La Brarudi a octroyé pour la première fois du matériel scolaire à 920 cultivateurs de Sorgho blanc des communes Bubanza, Gihanga, Rugombo et Buganda. Ces fermiers s’en réjouissent. Néanmoins, ils demandent à cette société de déployer des efforts supplémentaires pour développer la culture du sorgho blanc et améliorer leurs conditions de vie. La promotion de cette culture contribuera à l’économie des devises
Mardi le 2 octobre 2019, la Brarudi a octroyé du matériel scolaire à 548 cultivateurs de sorgho blanc blanc des communes Gihanga et Bubanza. Le lendemain, ladite société a également accordé des kits scolaires à 372 cultivateurs de sorgho blanc des communes Rugombo et Buganda. Chacun a bénéficié de quinze cahiers dont cinq de cent feuilles, cinq de 60 feuilles et cinq autres de quarante huit feuilles. Les bénéficiaires ont manifesté un sentiment de satisfaction. Emmanuel Nimubona, père de trois enfants, remercie la Brarudi pour lui avoir octroyé des cahiers. «J’ai deux enfants qui sont des élèves.
Suite au manque de moyens, j’ai pu leur acheter seulement dix cahiers parmi les vingt quatre dont ils avaient besoin. Avec cet appui de la Brarudi, adieu les lamentations de mes enfants», révèle-t-il. Elysée Nimpagaritse, un autre bénéficiaire s’en réjouit. J’ai quatre enfants. Tous sont des élèves. Je ne suis pas parvenu à acheter tous les cahiers dont ils ont besoin. Cette situation constitue un déshonneur à mon égard. Ils constatent que je suis un incapable», souligne-t-il. Avec les cahiers que la Brarudi lui a octroyés, il a précisé qu’il va retrouver sa dignité.

Catherine Bucumi, responsable du développement des matières premières à la Brarudi :« L’octroi du kit scolaire aux fermiers du sorgho blanc a été réalisé pour leur permettre de pouvoir envoyer tous leurs enfants à l’école sans problème»
En contrepartie, ces cultivateurs affirment qu’ils vont redoubler d’efforts dans l’augmentation de la production du sorgho blanc. Néanmoins, ils demandent à la Brarudi de déployer encore plus d’efforts dans l’amélioration de leurs conditions de vie et dans le développement de la culture du sorgho blanc. Ils ont besoin de crédits pour pouvoir initier d’autres activités génératrices de revenus parallèlement à la culture du sorgho blanc. De plus, même s’ils apprécient le pas franchi au niveau du prix par kg du sorgho blanc, ils demandent à la Brarudi de revoir à la hausse ce prix.
Pourquoi octroyer le matériel scolaire aux fermiers ?
Catherine Bucumi, responsable du développement des matières premières à la Brarudi fait remarquer que l’octroi des kits scolaires aux cultivateurs de sorgho blanc a été fait pour leur permettre de pouvoir envoyer tous leurs enfants à l’école sans problème. «Ce sont des partenaires de la Brarudi. Raison pour laquelle elle a jugé bon de contribuer à l’éducation de leurs enfants qui sont des futurs gestionnaires du pays», martèle-t-elle.
Qu’en est-il d’autres appuis à l’ endroit des cultivateurs de sorgho blanc ?
Cet appui à l’endroit des cultivateurs du sorgho blanc s’ajoute à d’autres que la Brarudi ne cesse d’octroyer pour développer la culture du sorgho blanc et améliorer les conditions de vie des cultivateurs. Bucumi indique qu’elle assiste depuis quelques années les cultivateurs de sorgho blanc. Cette assistance est financière, mais aussi technique. Financièrement, les cultivateurs sont regroupés en coopératives. La Brarudi leur facilite l’accès aux petits crédits à travers une institution de microfinance. Techniquement, l’entreprise met à la disposition des cultivateurs des agronomes qui les encadrent. Elle leur octroie aussi des intrants qu’ils remboursent après la récolte. Et d’ajouter les semences qu’ils doivent rembourser après la récolte. La Brarudi leur donne des containers où ils stockent la récolte. Tout cela se fait dans le cadre de la valorisation de la culture du sorgho blanc, un secteur important dans l’économie du pays du simple fait qu’il permet d’économiser les devises. Au moment où la Brarudi utilise beaucoup de devises pour importer les matières premières, il s’agit alors d’une économie des devises qui est réalisée quand l’entreprise utilise des produits locaux.
La culture du sorgho blanc rentable grâce à la Brarudi
Bucumi est satisfaite de la collaboration étroite entre la Brarudi et les cultivateurs de sorgho blanc. Cette culture est devenue rentable grâce à l’intervention de la Brarudi. Avant, le prix était bas et le marché étroit. Il vacillait entre 200 et 300 FBu par kg. Maintenant, un kg de sorgho blanc s’achète à 650 FBu. On pourra bientôt atteindre 700 FBu par kg. Le sorgho est cultivé dans les régions chaudes. Ce sont entre autres les plaines de l’Imbo et de Kumoso. On le trouve aussi dans certaines communes des provinces Cibitoke, Bubanza, Rutana et Cankuzo. Au niveau national, les cultivateurs sont estimés à plus de 10 000. Et la Brarudi compte booster cet effectif en étendant cette culture jusque dans la province Rumonge. Bucumi demande aux cultivateurs du sorgho blanc d’augmenter la production. Elle les rassure que la Brarudi est prête pour acheter toute la récolte.
Notons que le sorgho blanc n’est pas un simple produit industriel servant à la fabrication des produits Brarudi. Il peut aussi être cuit et mangé.




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