Les progrès en matière de santé reproductive sont satisfaisants. Le nombre moyen de naissances par femme est passé de 7 enfants dans les années 80 à 5,5 aujourd’hui. Le nombre de décès maternels est passé de 500 pour 100 000 naissances vivantes en 2010 à 334 en 2017
Les cérémonies de lancement du rapport sur l’état de la population mondiale, édition 2019 ont eu lieu mercredi le 15 mai 2019. A cette occasion, Dr Richmond TIEMOKO, représentant résident du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) au Burundi a indiqué que ce rapport qui passe en revue les progrès accomplis en matière de santé reproductive montre qu’au Burundi la situation s’est fortement améliorée.

La comparaison des résultats de la Troisième Enquête Démographique et de Santé au Burundi (EDSB-III 2016-2017) avec ceux des enquêtes précédentes révèle que le niveau de la fécondité a baissé de 6,9 enfants par femme en 1987 à 6,4 enfants par femme en 2010 et à 5,5 enfants par femme en 2017. Le nombre moyen d’enfants par femme varie de 4,1 en milieu urbain à 5,7 en milieu rural.
La fécondité varie également de province en province, passant d’un minimum de 3,7 enfants par femme à Bujumbura-Mairie à un maximum de 6,6 enfants par femme dans la province de Muyinga. La fécondité varie de façon importante selon le niveau d’instruction des femmes : 6,3 enfants par femme parmi celles sans instruction contre 4,1 enfants par femme parmi celles ayant un niveau d’instruction secondaire ou supérieur. La fécondité varie aussi selon le niveau de vie du ménage dans lequel vit la femme.
Degré de fécondité par province
La province de Cibitoke a un niveau de fécondité de 6 enfants par femme, Kirundo 5,9, Muyinga 6,6, Ngozi 5, Cankuzo 6,5, Karusi 5,6, Ruyigi 6,3, Gitega 5,5 et Mwaro 4,8.La province de Muramvya atteint le niveau de fécondité de 5,1, Kayanza 4,9, Bubanza 6,4, Bujumbura -Mairie 3,7, Bujumbura 5,3, Rutana 5,9 et Makamba 6,2.
La demande en planification familiale (PF) reste élevée
Trois femmes de 15 à 49 ans en union sur dix (31 %) déclarent qu’elles veulent espacer les naissances de deux ans ou plus. Vingt-huit pour cent de ces femmes déclarent qu’elles ne veulent plus d’enfants. Les femmes qui veulent différer ou arrêter la venue d’un enfant ont une demande en planification familiale. La demande totale en PF au Burundi atteint 58 %. Dans l’ensemble, 29 % des femmes en union utilisent une méthode de PF. 23 % utilisent une méthode moderne et 6 % utilisent une méthode traditionnelle.
Une planification familiale disproportionnée
La demande en PF satisfaite par les méthodes modernes évalue la mesure dans laquelle les femmes déclarant vouloir différer ou arrêter les naissances utilisent actuellement les méthodes modernes de planification familiale. Au Burundi, 39 % de la demande en PF est satisfaite par les méthodes modernes. La demande en PF satisfaite par les méthodes modernes varie sensiblement de province en province, passant de 18 % dans la province de Makamba à 64 % dans la province de Ngozi.
Mortalité maternelle et infantile : où en est-on ?
Selon toujours TIEMOKO, le nombre de décès maternels est passé de 500 pour 100 000 naissances vivantes en 2010 à 334 en 2017, soit près de 40% de baisse. Quant à la mortalité infantile, 47 enfants sur 1000 naissances vivantes sont morts avant d’atteindre leur premier anniversaire au Burundi pendant les cinq dernières années. Près d’un enfant sur treize est mort avant d’atteindre l’âge de 5 ans. La comparaison des données de 1987 et 2017 montre une baisse des taux de la mortalité des enfants de moins de 5 ans. Estimé en 1987 à 74 ‰, le quotient de mortalité infantile est passé à 59 ‰ en 2010 et à 47 ‰ en 2017.
Globalement, le risque de décéder entre la naissance et le cinquième anniversaire est passé de 153 ‰ en 1987 à 96 ‰ en 2010 et à 78 ‰ en 2017. Les taux de mortalité infanto-juvénile pour les dix dernières années varie de province en province, passant d’un minimum de 43 ‰ dans la province de Mwaro à un maximum de 145 ‰ dans la province de Kirundo.




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