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Projet PRODECI-TURIKUMWE : Les réfugiés et la communauté hôte bénéficiaires jubilent

Les bénéficiaires du projet PRODECI-TURIKUMWE habitant les camps des réfugiés et les communautés hôte se réjouissent du fait que ce projet leur a permis d’améliorer leurs conditions de vie. Ils opèrent dans le secteur agropastoral, la cuniculture, le petit commerce, etc. 2 011 microentreprises ont été appuyées par le projet. 7 986 membres des coopératives et associations dont 4 440 femmes regroupés dans 134 coopératives et associations ont été appuyées par le projetIls demandent son extension pour qu’il n’y ait personne qui reste en arrière dans le développement

Léonard Mubengwa, réfugié habitant le camp de Bwagiriza II rencontré sur la colline Nombe ꓽ «L e projet Prodeci-Turikumwe m’a choisi pour être formé sur les bonnes pratiques agricoles en 2023».

    

Dans un entretien fait le 18 mars 2026 avec Léonard Mubengwa, réfugié habitant le camp de Bwagiriza II situé dans la commune Ruyigi de la province Buhumuza et père de 11 enfants rencontré sur la colline Nombe affirme que le projet Prodeci-Turikumwe lui a choisi pour être formé sur les bonnes pratiques agricoles en 2023.

En plus de ces formations, on lui a offert des semences et des fertilisants pour le permettre de se lancer dans le métier d’agriculteur. C’est à partir de ce moment qu’il a commencé à cultiver certaines cultures telles que le maïs, riz, le manioc, etc.  Mubengwa fait savoir qu’il a commencé à exercer ce métier sur une superficie d’un hectare.

Mubengwa se positionne bien dans le secteur agropastoral   

Pour le moment, il exploite 2 hectares. Il se réjouit du fait que le rendement est bon grâce aux connaissances et intrants de bonne qualité acquis à travers le projet Prodeci₋Turikumwe. «Je récolte des tonnes et des tonnes de maïs, de riz, de manioc, de bananes, etc. Ça dépend de ce que je cultive », indique Mubengwa.

Une partie de la récolte est conservée. L’autre est écoulée sur le marché. L’argent tiré de la récolte est mis sur son compte ouvert à la Banque de Credit de Bujumbura (BCB). Et petit à petit, il fait remarquer qu’il a même ouvert une boutique au camp de Bwagiriza II qui contient différents articles avec ses propres fonds.

Il s’est acheté des porcins pour pratiquer l’élevage et parvenir à se procurer facilement les fertilisants. Pour le moment, il a 4 porcins. De plus, il s’est acheté des poules pondeuses pour bénéficier des œufs afin de permettre à ses enfants de bien manger et ainsi que de combattre la malnutrition. Il dispose de 12 poules et d’une bicyclette.

Leonard Mubengwa fait remarquer qu’il a même ouvert une boutique au camp de Bwagiriza II qui contient différents articles avec ses propres fonds qu’il a bénéficiés grâce au projet PRODECI-TURIKUMWE

 

Mubengwa se réjouit alors du fait que les membres de sa famille estimés à 13 personnes mangent trois fois par jour. Ils se nourrissent des aliments qui contiennent tous les éléments nutritifs, car ils mangent des œufs, des légumes, de la viande, etc.

Ses enfants se portent bien. Ils n’ont pas de souci avec les matériels scolaires et l’accès aux soins de santé. Mubengwa remercie alors le gouvernement du Burundi et la Banque Mondiale qui ont initié le projet Prodeci₋Turikumwe.

Pour le moment, il précise que sa famille ne peut pas dormir ventre creux même si l’assistance alimentaire du HCR a été sensiblement réduite. Son épouse Nivyimana renchérit que Prodeci-Turikumwe a fait qu’elle collabore bien avec son mari. Dans ce sens, la gestion du trésor familial est bonne.

Nivyimana affirme également que la collaboration avec la communauté hôte est sans tâche.  Et d’ailleurs, elle laisse entendre que c’est cette communauté qui participe en premier lieu à la sécurisation de leurs champs.

Les réfugiés du camp de Kavumu excellent dans la cuniculture 

Ramazani Bucumbi, réfugié habitant le camp de Kavumu situé dans la commune Cankuzo de la province de Buhumuza remercie également le projet Prodeci-Turikumwe qui a offert à sa famille 3 lapins pour lui permettre de pratiquer l’élevage des lapins. Pour le moment, il dispose de plus de 60 lapins.

Ramazani Bucumbi, réfugié habitant le camp de Kavumu remercie le projet Prodeci-Turikumwe qui lui a permis de pratiquer l’élevage des lapins. Pour le moment, il dispose de plus de 60 lapins.

 

Grâce à l’argent tiré de cet élevage, il a acheté deux chèvres et deux poules pondeuses. Bucumbi affirme que l’élevage des lapins a amélioré les conditions de sa famille. S’il vend 3 ou 4 lapins, il parvient à encaisser plus de 100 000 FBu, une somme qui va lui permettre de faire soigner ses deux enfants qui souffrent des maladies chroniques.

Pour le moment, le rendement agricole est bon, car il utilise les fertilisants et l’urine issus de l’élevage des lapins. Il précise que ses enfants mangent de la viande chaque fois qu’ils le souhaitent, car les lapins en disposent en suffisance.

Le manque de marché d’écoulement, un défi majeur

Le seul défi qu’il évoque est le manque de marché d’écoulement pour ces lapins et l’urine qu’ils génèrent.  Du reste, il affirme que l’élevage des lapins est rentable. Il suffit de disposer de temps suffisant pour les nourrir et les soigner. Le lapin peut mettre bas 12 lapereaux d’un seul coup et cela 6 fois l’année.

Faida Jolie, mère de 6 enfants et réfugiée habitant le camp de Kavumu affirme également que l’élevage des lapins est rentable. Grâce au projet Prodeci-Turikumwe qui lui a offert 3 lapins au début, elle fait savoir qu’elle a pour le moment une soixantaine de lapins.  Sa famille se procure de la viande du lapin chaque fois qu’elle en a besoin. Grâce aux moyens financiers qu’elle tire de l’élevage des lapins, elle affirme que ses enfants mangent et s’habillent convenablement.

L’impact du projet Prodeci-Turikumwe remarquable au camp de Musasa  

Kibasa Mabasa, père de 9 enfants et réfugié habitant le camp de Musasa remercie également le projet PRODECI-TURIKUMWE du fait qu’il lui a permis de pratiquer l’élevage des porcins. Pour le moment, il dispose de 4 porcins.

Grâce à l’argent tiré de l’élevage des porcins, il pratique aussi l’élevage des chèvres. Kibasa est ravi du fait que les conditions de vie de sa famille se sont améliorées.  Pour le moment, il ne compte pas seulement sur l’assistance du HCR, car il a d’autres sources de revenus. Il peut même contracter une dette auprès de ses voisins, car il est pour le moment crédible.

C’est de même pour Jean Bosco Setsa, père de 2 enfants et réfugié habitant le camp de Musasa. Grâce au projet PRODECI-TURIKUMWE qui lui a offert un montant de plus de 4 millions de FBu, il s’est décidé à opérer dans le domaine du transfert d’argent et d’unités à travers Lumicash et Bancobu-enoti.

Il parvient à enregistrer un montant de plus de 200 000 FBu par mois à travers les commissions. Et cela lui permet d’améliorer les conditions de vie de sa famille sans attendre l’appui du HCR.

Prosper Rubibi, réfugié habitant également le camp de Musasa abonde dans le même sens. Avec un soutien financier de plus de 4 millions de FBu qu’il a bénéficié grâce au projet PRODECI-TURIKUMWE, il exerce le métier de transfert d’argent électronique et d’unités à travers Lumicash et Bancobu enoti. Pour le moment, Rubibi indique que sa famille trouve facilement de quoi manger sans attendre l’appui du HCR.

PRODECI-TURIKUMWE présent même au camp de Nyankanda

Kahindu Anazore, mère de 4 enfants et réfugiée habitant le camp de Nyankanda situé dans la commune Ruyigi remercie le projet Prodeci-Turikumwe du fait que c’est grâce à lui qu’elle a ouvert une boutique dans les enceintes de ce camp. Elle vend en grande partie des produits cosmétiques d’une valeur de 5 600 000 FBu. Elle indique qu’elle a commencé cette activité en 2024.

Kahindu Anazore, mère de 4 enfants et réfugiée habitant le camp de Nyankanda remercie le projet Prodeci-Turikumwe du fait que c’est grâce à lui qu’elle a ouvert une boutique dans les enceintes de ce camp.

 

Pour le moment, son business devient de plus en plus florissant. Avec l’argent tiré de ce business, elle a aussi investi dans l’aviculture. Pour le moment, elle a un poulailler qui abrite 36 poules pondeuses. J’ai aussi acheté deux porcins, ajoute-t-elle.

Elle indique que pour le moment, les conditions de vie de sa famille se sont améliorées. Ses enfants parviennent à trouver tout ce dont ils ont besoin, car le HCR ne leur donne pas tout. Son assistance demeure insuffisante. Ils mangent bien et vaquent à leurs activités scolaires sans problème.

Mme Ahishakiye enregistre des avancées significatives

C’est de même pour Mme Charlène Ahishakiye, habitant la colline Munyinya de la commune Ruyigi en province de Buhumuza. Avec l’appui du projet PRODECI-TURIKUMWE, elle a ouvert une boulangerie. On y fabrique du pain et des beignets.

Grâce à l’argent tiré de cette boulangerie, elle a acheté une terre cultivable pour un montant de 15 millions de FBu et une motocyclette pour 7 200 000 FBu.

Pour le moment, elle a une boutique garnie d’articles divers.  Elle affirme que sa famille se porte bien. Ses conditions de vie sont devenues bonnes grâce au projet PRODECI-TURIKUMWE.   Dans l’avenir, elle indique qu’elle souhaite acheter un véhicule de transport rémunéré.

 

Grâce à l’argent tiré de cette boulangerie créée grâce à l’appui du Prodeci-Turikumwe, Charlène Ahishakiye a acheté une terre cultivable pour un montant de 15 millions de FBu et une motocyclette pour 7 200 000 FBu.

 

Un gain de 11 millions de FBu après seulement une année

Jeannine Nijimbere, habitant la colline Kagurwe de la commune Muyinga dans la province Buhumuza n’est pas épargnée. Prodeci-Turikumwe lui a offert un soutien financier de plus de 5 millions de FBu. Avec ce budget, elle a ouvert une boutique à Gasorwe.

Après une année, elle avait enregistré un bénéfice de 11 millions de FBu.  Elle a immédiatement acheté une maison à Gasorwe pour un montant de 8 millions de FBu.   Elle a également acheté un terrain agricole pour un montant de 2 millions de FBu. Elle indique que son business devient de plus en plus florissant.

Elle compte étendre sa boutique dans l’avenir. Elle remercie le projet Prodeci-Turikumwe qui lui a permis d’atteindre ce stade. Pour le moment, sa famille se porte bien. Elle se nourrit bien avec des aliments riches en éléments nutritifs.

Coopérative Dukorere hamwe tubane mumahoro : 128 caprins enregistrés

Amissi Barumwete, président de la coopérative Dukorere hamwe tubane mumahoro rencontré sur la colline Gikwiye de la commune Muyinga remercie aussi le projet PRODECI-TURIKUMWE. Avec son appui, cette coopérative s’est lancée dans le secteur agropastoral. Elle a acheté en premier lieu 102 chèvres.

Après seulement une période de 10 mois, cette coopérative a 128 caprins. Barumwete indique que les membres de cette coopérative estimée à 34 dont 12 hommes et 22 femmes ont boosté le rendement agricole, car les fertilisants sont devenus disponibles. Et de préciser qu’ils comptent acheter des bovins dans l’avenir.

Les bénéficiaires remercient alors le gouvernement du Burundi et la Banque Mondiale pour avoir initié le projet PRODECI-TURIKUMWE. Ils demandent son extension pour qu’il n’y ait personne qui reste en arrière dans le développement.

Plus de 2000 microentreprises appuyées  

2 011 microentreprises dont 50,2% pour les communautés hôtes, 49,8% pour les réfugiés et 50,2% pour les femmes ont été appuyées par le projet PRODECI-TURIKUMWE.

Les activités développées sont entre autres la promotion des cultures du maïs et du haricot associé à l’élevage des bovins, des caprins, des porcins et des poules pondeuses.

On a également les activités génératrices de revenus centrées beaucoup au commerce alimentaire, au commerce général, à la restauration et à la boulangerie. Et d’ajouter les services de salon de coiffure ou de beauté, de transfert monétaire, de recharge des téléphones, du commerce des accessoires de téléphone, du commerce des pièces de rechanges des vélos, la couture, etc.

Et de conclure que 7 986 membres des coopératives et associations dont 4 440 femmes ont été appuyées par le projet.  Les cultures développées sont entre autres les cultures du maïs, du riz, de l’avocat, de pomme de terre et de soja associées à l’élevage du bovin laitier, d’embouche bovine, de caprins, de porcins et de poules pondeuses. Et d’ajouter la pisciculture associée à l’élevage des poules, la culture de champignons et l’apiculture.

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