Gouvernance

Burundi: Halte à la corruption

OBR affiche

« Pas de tolérance aux corrompus » ; tels sont les mots qu’on peut lire sur une affiche de l’Office Burundais des Recettes. Cela rentre dans le cadre d’une campagne de sensibilisation organisée par l’OBR à l’endroit des représentants des contribuables réunis au sein de la CFCIB.

Selon Cyprien Ntibahanuza, directeur des petits et micro contribuables et des recettes non fiscales à l’OBR qui a représenté le commissaire des taxes internes et des recettes non fiscales dans cet atelier, l’OBR a mis en place un document de stratégie de lutte contre la corruption pour montrer son engagement dans la lutte contre la corruption. D’où il a organisé une séance de sensibilisation participative au sein de l’OBR, mais aussi et surtout avec les partenaires que sont les opérateurs économiques. Il souligne que la stratégie en question est liée à la sensibilisation, à l’éducation, mais aussi aux sanctions.

Par ailleurs, il précise que cette stratégie a été le résultat d’une approche participative. Ce document comporte plusieurs axes stratégiques, à savoir : le renforcement du contrôle des procédures au sein de l’institution, la promotion de la transparence, la prévention basée sur l’éducation des contribuables, le développement d’un partenariat dynamique avec le monde extérieur c’est–à-dire une communication avec les partenaires, les contribuables et surtout s’assurer que le personnel de l’OBR travaille dans de bonnes conditions afin d’éviter toute tentation.

Soigner d’abord l’image de l’OBR

Bien qu’ils apprécient l’initiative de sensibiliser les contribuables contre la corruption, les contribuables présents à cette séance trouvent que le mieux serait que les agents de l’OBR rendent d’abord un bon service pour ensuite laisser de se considérer comme une autorité supérieure là où ils sont afin de ne pas faire peur aux contribuables. «  C’est vraiment regrettable de voir que certains agents de l’OBR demandent des pots-de-vin en échange des services qu’ils rendent aux contribuables. Certains vont même jusqu’à faire perdre le temps aux opérateurs économiques pour qu’ils leur donnent quelque chose. Or le temps est précieux dans les affaires. Et des fois nous n’avons pas le choix. Au lieu de perdre mon temps, je préfère donner quelque chose pour faire avancer le dossier », déplore un des contribuables. Pour lui, le mieux serait que les autorités de l’OBR pensent d’abord à soigner l’image de cette institution en interdisant toute forme de corruption. Si chaque agent de l’OBR refuse toute corruption, petit à petit même les contribuables vont se conformer car ils sauront qu’il n’y a personne pour recevoir leurs pots- de- vin.

A propos de l'auteur

Bella-Sonia Ndamiye.

Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur.
La rédaction se réserve le droit de ne pas publier les commentaires enfreignant ces règles et les règles de bonne conduite.

éditorial

Vacances d’été : plus qu’une simple période de retrouvailles familiales

Vacances d’été : plus qu’une simple période de retrouvailles familiales

Chaque année, les mois de juin, juillet et août constituent une période stratégique pour le pays. Les vacances d’été favorisent le retour des Burundais de la diaspora et l’arrivée des touristes, d’hommes d’affaires et de visiteurs. Cette affluence représente un potentiel économique que le pays gagnerait à mieux exploiter. Durant cette période, les hôtels, restaurants, maisons d’hôtes, transporteurs, agences de voyage, artisans et commerçants enregistrent une hausse de leurs activités. Les dépenses des visiteurs génèrent des revenus et soutiennent la création des emplois dans plusieurs secteurs.

    Abonnez-vous à notre bulletin

    Journal n° 722

    Dossiers Pédagogiques

    Facebook

éditorial

Vacances d’été : plus qu’une simple période de retrouvailles familiales

Vacances d’été : plus qu’une simple période de retrouvailles familiales

Chaque année, les mois de juin, juillet et août constituent une période stratégique pour le pays. Les vacances d’été favorisent le retour des Burundais de la diaspora et l’arrivée des touristes, d’hommes d’affaires et de visiteurs. Cette affluence représente un potentiel économique que le pays gagnerait à mieux exploiter. Durant cette période, les hôtels, restaurants, maisons d’hôtes, transporteurs, agences de voyage, artisans et commerçants enregistrent une hausse de leurs activités. Les dépenses des visiteurs génèrent des revenus et soutiennent la création des emplois dans plusieurs secteurs.
  • Journal n° 722

  • Dossiers Pédagogiques