Editorial

Le niveau d’inflation toujours en hausse inquiète

Le niveau d’inflation reste élevé au Burundi. Selon l’INSBU, l’inflation en moyenne annuelle de février 2026 s’élève à 29 % contre 31,6% en janvier 2026.

Cette inflation de 29% est due aux prix des produits alimentaires qui enregistrent une hausse de 27%.

Jean Marie Vianney Niyongabo, Journaliste.

Les pains et les céréales enregistrent une hausse de 30,3%. Le riz est en hausse de 43,4%, le maïs en hausse de 5,2% et les pains ainsi que les produits de la pâtisserie en hausse de 35,3%. Les légumes enregistrent une hausse de 17%.  Les poissons et fruits de mer enregistrent une hausse de 26,7%. Les viandes enregistrent une hausse de 50,1%.  Les viandes de bœuf sont en hausse de 50,4%. Les fruits enregistrent une hausse de 35,6%.

Les produits non alimentaires qui ont contribué à la hausse de cette inflation sont essentiellement le logement, l’eau, le gaz, l’électricité, etc.

La situation se présente ainsi au moment où la BRB disait ces derniers jours que le niveau d’inflation pourrait chuter pour arriver jusqu’ à 11,3% au premier trimestre 2026.

Cette situation déplaît alors aux Burundais, car cela montre que le pouvoir d’achat de la population se détériore de plus en plus.

C’est un signe éloquent qui montre que notre monnaie locale est en train de perdre de la valeur par rapport aux pays de la sous-région tel que le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie et l’Ouganda, car aucun de ces pays ne dispose d’un niveau d’inflation qui dépasse 8%.

Et de savoir que c’est dommage car, suite à cela, les conditions de vie de la population deviennent de plus en plus fragiles. Tu te présentes au marché avec beaucoup d’argent. Mais, la quantité des produits achetés est minime.

C’est pourquoi les experts en économie et les organisations de la société civile ne cessent d’alerter sur cette situation et demandent au gouvernement du Burundi de prendre toutes les mesures possibles pour inverser la tendance.

Pour le moment, le Burundi a dépassé largement le seuil du niveau d’inflation estimé à 8% dans les pays de la Communauté Est Africaine dont il est membre. Si on est à 29% au mois de février de cette année, cela sous-entend que la situation est catastrophique.

C’est l’expression de la cherté de la vie qui pousse certains à quitter le pays pour chercher là où l’herbe est encore verte.

Donc, la monnaie locale devrait donc être revalorisée pour pouvoir atteindre la vision d’un pays émergent en 2040 et développé en 2060.

Certains efforts sont en train d’être fournis par le gouvernement pour inverser la tendance, entre autres l’exploitation et la commercialisation des minerais. Pourtant, il s’observe qu’il y a encore du pain sur la planche pour gagner le pari.

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Jean Marie Vianney Niyongabo.

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  • Journal n° 722

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