Au marché central de Gitega, les consommateurs alertent du fait que les prix des denrées alimentaires restent élevés. Les plus touchés sont les citadins qui ne comptent que sur leurs salaires. Ils demandent au gouvernement de prendre des mesures qui valorisent la monnaie locale.
Les prix des produits de première nécessité restent élevés au marché central de la ville de Gitega. Cela ressort de la descente y effectuée par un reporter du journal Burundi Eco mardi le 13 janvier 2026.
Un kg de riz simple s’achète à 7000 FBu, celui du haricot de type kinure 3000 FBu et celui de grains de maïs 2200 FBu. Un kg de pomme de terre s’achète à 1500 FBu. Un litre et demi (Kinju) de l’huile de palme s ’achète à 13000 FBu et celui de l’huile de coton à 18000 FBu.
Un kg d’oignons blancs s achète à 3000 FBu lorsque celui d’oignons rouges s’achète à 4500 FBu.
Les consommateurs contactés déplorent le fait que les prix des denrées alimentaires restent élevés. Actuellement, les prix ne diminuent pas même pendant la période de récolte.
Jacqueline Nibaruta, enseignante rencontrée au marché de Gitega précise que la cherté des prix des produits de première nécessité constitue un danger pour les ménages. Le coût de la vie va crescendo.
Le citadin plus exposé
Le pire s’observe chez les citadins, car ils mangent ce qu’ils achètent au marché, poursuit-elle. Selon elle, auparavant il s’observait une chute des prix des denrées alimentaires pendant la récolte. Pour le moment, ce n’est plus le cas.
Claude Ciza, fonctionnaire dans la ville de Gitega n’y va pas par quatre chemins. Les prix des produits de première nécessité sont élevés compte tenu des revenus des ménages.
Le salaire pour un licencié est estimé à 400 000 FBu alors que le coût de la vie journalier est estimé à 30 000 FBu, soit 900 000 FBu. A ce montant s’ajoutent le loyer, le minerval pour les enfants, les frais de deplacement, les frais réservés au social, aux soins de santé, etc.
Ces consommateurs ne voient pas à quel saint se vouer. Ils demandent au gouvernement de rehausser le niveau de vie de ses fonctionnaires pour leur permettre de vaquer bien à leurs activités quotidiennes et de contribuer à l’atteinte d’un pays émergent en 2040 et développé en 2060.
Que disent les commerçants ?
Ils estiment que la cherté des produits de première nécessité est liée à la forte inflation qui s’observe dans le pays. « Nous nous approvisionnons à un prix élevé et le coût élevé du transport empirent la situation », expliquent-ils. Pour ne pas travailler à perte, ils précisent qu’ils sont obligés de revoir à la hausse les prix.
L’ABUCO demande des mesures complémentaires
Pierre Nduwayo, président de l’Association Burundaise des Consommateurs (ABUCO) indique que l’appel qui ne cesse pas d’être lancé par le gouvernement de booster la production ne suffit pas pour réduire les prix des produits de première nécessité.
Selon lui, il est important et urgent de prendre des mesures qui valorisent la monnaie locale. Pour atteindre cet objectif, le développement de la coopération et de la transformation agroalimentaire est une nécessité. Cela va contribuer à la maîtrise de la rareté des devises qui est devenue catastrophique et dont les conséquences sont nevralgiques.
Notons que selon l’INSBU, l’inflation en moyenne annuelle du mois de novembre 2025 s’élève à +36,1% contre +36,8% au mois d’octobre 2025. L’inflation annuelle de +36,1% est due aux prix des produits alimentaires qui enregistrent une hausse de 35,7%.





Merci pour cet article éclairant sur la vie chère. Les fonctionnaires ont besoin de mesures urgentes.