydrocarbures qui perdurent. Au niveau des arrêts bus situés aux alentours de l’ex-marché central de Bujumbura, les bus se comptent sur les doigts de la main. De longues files d’attente se forment dès la mi-journée.

Durant les heures de pointe, les passagers bravent tous les dangers pour être à l’heure à leur poste d’attache. Hélas, la plupart part d’entre eux doivent rentrer à pied après une longue journée de travail. D’autres montent à leurs risques et périls dans des camionnettes ou des bennes non indiqués pour le transport en commun.

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Benjamin Kuriyo.

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