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Vers le développement de l’agroforesterie au Burundi

Jeudi 7 août 2025, les acteurs du secteur agroforestier au Burundi ont validé une feuille de route triennale pour le développement de ce secteur. La mise en œuvre des actions prévues dans ce document stratégique permettra de relever les défis liés à la dégradation des terres, à la perte de fertilité des sols, ainsi qu’aux effets du changement climatique auxquels le Burundi est confronté.

Diomède Ndayikengurukiye, Secrétaire permanent au Ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage : «Les ressources forestières sont vitales pour l’existence humaine et animale ».

 

Une feuille de route nationale pour le développement de l’agroforesterie a été adoptée jeudi le 7 août 2025 par les différents acteurs du secteur de l’agroforesterie , reconnu comme essentiel pour la préservation de l’environnement et la lutte contre la dégradation des sols. Ce document a été élaboré par l’Office burundais pour la protection de l’environnement (OBPE) en partenariat avec l’International Fertilizer Development Center (IFDC) à travers son projet PAGRIS qui œuvre à la restauration de la fertilité des sols.

L’atelier de validation de cette feuille de route s’est tenu en présence de Diomède Ndayikengurukiye, Secrétaire permanent au Ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage. Dans son allocution de circonstance, M. Ndayikengurukiye a souligné l’importance de l’agroforesterie sur les plans social, économique et environnemental au Burundi

« Les ressources forestières sont vitales pour l’existence humaine et animale. Les forêts fournissent de la nourriture, des abris, des médicaments, et représentent des centres d’identité culturelle et spirituelle pour les communautés locales », a-t-il déclaré. Il a également rappelé que les économies de nombreux pays reposent sur les biens et services générés par les forêts.

Face à la concurrence croissante entre l’agriculture et les zones forestières, il a appelé les citoyens burundais à planter des arbres dans chaque propriété et a invité les partenaires de l’État à intégrer l’agroforesterie dans leurs interventions.

Une feuille de route basée sur des objectifs clairs

Selon Ir Samuel Nibitanga, Directeur des forêts au sein du ministère en charge de l’environnement, la feuille de route s’articule autour de sept axes stratégiques, chacun accompagné d’objectifs et d’activités prioritaires comme le montre le tableau ci-dessous.

Axe stratégique Objectif Actions  prioritaires à mener
Etat des lieux du secteur agroforestier Etablir la situation de référence du secteur agroforestier ·      Etude de base sur espèces, usages et pratiques.

·      Cartographier les acteurs, peuplements et hotspots.

·      Evaluation des services écosystémiques

Recherche et innovation  Tester et promouvoir les pratiques agroforestières adaptées ·      Compilation des recherches existantes

·      Tests d’essences locales et exotiques

·      Mesure de séquestration du carbone

·       Champs de démonstration et écoles paysannes

Développement des filières Promouvoir le développement durable  et compétitif  des chaines de valeurs des produits agroforestiers, de la production à la commercialisation ·      Production et certification des semences

·       Appui à la transformation des produits

·       Systèmes de traçabilité  et la labellisation

·      La décentralisation des centres semenciers

Gouvernance agroforestière  Renforcer le cadre politique légal , institutionnel  et organisationnel  pour une gouvernance inclusive , cohérente et efficace du secteur agroforestier. ·      Elaboration de la stratégie nationale

·       Plateformes multi-acteurs décentralisées.

·       Incitations fiscales et foncières

·       Intégrations dans les plans  communaux

 Renforcement des capacités et vulgarisations Améliorer les compétences techniques ,organisationnelles  et institutionnelles  des parties prenantes afin de favoriser  l’adoption durable  et à grande échelle  des innovations  ou bonnes pratiques  . ·      Identification des besoins de formations

·      Formations des agriculteurs

·      Intégration des innovations dans les carricula

·       Sensibilisations via les médias

Mobilisation des   fonds Disponibiliser les ressources financières ·      Elaboration des projets bancables

·       Accès au financement climatique (FVC, RDD,..

·       Mise en place du PSE

·       Promotion  des PPP structurés

Suivi-Evaluation  Mettre en place un système de suivi- évaluation  basé sur  la réalisation des indicateurs ·       Création des bases de données agroforestières

·       Introduction des   SIG, drones et IA

·       Evaluation participative et indicateurs de performance

·       Formation en suivi et évaluation

Une feuille de route arrivée à point nommé

Selon Michaël Beun, coordinateur du projet PAGRIS à l’IFDC, l’adoption de cette feuille de route constitue une étape décisive pour favoriser le développement socio-économique, notamment dans les communautés rurales. D’après lui, sa mise en œuvre permettra de répondre aux défis majeurs que sont la dégradation des terres, la perte de fertilité des sols et les effets du changement climatique.« La feuille de route représente une étape transitoire et opérationnelle vers une stratégie nationale agroforestière cohérente, inclusive et adaptée aux besoins réels des communautés rurales », a-t-il affirmé.

Il a également noté que le secteur souffre actuellement d’un manque d’orientation stratégique, d’initiatives fragmentées et d’une coordination insuffisante entre les acteurs. En outre, la faible production et l’indisponibilité des semences de qualité freinent son développement.

Cette feuille de route est alignée sur la vision politique du Burundi, pays émergent en 2040 et pays développé en 2060 ainsi que sur d’autres politiques sectorielles liées à la transformation du secteur rural.

M.Beun a précisé que pour élaborer cette feuille de route, plusieurs ateliers et retraites ont été organisés afin de parvenir à un consensus national autour des axes stratégiques et des actions concrètes à entreprendre.

Michaël Beun, coordinateur du projet PAGRIS à l’IFDC : « La feuille de route représente une étape transitoire et opérationnelle vers une stratégie nationale agroforestière cohérente ».

L’OBPE mobilise les intervenants du secteur

Berchmans Hatungimana, Directeur général de l’OBPE a exprimé sa gratitude envers l’IFDC et les autres acteurs qui ont contribué à l’élaboration du document.« La feuille de route vise à structurer les efforts vers l’adoption d’une future stratégie nationale agroforestière », a-t-il déclaré.

D’après lui, ce document d’orientation va permettre de surmonter les défis qui hantent ce secteur.  Il présente ׃ « La mise en œuvre de la feuille de route validée vise spécifiquement à accroître la production et l’accès aux semences agroforestières de qualité, à favoriser l’adoption des pratiques agroforestières par les agriculteurs, et à renforcer les capacités des acteurs de la chaine agroforestière ».

Il contribuera également à mobiliser des financements innovants et à instaurer un système national de coordination et de suivi-évaluation.

Enfin, il a invité tous les intervenants du secteur à préciser leur contribution à la mise en œuvre de la feuille de route.  Ce qui facilitera également son évaluation continue.

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Journal Burundi Eco.

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