Editorial

Attention, l’agriculture risque d’être l’ennemi de l’environnement

La déforestation est en train de prendre une allure époustouflante. Dans pas mal de régions du Burundi, les arbres sont en train d’être coupés à tire larigot pour trouver un espace où pratiquer l’agriculture.

Jean Marie Vianney Niyongabo, Journaliste.

Pas mal de collines ou de montagnes sont dénudées.  Comme Albert Mbonerane, ex ministre en charge de l’environnement aime le souligner, l’agriculture risque d’être l’ennemi de l’environnement si rien n’est fait dans l’immédiat.

Les arbres sont en train d’être déracinés au profit des plantes comme les pommes de terre, le maïs, le haricot jugées plus rentables. La population, surtout les fonctionnaires disent que la raison de cette situation est que la vie devient de plus en plus chère.

Les prix des denrées alimentaires sont en hausse. C’est pour cela qu’une partie non négligeable de la population s’est lancée dans l’agriculture.

Pourtant, l’environnement en pâtit malgré que pas mal d’actions sont en train d’être menées pour alléger la pression sur la déforestation.

Certaines organisations tant locales qu’internationales en collaboration avec les administratifs sont à l’œuvre pour demander à la population de planter les arbres agroforestiers.

Ils insistent également sur la promotion de l’utilisation des foyers améliorés dans les ménages pour économiser le charbon de bois et des échafaudages métalliques pendant la construction pour éviter le recours aux planches de bois.

Pourtant, ce qui s’observe est que les résultats restent mitigés. La déforestation est sur une allure inquiétante. Même les forêts et les réserves naturelles ne sont pas épargnées. Ils sont menacés par ce fléau.

Ce qu’il faut retenir est que les conséquences de la déforestation sont fâcheuses. Les inondations deviennent légion, car plus il n’y a pas d’arbres, plus les eaux de pluie de s’infiltrent pas dans la nappe phréatique. Elles coulent rapidement vers la plaine. C’est pourquoi à titre illustratif la zone de Gatumba en particulier et la ville de Bujumbura en général sont menacées par les inondations.

Un autre danger est le déficit hydrique comme cela s’observe beaucoup plus au Nord du Burundi, surtout à Kirundo, etc.

Pour cela, le gouvernement devrait prendre rapidement toutes les mesures possibles pour éviter les effets néfastes liées à la déforestation.

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A propos de l'auteur

Jean Marie Vianney Niyongabo.

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