Développement

Commune Gishubi : Des routes interzones en état critique, les habitants en difficulté

Dans la commune de Gishubi, les routes interzones et la RN16 sont dans un état de dégradation critique compliquant la vie quotidienne des habitants. Entre nids-de-poule, routes boueuses et tronçons impraticables, chaque déplacement devient un véritable défi pour les habitants et les commerçants.

En commune Gishubi, les routes interzones ont toutes besoins d’être réhabilitées.

 

La situation des routes dans la commune de Gishubi (en province Gitega), notamment la Route nationale numéro 16 et les voies interzones reste préoccupante avec de nombreux tronçons devenus quasiment impraticables. L’administrateur de cette commune, Ir. Apollinaire Baryana, a dressé un état des lieux inquiétant des infrastructures routières locales tout en rappelant les efforts limités de la commune face à cette situation.

Selon l’administrateur, les travaux de bitumage de la RN16, qui relie la province de Gitega et la province de Burunga en passant par la commune Gishubi sont à l’arrêt. La population continue d’attendre que le reste de la route soit réhabilité. « Cette route cause des pertes considérables aux habitants et ralentit la circulation », a déclaré cette autorité.

Mais la RN16 n’est pas la seule voie qui pose problème. Les routes interzones qui relient les différentes localités de Gishubi sont également dans un état déplorable, compliquant la vie quotidienne des habitants et limitant le commerce local. « Les habitants qui se rendent au chef-lieu de la commune ou aux marchés pour vendre leurs produits rencontrent de grandes difficultés. Nous perdons également des recettes à cause de l’impraticabilité des routes, car les biens et les personnes ne circulent pas correctement », explique l’administrateur.

Des routes interzones presque impraticables

Lors des travaux communautaires, la commune tente de réparer les trous et les nids-de-poule, mais ses efforts restent limités sans l’appui de l’Agence Routière du Burundi (ARB) qui possède le matériel et les engins nécessaires pour des travaux de grande envergure. « Nous avons besoin d’un soutien technique et logistique de l’ARB pour que ces routes puissent être réellement praticables », insiste l’administrateur Baryana.

Certaines routes comme celle reliant les zones Nyabiraba et Bukoro avaient été réhabilitées par le passé, mais la pluie a rapidement endommagé la chaussée en l’absence de caniveaux fonctionnels. D’autres tronçons comme celui entre Nyabiraba et Murambi, deviennent totalement impraticables en période de pluie, tandis que la route reliant Nyabiraba à Mugaruro est inaccessible aux véhicules et même aux piétons lors de fortes pluies. Même depuis le chef-lieu de la commune jusqu’à Bukirasazi, les déplacements restent difficiles et risqués surtout en cas de forte pluie.

L’administrateur Baryana souligne que la commune Gishubi n’a pas la capacité de réhabiliter seule ces routes, et que les interventions manuelles sont souvent insuffisantes. « Nous souhaitons que toutes les routes qui relient les différentes zones de Gishubi soient réhabilitées, mais sans un appui technique et matériel, nos efforts restent limités », a-t-il expliqué.

Des initiatives citoyennes à saluer

Malgré les difficultés, certains habitants prennent leurs propres initiatives pour améliorer la situation. C’est le cas du Colonel Innocent Museremu, qui a utilisé ses propres moyens en septembre 2025 pour réhabiliter la route reliant Nyangwa à Nyarusange auparavant totalement impraticable. « Malheureusement, l’engin utilisé a rencontré des problèmes techniques et les travaux n’ont pas pu se poursuivre. Nonobstant, nous saluons énormément cette initiative », a précisé l’administrateur.

Tous ces défis de circulation montrent à quel point la commune de Gishubi fait face à une urgence routière majeure. Les routes dégradées freinent le commerce, compliquent les déplacements quotidiens et augmentent les risques pour les usagers. Les habitants espèrent désormais un soutien concret de l’ARB et des autorités nationales pour que la réhabilitation de ces routes cesse d’être une promesse et devienne une réalité.

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A propos de l'auteur

Gilbert Nkurunziza.

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