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Burunga : la Journée Hinduringendo appelle à un changement de comportements en faveur des droits de l’enfant

A l’occasion de la célébration de la Journée Hinduringendo lié à la Journée Internationale de l’Enfant africain, le projet Merankabandi II et le consortium CARE International, Twitezimbere, AVEDEC et COCAFEM/Grands-Lacs demandent aux familles et aux communautés de protéger les droits des enfants : Santé, alimentation équilibrée, éducation de qualité et protection contre toutes les formes de violence étaient au cœur des messages destinés aux milliers de participants à la célébration. En outre, des vivres et autres matériels de propreté destinés aux enfants les plus vulnérables des prisons et des orphelinats ont été remis aux autorités provinciales.

Le chef de cabinet du gouverneur de Burunga, Etienne Mbonihankuye, salue les réalisations du projet Merankabandi, soulignant qu’il couvre toutes les collines de la province et accompagne les ménages les plus vulnérables dans leur développement.

 

Le stade de Makamba a abrité la célébration de la Journée Hinduringendo organisée par le projet Merankabandi et de consortium des organisations CARE International, Twitezimbere, AVEDEC et COCAFEM/Grands-Lacs mardi le 30 juin 2026. Cette activité s’inscrivait dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de l’enfant africain, commémorée chaque année le 16 juin. Le thème du jour était : « Changeons nos comportements pour le respect des droits de l’enfant : santé, alimentation équilibrée et éducation de qualité ». La rencontre a rassemblé les autorités administratives, les bénéficiaires du Projet d’Appui aux Filets Sociaux Productifs et Emplois (Merankabandi II), les parents, les enfants ainsi que de nombreux habitants de la province Burunga. Notons que ce consortium met en œuvre les mesures d’accompagnement du projet Merankabandi.

Les autorités saluent un projet qui transforme les conditions de vie des plus démunis

Dans son discours, le chef de cabinet du gouverneur de Burunga, Etienne Mbonihankuye, a rendu hommage au travail accompli par le projet Merankabandi II dans l’ensemble de la province Burunga. Selon lui, ce programme touche toutes les collines de la province et accompagne les ménages les plus pauvres dans leur développement. « Nous apprécions la manière dont le projet Merankabandi soutient nos populations, particulièrement les plus démunies. C’est un projet d’envergure qui intervient dans toutes les collines de la province et qui contribue au développement de nos communautés », a-t-il souligné.

Pour cette autorité provinciale, l’organisation de cette journée consacrée aux droits de l’enfant constitue également une occasion de sensibiliser la population sur les responsabilités des parents. Il a insisté sur le droit fondamental de chaque enfant à l’éducation : « Lorsqu’un enfant atteint l’âge scolaire, les parents doivent comprendre qu’il s’agit de son droit. Ils doivent lui fournir tout ce dont il a besoin pour préparer son avenir. Les enfants constituent le Burundi de demain. Les projets que nous mettons en œuvre aujourd’hui sont destinés à eux. »

Le chef de cabinet du gouverneur a lancé un appel aux familles afin qu’aucun enfant ne soit privé d’école. Il interpelle : « Ne gardez pas vos enfants à la maison. Envoyez-les à l’école. Lorsqu’ils seront instruits, ils contribueront au développement de leurs familles et de tout le pays. Nous devons respecter les droits de tous les enfants et toujours placer leur intérêt supérieur au premier plan. »

Le souvenir de Soweto pour rappeler les droits fondamentaux de l’enfant

Prenant la parole au nom du consortium, Rodrigue Baranyizigiye est revenu sur les origines de la Journée de l’enfant africain. Il a rappelé que cette journée trouve son origine dans les événements tragiques survenus à Soweto, en Afrique du Sud, le 16 juin 1976, lorsque des milliers d’élèves avaient manifesté pacifiquement pour réclamer une éducation de qualité et protester contre l’imposition de l’afrikaans comme langue d’enseignement. « Ces enfants ont été violemment réprimés. Plusieurs ont été blessés et d’autres ont perdu la vie. Pour honorer leur mémoire et sensibiliser les pays africains aux défis auxquels font face les enfants, l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), aujourd’hui l’Union Africaine (UA), a institué en 1991 la Journée de l’enfant africain », a-t-il expliqué.

Selon lui, cette journée rappelle que chaque enfant mérite protection, respect et accompagnement. « L’enfant est une richesse pour la nation. Il doit grandir dans un environnement qui lui permet de développer pleinement ses capacités. Sa protection concerne la famille, les autorités, les communautés et tous les acteurs engagés dans le développement. », explique M. Baranyizigiye.

Santé, alimentation, protection et éducation : des droits qui ne doivent pas rester théoriques

Au cours de son intervention, M. Baranyizigiye a rappelé plusieurs droits essentiels reconnus à chaque enfant. Le premier concerne la santé. « Chaque enfant a droit aux soins de santé, à la vaccination, à une eau potable de qualité et à un environnement propre afin de grandir en bonne santé », a-t-il indiqué. Il a également insisté sur l’importance d’une alimentation diversifiée et équilibrée. Il a précisé : « Une bonne alimentation dès le plus jeune âge est indispensable au développement physique et intellectuel de l’enfant. Nous encourageons les parents à offrir à leurs enfants une alimentation variée et équilibrée. »

Un autre message fort : le droit au jeu. Selon lui, jouer n’est pas une perte de temps, mais une activité indispensable au développement de l’enfant. « Le jeu permet à l’enfant d’apprendre, de développer ses talents, de vivre harmonieusement avec les autres et de préserver son équilibre psychologique et physique », explique M. Baranyizigiye

Le représentant du consortium a également rappelé que tous les enfants doivent être protégés contre les violences, l’exploitation, les discriminations et les mauvais traitements. « Ensemble, nous devons faire tout notre possible pour que chaque enfant grandisse dans la dignité, la sécurité et le respect. Protéger un enfant aujourd’hui, c’est construire un Burundi de demain qui est plus fort, plus prospère et plus paisible », insista-t-il.

S’adressant directement aux enfants présents à la célébration, il leur a adressé un message d’encouragement : « Vous avez de la valeur. Vous avez des droits et un bel avenir devant vous. Continuez à étudier, à rêver grand et à développer vos talents. »

Les bénéficiaires témoignent des changements apportés par Merankabandi

Au-delà des discours officiels, la journée a donné la parole aux bénéficiaires du projet, venus partager leurs expériences. Résidente du quartier Nyaruremba à Makamba, Neema Munezero affirme avoir découvert un aspect des droits de l’enfant qu’elle ignorait jusque-là. « Aujourd’hui, nous avons beaucoup appris surtout sur les droits de l’enfant. Avant, lorsque je voyais mes enfants jouer, je pensais qu’ils perdaient leur temps. J’ai compris aujourd’hui que le jeu est indispensable à leur développement. Désormais, je leur laisserai un temps libre pour jouer », confie-t-elle.

Pour Odette Niyonzima, également habitante de Makamba, le projet Merankabandi a complètement transformé la vie de sa famille. « Avant, j’étais une femme très pauvre et j’avais quatre enfants qui avaient abandonné l’école. Depuis que Merankabandi m’accompagne, tous mes enfants ont repris leurs études », raconte-t-elle. Grâce à l’appui financier reçu, elle a pu développer des activités génératrices de revenus. « Les moyens que j’ai reçus m’ont permis de lancer une activité économique. Aujourd’hui, notre vie a changé. Nous mangeons correctement, nous sommes bien habillés et mes enfants poursuivent leur scolarité. Je souhaite que ce projet continue à soutenir d’autres familles vulnérables dans tout le pays », explique-t-elle.

Une forte mobilisation populaire a marqué la célébration de la Journée Hinduringendo à Makamba.

 

Des questions-réponses pour apprendre en s’amusant

La célébration proprement dite se déroula dans une ambiance conviviale grâce à un grand jeu interactif consacré aux droits de l’enfant. Des questions ont été posées au public sur différents thèmes liés à la santé, à l’alimentation, à l’éducation, à la protection contre toutes les formes de violence et aux droits fondamentaux des enfants. Les femmes et les enfants ont été les plus nombreux à participer à cette animation pédagogique.

Chaque bonne réponse était récompensée par un cadeau. Les gagnants sont repartis avec des seaux, des bassines, des cahiers, des stylos, des savons voire une poste de radio. Au-delà des récompenses, cette activité avait surtout pour objectif de renforcer les connaissances des communautés sur les droits de l’enfant et d’encourager chacun à devenir un acteur du changement.

Au-delà de la célébration, un geste de cœur pour les enfants vulnérables

En marge de la célébration de la Journée Hinduringendo lié à la Journée Internationale de l’Enfant Africain, le projet Merankabandi II et le consortium ont posé un geste de solidarité en remettant des vivres aux autorités provinciales. Ces produits étaient composés d’une tonne de maïs, de 200 kilos de haricots et de 700 kilos de farine de bouillie. A cela s’est ajouté 30 cartons de savons et 32 bassines. Ce lot est destiné aux enfants vulnérables incarcérés dans différentes prisons et à ceux hébergés dans les orphelinats de Kiremba Sud et de la maison Iratabara de Rutana.

Le chef de cabinet du gouverneur de Burunga a salué cette initiative. « Nous savons tout ce que le projet Merankabandi apporte à notre province. Aujourd’hui encore, il a contribué à la célébration de cette journée internationale en offrant une aide importante destinée aux enfants les plus vulnérables. Ce geste vient s’ajouter aux nombreuses actions positives que Merankabandi réalise déjà dans notre province », a-t-il déclaré.

La Santé, l’éducation, l’alimentation équilibrée, la protection contre toutes les formes de violence et le droit au jeu sont autant de droits qui doivent être garantis à chaque enfant afin de bâtir une société plus juste et plus prospère.

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