Editorial

Pourquoi pas « Electronic register » ?

Mélance

Une occasion de célébrer la journée du contribuable se présentera pour la première fois dans le pays. Lors des ses préparatifs le 10 mai 2016, le Deuxième-Vice Président de la République Dr Joseph Butore a déclaré qu’il est nécessaire de placer la barre plus haut dans la maximisation des recettes. Cela afin d’arriver un jour à financer le budget de l’Etat dans sa globalité. Celui-ci est financé à 50% par les recettes collectées par l’Office Burundais des Recettes (OBR).

 

Néanmoins personne n’ignore que l’ impôt date de la période coloniale. Chaque adulte devait payer annuellement l’impôt de capitation. Au cas contraire, il était soumis à 30 jours de corvée en travaillant pour l’administration. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Le paiement des taxes et de l’impôt est un devoir pour tout citoyen. Un devoir qui n’est pas facile à accomplir et que pas mal de gens considèrent comme un fardeau. N’eût été cela, la manière de collecter l’impôt et les taxes sème la confusion chez le contribuable et parfois le décourage. Un office est chargé de collecter l’impôt et la taxe (OBR).

 

Ce qui est étonnant c’est que toutes les responsabilités de collecter l’impôt ne lui sont pas conférées. A part celui-ci, l’administration communale, celle de la mairie… ont à leur tour le droit de collecter l’impôt et la taxe. Par ailleurs, il y a des contribuables qui ne paient même pas l’impôt et la taxe. Alors que le souhait est de maximiser les recettes, voilà que les fuites se font en plein air. Pourquoi pas alors la tâche de collecter l’impôt et la taxe ne peut pas revenir à l’OBR seul ? Lui apparemment ne cesse de se moderniser pour collecter le maximum possible de recettes. Cela via de nouvelles innovations dont la mise en place du système de suivi électronique des cargaisons, le centre d’appel gratuit, l’usage des scanners,…

 

Toutefois, même l’office a grand défi à relever. Celui de l’usage d’un appareil dénommé« Electronic registrer ». Les pays qui utilisent ce système comme l’île Maurice parviennent à financer le gros de leur budget. L’avantage de ce système est qu’un consommateur reçoit directement la facture de l’office lors des achats. Dans ce cas, le paiement de l’impôt devient également obligatoire. Au Burundi la loi est muette sur la mise place de ce système. Il faut que les instances habilitées s’impliquent pour le faire. Le problème est que ces instances risquent de dévoiler les richesses des contribuables comme élément pouvant arrêter le train en marche. Sinon considérons ce système comme le mieux indiqué pour collecter l’impôt et la taxe. Cela permettra à tout le monde de payer l’impôt et d’éviter les primes et les encouragements à verser aux contribuables les plus honnêtes qui, peut-être, le font à contre cœur.

 

A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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