Editorial

Les boissons alcoolisées en train de tuer la population à petit feu

La consommation de certaines boissons alcoolisées est entrain de semer la panique dans la plupart des ménages dans tout le pays.  Dans les quartiers, dans les centres urbains et au niveau des collines, on rencontre des gens d’une tranche d’âge diversifiée entrain de siroter ces boissons.

Jean Marie Vianney Niyongabo, Journaliste.

Les amateurs de ces boissons expliquent que la raison de cette situation est qu’elles ne sont pas chères comme les boissons de la Brarudi.

De plus, elles permettent à leurs consommateurs d’étancher leur soif rapidement à un coût abordable. Pourtant, les conséquences sont néfastes. Il a été constaté que les consommateurs de ces boissons sont souvent dans un état d’ébriété inouï.  Nous les voyons toujours dans les quartiers dans un état d’ivresse critique.

Certains perdent même connaissance jusqu’ à ce qu’ils provoquent des dégâts dans les ménages tels que les VBGs, le banditisme et les bagarres. Ils sont même à l’origine des accidents routiers.  Le pire est qu’il y a même des cas de décès déjà signalés suite à la consommation de ces boissons. Et d’ajouter que ceux qui en prennent deviennent inactifs et inefficaces.

Les parents et les élus du peuple alertent sur cette situation. Ils demandent de prendre des mesures strictes pour contrôler ou même empêcher l’entrée et la fabrication de ces boissons. Dans une plénière ces derniers jours, les élus du peuple accusent le Bureau Burundais de Contrôle des Normes de Qualité BBN de ne rien faire pour contrôler l’entrée et la fabrication de ces boissons. Ils promettent même de prendre des sanctions contre le personnel du BBN si rien n’est fait dans l’immédiat pour inverser la tendance.

Cette situation s’observe au moment où des mesures ne cessent d’être prises pour lutter contre la consommation de ces boissons.  Ces derniers jours, le BBN a suspendu la vente de certaines boissons à haut degré d’alcool, telles que Sapor Wine, Hana Wine, Tagata, Anavino, etc., en raison de leurs effets néfastes sur la santé humaine. Dès lors, de nombreux commerçants (grossistes, semi-grossistes et détaillants) ont même subi des pertes suite à cette mesure, car ils disposaient encore de stocks de ces boissons désormais interdites.

Il y a même la loi N° 1/03 du 4 janvier 2011 portant sur le Système National de Normalisation, Métrologie, Assurance de la Qualité et Essais qui prévoit plusieurs sanctions, notamment la suspension des certificats pour les entreprises déjà certifiées, le retrait et la destruction des marchandises non conformes ou non certifiées ainsi qu’une amende pouvant atteindre le triple de la valeur des marchandises saisies. Pourtant, ces boissons s’observent et sont consommées à tire larigot par la population au vu et au su des administratifs.

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Jean Marie Vianney Niyongabo.

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