Editorial

Le désenchantement des détenteurs des moyens de locomotion

véhicules

Mélance Maniragaba, rédacteur en chef

Après la délibération du conseil municipal dans sa séance du 11 octobre 2016, il a été décidé que le stationnement sur les voies publiques en mairie de Bujumbura est payant pour les véhicules assurant le transport rémunéré ou non rémunéré dès le 1er novembre 2016. Le paiement de ce stationnement varie entre 2.000 FBu et 100.000 FBu selon le moyen de locomotion, c’est-à-dire du vélo au camion remorque transport local. Payer donc ces frais de stationnement n’est pas un problème, mais plutôt les payer sous quel prétexte ? Ainsi nous sommes au courant du fait que les détenteurs des moyens de transport sont soumis à pas mal d’obligations notamment le paiement des droits de douane, de la taxe de consommation sur véhicule, de la taxe anti-pollution pour les véhicules usagés de plus de 10 ans, la plaque et la carte d’immatriculation, l’impôt sur véhicule. Il se pourrait même qu’il y a une taxe de la mairie que ces moyens de transport doivent honorer mensuellement. Cependant le paiement des impôts et taxes par les propriétaires de ces moyens de transport s’avère une nécessité car aucun pays ne peut se développer sans impôts et taxes. Il faut donc que le secteur du transport rejoigne d’autres secteurs dans le développement du pays. Il en est de même du paiement de la taxe de la mairie. Cette dernière a besoin de l’argent pour honorer ses engagements. Qu’en est ­il des frais de stationnement ? Viennent-ils s’ajouter aux impôts et taxes ? Qui les collectera ? Pour quel motif ? Attendons et voyons peut-être qu’on le saura après la mise en application de la réglementation et qu’un fonds consistant verra le jour surtout qu’à peu près 6 mille véhicules éparpillés dans la mairie de Bujumbura se retrouvent dans l’obligation de payer ces frais. Seulement il serait plus honnête que ces frais soient collectés en parallèle avec la mise sur pied d’un projet de développement auquel ils seraient affectés. Comme cela les payeurs de ces frais seraient en droit de demander si ceux-ci sont arrivés à destination ou pas.

A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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