La présence des élèves à besoins spécifiques dans le milieu scolaire, souvent appelés élèves à besoins éducatifs particuliers et celle des élèves en situation de grande vulnérabilité, entre autres les élèves Batwa et les élèves albinos est aujourd’hui une réalité. Les chiffres de l’année scolaire 2024-2025 en témoignent. Cette évolution constitue un signe encourageant pour ces enfants qui font face à de multiples formes de discrimination et d’exclusion sociale et qui, trop souvent, n’ont pas la possibilité d’accéder à l’école.

Avec l’année scolaire 2024-2025, le nombre total d’élèves vivant avec un handicap s’élève à 10 396, dont 5 441 filles.
A la veille de la rentrée scolaire 2026-2027, un regard particulier est porté sur les enfants à besoins spécifiques et ceux en situation de grande vulnérabilité, souvent stigmatisés et sur leurs parents afin de leur rappeler que leur situation n’est pas une fatalité. La fréquentation de l’école est un droit et une possibilité pour tous les enfants, au même titre que les autres.
Selon le rapport sur les élèves à besoins spécifiques, édition 2024-2025, à l’échelle nationale, le nombre total d’élèves vivant avec un handicap s’élève à 10 396, dont 5 441 filles. Le rapport indique que les filles représentent plus de la moitié de l’effectif total. Toutefois, leur proportion varie selon les Directions provinciales de l’Enseignement (DPE) et les niveaux d’enseignement.
Le rapport indique également que le secteur fondamental concentre la grande majorité des élèves vivant avec un handicap avec 9 033 élèves, dont 4 471 filles.
D’après le même rapport, le préscolaire compte 377 élèves, parmi lesquels 180 filles. Ce qui témoigne d’une présence relativement importante des filles à ce niveau.
Des effectifs faibles dans le post-fondamental technique
Le rapport sur les élèves à besoins spécifiques, édition 2024-2025, révèle que les effectifs vivant avec un handicap sont nettement plus faibles dans les filières du post-fondamental technique, avec 235 élèves, et du post-fondamental général et pédagogique, avec 751 élèves. Cette situation traduit une faible intégration des élèves vivant avec un handicap dans les filières de formation professionnelle et au-delà du cycle fondamental.
Les DPE de Karuzi (1 886 élèves) et de Makamba (929 élèves) enregistrent les effectifs les plus élevés d’élèves vivant avec un handicap.
Les DPE de Bubanza (886 élèves) et de la Mairie de Bujumbura (844 élèves) présentent également des effectifs importants.
Par contre, les DPE de Bururi (112 élèves), de Mwaro (191 élèves) et de Kayanza (225 élèves) affichent les effectifs les plus faibles.
Les filles moins représentées dans certains niveaux
Le rapport relève que les filles sont relativement bien représentées dans le post-fondamental général et pédagogique. Toutefois, leur proportion tend à diminuer dans certains secteurs, notamment au post-fondamental technique (PFT) et au préscolaire.
Pour ce rapport, cette tendance pourrait s’expliquer par l’existence des contraintes spécifiques qui entravent la poursuite de la scolarité des filles vivant avec un handicap, notamment les barrières sociales, économiques et infrastructurelles.
Par ailleurs, la forte concentration des élèves vivant avec un handicap au niveau fondamental montre que ce secteur constitue le principal cadre de scolarisation inclusive.
Le rapport souligne ainsi la nécessité de renforcer l’orientation scolaire, l’accessibilité des infrastructures et l’accompagnement spécifique des élèves vivant avec un handicap en général et des filles en particulier afin de leur permettre de poursuivre leur parcours scolaire et de bénéficier des mêmes chances que les autres enfants.
Des situations de handicap diverses
Parmi les principaux types de handicap identifiés figurent l’infirmité motrice cérébrale (IMC) et la déficience mentale avec 82 élèves. Il s’agit de l’une des catégories les plus représentées avec une forte concentration dans certaines communes, notamment à Gisuru dans la DPE de Ruyigi.
Les élèves albinos recensés sont au nombre de 81. Leur présence relativement importante au niveau préscolaire pourrait témoigner d’une meilleure identification et d’une scolarisation plus précoce de ces enfants.
Les élèves vivant avec un handicap moteur sont au nombre de 61, répartis dans plusieurs DPE, généralement avec de faibles effectifs par commune.
Le rapport recense également 48 élèves dans la catégorie « autres handicaps », traduisant une diversité de situations qui ne sont pas précisément catégorisées.
Les sourds-muets et les muets sont respectivement au nombre de 32 et 18 élèves. Ces effectifs soulignent l’importance de renforcer les interventions précoces en matière de communication et de langage.
D’autres catégories sont moins représentées, notamment 26 élèves sourds, 21 malvoyants, 12 aveugles, 6 malentendants et 8 élèves albinos aveugles auxquels s’ajoutent d’autres catégories combinées.




Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur.
La rédaction se réserve le droit de ne pas publier les commentaires enfreignant ces règles et les règles de bonne conduite.