Les sociétés de gardiennage sont appelées à verser régulièrement les cotisations sociales de leurs agents à l’INSS. Il leur est aussi demandé de les faire soigner, de leur accorder des contrats de travail et de produire des rapports d’activités à transmettre au ministère de tutelle. Porter des tenues régulières, disposer de sièges sociaux et de maisons d’assurance sociale sont aussi une nécessité
Le ministère de la Sécurité Publique et de la Gestion des Catastrophes a organisé une réunion à l’intension des représentants des sociétés de gardiennage mercredi le 19/12/2018. A cette occasion, CP Ménédore Ntirampeba, directrice générale de la planification et des études stratégiques au ministère de la Sécurité Publique et de la Gestion de Catastrophes a indiqué que toutes les sociétés de gardiennage fonctionnelles au Burundi doivent travailler conformément à la loi.

Ménédore Ntirampeba, directrice générale de la planification et des études stratégiques au ministère de la Sécurité Publique et de la Gestion de Catastrophes : «Toutes les sociétés de gardiennage fonctionnelles au Burundi doivent travailler conformément à la loi»
Huit points à remplir
Selon Ntirampeba, les employés doivent avoir des contrats de travail et des tenues régulières. Ils doivent bénéficier de soins de santé. De plus, toutes les sociétés de gardiennage doivent disposer de sièges sociaux, de maisons d’assurance sociale et de plans d’implantation. Elles sont aussi sommées de produire des rapports d’activités à transmettre au ministère de tutelle. Les cotisations sociales de leurs employés doivent aussi être versées régulièrement à l’INSS. Selon toujours Ntirampeba, les agents de certaines sociétés de gardiennage portent encore des effets policiers ou militaires. Il les a informés que désormais celui qui sera attrapé avec des effets militaires ou policiers sera traduit devant la justice. C’est dans l’objectif de pouvoir distinguer les agents des sociétés de gardiennage des forces de l’ordre.
Selon OPC1 Paul Mirerekano, directeur du suivi et contrôle des sociétés de gardiennage au ministère de la Sécurité Publique et de la Gestion des Catastrophes, les sociétés de gardiennage qui s’arrogent le droit de porter les effets militaires ou policiers sont entre autres PSG, Vigiles Burundais, Assec, Safeguard, Ulinzi Kazi, CECECO et SBG.
Une entorse chez Torres VB
Ntirampeba a demandé aux représentants des sociétés de gardiennage d’entretenir de bonnes relations avec leurs agents. L’organisation des réunions entre les employeurs et leurs agents est une nécessité pour écouter leurs doléances et trouver des solutions à leurs problèmes, a précisé Ntirampeba. Elle s’énerve contre Torres V.B qui a remplacé plus de 200 agents du fait qu’ils avaient à réclamer. Et de demander à cette société de s’asseoir avec le Comité National de Dialogue Social (CNDS) pour trouver une solution adéquate au contentieux qui les oppose. De plus, elle lui a demandé de ne pas les maltraiter alors que ce sont ses propres agents. Selon elle, les renvoyer chez eux n’est pas une solution, car même ceux qui les ont remplacés vont réclamer leurs droits une fois ceux-ci bafoués.
Torres VB réfute les accusations
Etienne Niyonkuru, project manager de Torres VB a indiqué dans cette réunion qu’on les a remplacés parce qu’ils ont refusé de travailler. «Ils sont partis de leur propre gré. Torres V.B n’y est pour rien», dit-il.
Selon un autre cadre de la police Nationale du Burundi présent à cette réunion, les agents des societés de gardiennage commencent à mettre en place des syndicats pour avoir un cadre d’expression. Cela montre qu’ils ne sont pas écoutés dans leurs sociétés de gardiennage respectives. Malheureusement, les responsables de ces sociétés ne veulent pas coopérer avec eux. L’exemple qu’il a mis au podium est le Syndicat des Vigiles Burundais (SYVBU). Pour lui, c’est un défi majeur. En principe, ils devraient les écouter pour trouver des solutions.
«Ce sont des syndicats agitateurs»
Emmanuel Ntwarorusangi, directeur des ressources humaines chez les Vigiles Burundais a fait savoir que certes on entend parler du syndicat des VB, mais que c’est un syndicat de mauvaise foi. Ses leaders sont des agitateurs. En principe, ils devraient contribuer à l’augmentation du rendement de la société, ajoute-t-il. Nonobstant, il leur demande de présenter ses statuts à cette société afin qu’il soit enregistré.
Une autre réunion à l’ endroit des sociétés de gardiennage est prévue au mois de février 2019. Le ministère de tutelle a demandé aux patrons de ces sociétés de ne pas se faire représenter.




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