Editorial

L’accès à l’énergie laisse à désirer au Burundi

Selon les statistiques fournies par le ministère en charge de l’énergie, le taux d’accès à l’énergie est estimé à 20%.

Jean Marie Vianney Niyongabo, Journaliste.

Ce taux est quatre fois inférieur à la moyenne de 51% de l’Afrique Subsaharienne.  Sur ce, on observe des variations importantes en ce qui concerne l’accès à l’électricité avec un taux d’accès allant jusqu’à 60% dans la ville de Bujumbura et seulement à 2% dans les provinces rurales.

La quantité d’énergie disponible est estimée à 200 MW sur autour de 1700 MW nécessaires pour faciliter le développement de grands projets tels que la construction du chemin de fer, l’exploitation du nickel, etc.

Le pire est que même l’énergie disponible n’est pas consommée, car le réseau électrique installé est dans un état de vétusté inouï.

A cela s’ajoute le manque de lignes de transport électrique suffisantes. Le budget nécessaire pour booster le niveau d’accès à l’énergie est estimé à 4,7 milliards de dollars.

Si le Burundi souhaite alors accélérer son développement, la mobilisation de cette somme est alors urgente.

La raison est que sans énergie suffisante, le développement n’est pas possible. Déjà les industriels se lamentent du fait qu’ils ont du mal à trouver de l’énergie suffisante pour faire tourner leurs sociétés.

Certains opérateurs économiques font recours aux groupes électrogènes (générateurs) qui utilisent le carburant pour faire fonctionner leurs usines. Pourtant, se procurer ce produit au prix officiel dans le pays est un casse-tête. Dans la campagne, seuls 2% de la population ont accès à l’énergie.

Dans ce contexte, les secteurs tels que l’éducation, la santé, la transformation agroalimentaire, etc. sont affectés malgré les efforts fournis par le gouvernement et ses partenaires au développement tels que la Banque Mondiale à travers le projet Soleil Nyakiriza.

Beaucoup d’écoles et de structures sanitaires ne sont pas encore connectées à l’énergie. Les jeunes qui devraient développer leurs talents en initiant des activités génératrices de revenus qui nécessitent de l’énergie restent les bras croisés.

Tout cela montre que des efforts non négligeables restent à fournir dans le secteur de l’énergie pour gagner le pari.

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A propos de l'auteur

Jean Marie Vianney Niyongabo.

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