Editorial

Renforcer le mérite avec les leaders

projet

Mélance MANIRAGABA rédacteur en chef

Le ministère des Finances, du Budget et de la Privatisation en collaboration avec le Groupe de la Banque Mondiale a organisé les cérémonies de lancement officiel du Projet de Renforcement des Capacités Institutionnelles pour l’Efficacité Gouvernementale (PRCIEG) mercredi le 26 octobre 2016. Ici on peut se poser la question de savoir si ce projet vient d’être initié après avoir constater un manquement quelque part ? Certes c’est une bonne chose, car tout le monde a besoin de se mettre à jour, surtout que le monde évolue au jour le jour. Et les Burundais sont de ces personnes qui ont besoin de courir avec le temps. Cependant avec des écoles qui poussent comme des champignons, il est des fois où on doute même de la formation y dispensée. Ce qui peut constituer un frein à cette mise à jour. Heureusement que le gouvernement ne ménage aucun effort pour opérer des changements dans le secteur éducatif en initiant de nouvelles réformes voire en suspendant les écoles qui ne sont pas en ordre. Cela dans l’optique de s’aligner aux autres pays de la sous-région et du monde entier. Curieusement, il y a des écoles privés, osons le dire, qu’on peut qualifier d’écoles de récupération. Pour ces écoles, être en ordre équivaut à encaisser de l’argent. Il suffit de s’y faire inscrire, le diplôme est garanti. Comble de malheur, les lauréats de ces écoles ne manquent pas de travail. D’où on pourrait douter de la qualité de leur travail. Plutôt que de concentrer les efforts sur le renforcement des capacités institutionnelles, il serait mieux de les concentrer sur le recrutement. En recrutant les plus méritants sûrement qu’on y gagnerait beaucoup. Mais cela ne suffit pas. Dans l’exercice de leur métier, les plus méritants auront besoin à leur tour des leaders pour les coordonner et les orienter.

A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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