Société

Commune Mutimbuzi : Les habitants de la colline Gasenyi dénoncent une expropriation illégale

Depuis 2009, les propriétaires des parcelles se trouvant sur la colline Gasenyi, zone Rubirizi, commune Mutimbuzi de la province de Bujumbura estimées à 160 ha sont dans une désolation innommable. Les administratifs les ont empêchés d’y exercer des activités génératrices de revenus sans leur donner des indemnités comme la loi le prévoit. Ils disent qu’il s’agit d’une expropriation illégale et forcée. Le chef de l’Etat les tranquillise qu’une commission a été mise en place pour statuer sur ce cas en collaboration avec le ministère ayant les affaires foncières dans ses attributions 

Selon Emmanuel Niyongabo, président de la commission qui a été mise en place par les habitants expropriés de la colline Gasenyi en commune Mutimbuzi de la province de Bujumbura, l’Etat tarde à leur accorder des indemnités alors que, depuis 2009, ils n’ont pas le droit de construire des maisons dans leurs parcelles. Ils n’y exercent aucune activité génératrice de revenus. «Nous habitons dans des maisonnettes en tentes», s’inquiète-t-il.  Selon toujours lui, il était prévu qu’on y construise les infrastructures de l’Assemblée nationale, du Sénat et du palais présidentiel.  Néanmoins, avec la délocalisation de la capitale politique à Gitega, Niyongabo indique qu’on a décidé que les infrastructures qui vont abriter les deux chambres du Parlement seront érigées au chef- lieu de la ville de Gitega et que même les propriétaires des parcelles ont été indemnisés.

Les propriétaires des parcelles se trouvant sur la colline Gasenyi, zone Rubirizi, commune Mutimbuzi de la province de Bujumbura estimées à 160 ha dénoncent une expropriation illégale.

N’est-ce pas un subterfuge monté pour spolier leurs parcelles ?

Seulement, le palais présidentiel a été construit sur la colline Gasenyi et a occupé une superficie estimée à 40 ha. Niyongabo fait remarquer que les propriétaires de ces 40 ha ont été tous indemnisés.  Selon lui, le fait qu’il y a plus de 10 ans que l’Etat n’a pas encore indemnisé les propriétaires des 160 ha du quartier Gasenyi constitue une injustice. « Nous pensons qu’il s’agit d’un groupe de gens qui abusent de leur pouvoir pour spolier nos parcelles», poursuit Niyongabo.

Quand seront-ils indemnisés ?

Selon Diane Nsabimana, une des habitants de la colline Gasenyi, les gens veulent savoir quand ils seront indemnisés, car ils vivent dans de mauvaises conditions. Et l’administration reste bouche bée. Il ne dit aucun mot pour les tranquilliser.

Gode Nikwigize, un autre habitant de cette colline abonde dans le même sens. Selon lui, il n’est pas juste de les empêcher d’exploiter leurs parcelles, car ils n’ont pas été indemnisés. «Nos maisons ont été détruites. Nous n’avons pas le droit de les réhabiliter. Si tu tentes de le faire, tu es verbalisé par la police.  Nous sommes exposés au froid et à la chaleur.  Les latrines ont été aussi détruites. Nous nous soulageons dans la nature. Nous craignons d’être attaqués par les maladies des mains sales», déplore Nikwigize. Selon lui, les habitants de la colline Gasenyi sont comme des prisonniers. Et Nikwigize de s’inquiéter du fait que le site de Gasenyi n’a jamais été déclaré définitivement d’utilité publique comme le précise le décret du 23 juin 2016.

Dans une correspondance que ces habitants ont adressée au chef de l’Etat Evariste Ndayishimiye, ils lui ont demandé de les rétablir dans leurs droits. Et Ndayishimiye de laisser entendre qu’il a mis en place une commission pour statuer sur cette question en collaboration avec le ministère ayant les affaires foncières dans ses attributions.

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A propos de l'auteur

Jean Marie Vianney Niyongabo.

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