Le paludisme frappe encore au Burundi. 138 069 nouveaux cas de paludisme ont été notifiés à la 10ème semaine de l’année 2019. Comparé à la même semaine de l’année 2018, on note une augmentation de 30 134 cas, soit 28%. Le total cumulé des cas de paludisme de la 1ère à la 10ème semaine de 2019 est de 1 419 881 cas contre 1 043 589 cas à la même période de 2018, soit une augmentation de 36%
Beaucoup de nouveaux cas de paludisme s’observent dans différents districts sanitaires du pays depuis le mois de mars 2019, indique Jeanne d’Arc Ntiranyibagira, directrice du Programme National Intégré de Lutte contre le Paludisme mercredi le 23 juillet 2019. Le bulletin épidémiologique du Burundi fait savoir que 138 069 nouveaux cas de paludisme ont été notifiés à la 10ème semaine de l’année 2019. Comparé à la même semaine de l’année 2018, on note une augmentation de 30 134 cas, soit 28%.
545 décès liés au paludisme dans les premières 10 semaines de l’année 2019
Les provinces les plus touchées sont celles du Nord et de l’Est du pays. Par rapport à la 9ème semaine de l’année en cours, le même bulletin note une diminution de 10 372 cas, soit 7%. Le total cumulé de la 1ère à la 10ème semaine est de 1 419 881 cas contre 1 043 589 cas à la même période en 2018. Il y a eu une augmentation de 376 292 cas de paludisme, soit 36%. A la même période, 42 décès ont été enregistrés contre 44 décès à la 10ème semaine de 2018, ramenant le nombre total de décès notifiés de la 1ère à la 10ème semaine à 545 contre 462 à la même période en 2018.
L’ampleur des cas dépasse le seuil épidémique dans 13 districts
Au niveau périphérique, l’ampleur des cas de paludisme dépasse le seuil épidémique dans 13 districts sanitaires, fait remarquer le bulletin épidémiologique du Burundi. Ce sont les districts sanitaires de Bubanza, Bugarama, Bujumbura Nord, Cankuzo, Gihofi, Kabezi, Kinyinya, Kiremba, Mabayi, Makamba, Mukenke et Murore. Elle dépasse le seuil d’alerte pour 21 districts sanitaires. Ce sont ceux de Bujumbura Centre, Busoni, Butezi, Buye, Cibitoke, Gashoho, Gitega, Isale, Kibuye, Kiganda, Kirundo, Musema, Mutaho, Muyinga, Ngozi, Nyabikere, NyanzaLac, Rumonge, Ruyigi, Rwibaga et Vumbi.

Selon toujours le bulletin épidémiologique du Burundi ,34 districts sanitaires sur 46 présentent une situation anormale, soit 74%. A l’exception de Mukenke, tous les districts sanitaires ayant dépassé le seuil épidémique ont une frontière commune avec un pays limitrophe du Burundi (Rwanda au Nord, Tanzanie à l’Est et RDC à l’Ouest). Comparativement à la semaine précédente, on note une tendance à la baisse (17 à 13) du nombre de districts sanitaires ayant dépassé le seuil épidémique et une tendance à la hausse (19 à 21) du nombre de districts sanitaires en situation d’alerte.
Les cas de paludisme s’intensifient pendant la saison des pluies
Selon Ntiranyibagira, l’augmentation des cas de paludisme s’observe souvent pendant la saison des pluies à partir du mois de mars jusqu’au mois de mai et du mois de septembre au mois de décembre. Pendant ces périodes, l’agent causal du paludisme se développe facilement puisqu’il y a beaucoup d’herbes et des eaux de pluie qui stagnent tout autour des lieux de résidence.
L’engagement de tous, une nécessité
Ntiranyibagira demande l’engagement de tout un chacun pour combattre ce fléau. Elle fait remarquer La collaboration transfrontalière s’impose également. Elle indique que le programme est déjà à l’œuvre dans l’éradication de cette maladie. Le programme fait la pulvérisation intra domiciliaire et la distribution de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action. De plus, dans son plan de riposte, le programme se rassure si réellement les médicamentent sont disponibles et si les équipements sont en suffisances pour diagnostiquer la maladie. Et de tranquilliser que ces éléments sont disponibles. En 2017, plus de 6.5 millions de moustiquaires imprégnées ont été distribuées. Cette noble initiative se réalise tous les 3 ans. De surcroît, les prestataires de soins rencontrent les malades chez eux pour éviter qu’il y ait des gens qui trépassent parce qu’ils habitent loin de l’institution sanitaire.
Le délégué du Représentant de l’OMS au Burundi, Dr Jérôme Ndaruhutse fait savoir que le paludisme est un fléau mondial. En 2016, deux cent seize millions de cas ont été dépistés positifs dans le monde avec 445 mille décès mais, de par ces chiffres, la part de l’Afrique est disproportionnée avec 90% des cas dépistés et 91% de décès. Selon lui, les enfants de moins de 5 ans sont les plus vulnérables, un enfant de cette tranche d’âge meurt toutes les 2 minutes, précise Dr Ndaruhutse. Selon notre source à la RTNB, le secrétaire permanent au ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida Jean Baptiste Nzorironkankuze a indiqué que le paludisme est la première cause de mortalité au Burundi.




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