Editorial

Entrepreneurs ou tigres en papier

Les premiers recalés de l’école fondamentale ont vu le jour. Dans les cours dispensés, l’entrepreneuriat occupe une place qui n’est pas si moindre. Cela pour amener ces recalés à apprendre à voler de leurs propres ailes. Bon départ au moment où être embauché par les institutions étatiques n’est plus chose facile. Par ailleurs, c’est une bonne planification lorsqu’on apprend à se prendre en charge dès le jeune âge.

Cependant, l’incertitude toque à la porte de nos recalés si on se réfère à l’acquisition des compétences. Malgré la non spécialisation en matière d’enseignement, ceux qui suivent de près cette situation témoignent que la manière d’acquérir les compétences chez les apprenants va decrescendo au fur du temps. Il y a même ceux qui comparent un lauréat des humanités générales d’aujourd’hui à celui qui a terminé la 6ème année de l’école primaire dans le temps.

D’une part, la faute  est souvent attribuée à la rigueur qui n’a plus de raison d’être. L’enseignant n’est plus respecté par l’apprenant. Il n’y a pas longtemps que le premier utilisait le fouet pour amener à la raison le second. Ce qui a été interdit par les nouvelles réformes. Celles-ci privilégient la collaboration entre l’enseignant et l’apprenant au lieu de faire l’apologie de la punition. D’autre part, à la dégradation de l’éducation. L’encombrement des classes et la corruption dans la carrière pourraient nous en dire plus. Ce qui pourrait pousser les recalés de l’école fondamentale à ne pas affronter la vie active si on tient compte de leur bagage intellectuel en matière d’entrepreneuriat ou de leur âge qui, à son tour, influence leur comportement.

Sans passer sous silence le manque de capitaux qui peut constituer un obstacle pour démarrer un projet. Pour ce, estimons-nous, ces recalés ont besoin d’un encadrement pour affronter la vie active qui consiste à les regrouper en associations. Comme cela, non seulement leur gestion sera facile, mais aussi ils seront obligés de se conformer à la réglementation de l’association. Sinon, ils ne seront pas des entrepreneurs comme tels, mais des tigres en papiers.

A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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  • Journal n° 728

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