Société

Burundi-Arabie Saoudite : Peut-on espérer une stabilisation de la main d’œuvre ?

Deux accords de coopération sur la mobilité de la main d’œuvre ont été signés entre le Burundi et l’Arabie Saoudite. La signature de ces accords constitue un cadre légal de gestion de la mobilité de la main d’œuvre.  Ce qui permettra aux jeunes Burundais en quête d’emplois de se rendre en Arabie Saoudite avec une protection légale et sociale. Leurs droits seront respectés. Le trafic d’êtres humains pourra être réduit.   La société civile demande que ce cadre légal soit mis en place dans tous les pays du Golfe 

Le Burundi et l’Arabie Saoudite ont signé deux accords de coopération sur la mobilité de la main d’œuvre.  Selon Inès Sonia Niyubahwe, porte-parole du ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération au Développement, dans ces accords, on se rassure d’abord que le demandeur d’emploi Burundais est capable d’exercer le travail qu’on va lui confier. De plus, sa santé doit être bonne. Le renforcement des capacités sur les activités qu’on compte lui confier est prévu.  De plus,  on va lui apprendre les mœurs et la culture de l’Arabie Saoudite.  Et d’ajouter que les associations impliquées dans la mobilité de la main d’œuvre sont obligées de se rendre compte que chaque demandeur d’emploi a un contrat dans le strict respect du code du travail. Dans ce contrat, l’employé doit être assuré. Une fois que son contrat arrive à terme, c’est cette même association qui se charge de son rapatriement.

Inès Sonia Niyubahwe, porte-parole du ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération au Développement : « Dans ces accords, on se rassure d’abord que le demandeur d’emploi Burundais est capable d’exercer le travail qu’on va lui confier ».

Qu’est-ce que le Burundi va gagner ?

Du côté de l’Arabie Saoudite, Niyubahwe fait savoir qu’on s’engage à faire respecter les droits des employés Burundais.  Ils doivent avoir où loger. Leur effectif doit être connu de tout le monde et leurs familles s’elles leur rendent visite doivent être protégées.  Selon toujours elle, les droits des employés burundais seront protégés. Ils vont payer des impôts et des taxes. Et d’ajouter que le Burundi va gagner des devises. Les familles de ces derniers vont aussi en profiter. Leurs conditions de vie vont s’améliorer. Le trafic d’êtres humains sera aussi réduit. La mobilité illégale de la main d’œuvre de façon illégale et ses conséquences pourront être réduits, car elle est devenue monnaie courante.  A titre d’exemple, Pierre Nkurikiye, porte -parole du ministère de l’Intérieur, du Développement Communautaire et de la Sécurité Publique fait savoir qu’en date du 11 octobre 2021, 70 personnes se sont rendues au bureau de la commune Rumonge pour se plaindre contre 10 personnes qui leur ont escroqué une somme d’argent estimée à 42 millions de FBu en leur promettant qu’elles allaient les transporter en Arabie Saoudite pour travailler dans différents secteurs, mais en vain. Chacune d’elles payait un montant de 600 000 FBu.  Selon toujours lui, on estime à 520 personnes escroquées de cette manière.            

Un cadre légal de gestion de la mobilité de la main d’œuvre qui arrive à point nommé

Pour le ministère burundais des Affaires Etrangères et de la Coopération au Développement,  la signature des accords  sur le recrutement des travailleurs en général et des travailleurs domestiques en particulier entre le Burundi et le Royaume d’Arabie Saoudite  est une bonne chose.  Elle constitue un cadre légal de gestion de la mobilité de la main d’œuvre.  Ce qui permettra aux jeunes Burundais en quête d’emplois de se rendre en Arabie Saoudite avec une protection légale et sociale. Et de préciser que cette initiative a été prise car  il a été constaté que beaucoup de Burundais, en particulier les jeunes dames ou filles, se rendent depuis quelques années en Arabie Saoudite et dans les autres pays du Golfe en quête d’emplois ou d’une vie meilleure. Malheureusement, certaines sources s’inquiètent du fait que les droits de certains employés Burundais sont bafoués dans les pays du Golfe. Pour cette raison, les sociétés qui militent pour le respect des droits de l’homme souhaitent que de tels accords soient une nécessité dans tous les pays du Golfe comme Oman, etc car il a été révélé que de telles exactions y sont commises à l’endroit des employés Burundais.

1000 personnes victimes du trafic d’êtres humains entre 2011 et 2016

Selon Dieudonné Nshimirimana, porte-parole de l’ONG Solidarité de la jeunesse chrétienne pour la paix et l’Enfance (Sojepae),  au moins 1000 personnes, dont 824 femmes ont été victimes du trafic d’êtres humains au Burundi entre 2011 et 2016.   A cette occasion, il a demandé au gouvernement Burundais de tout faire pour mettre en place une loi  qui sanctionne les auteurs, afin de mettre fin à cet odieux trafic qui tend à s’aggraver.

Et de signaler qu’à côté du non respect  de leurs droits, la pandémie du Covid -19 a aggravé la situation, laissent entendre certains travailleurs migrants d’Afrique et d’Asie à  la quête de l’eldorado du golfe. Suite à cette pandémie, ils ont été licenciés. Ils reviennent les mains vides et grossissent les rangs des chômeurs. Avant la pandémie de Covid-19, ils envoyaient des devises à leurs familles et leurs conditions de vie étaient bonnes.

A propos de l'auteur

Jean Marie Vianney Niyongabo.

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