Energie

Seulement 20% de burundais ont accès à l’énergie

Seulement 20% de burundais ont l’accès à l’énergie. Parmi les raisons, il y a la vétusté du réseau électrique et le manque de lignes de transport électrique suffisantes. Dans l’objectif de booster le niveau de l’accès à l’énergie au Burundi, l’utilisation des kits solaires est incontournable. Pourtant, on doit utiliser ceux qui sont certifiés pour éviter que le Burundi soit une poubelle de kits solaires non fonctionnels, car ces derniers s’usent rapidement.

Dr Salomon Mugisha, Directeur Général responsable du programme énergie au ministère en charge de l’énergie ꓽ « L’application des normes de qualité pour les kits solaires bénéficie d’une période de transition de deux ans et sera obligatoire à partir du 1er janvier 2028 ».

 

Le projet Soleil Nyakiriza, un projet du gouvernement financé par la Banque Mondiale a organisé mercredi le 11 mars 2026 un atelier de renforcement des capacités sur les normes IEC TS 62257-9-5 et IEC TS 62257-9-8 des systèmes solaires hors réseau jusqu’à 350Wc.

A cette occasion, Salomon Mugisha, directeur général au ministère en charge de l’énergie s’inquiète du fait que le Burundi affiche encore un déficit énergétique qui se présente comme l’une des principales contraintes de la croissance économique.

Pour le moment, il fait savoir que seulement 20% de burundais ont accès à l’électricité. Ce taux est quatre fois inférieur à la moyenne de 51% de l’Afrique Subsaharienne. Sur ce, on observe des variations importantes concernant l’accès à l’électricité avec un taux d’accès allant jusqu’à 60% dans la ville de Bujumbura et seulement à 2% dans les provinces rurales.

200 MW disponibles

Il précise que le Burundi est à l’œuvre pour booster le niveau d’accès à l’énergie. Pour le moment, 200 MW sont disponibles.

Pourtant, une petite quantité de cette énergie est consommée dans le transport. Les lignes de transport électrique disponibles ne permettent pas la consommation de toute cette énergie. De plus, le réseau disponible est en état de vétusté inouï.

Quid des lignes de transport électrique disponibles ?  

A l’état actuel, le ministère en charge de l’énergie fait remarquer que les lignes de transport électrique disponibles dans le cadre de l’interconnexion régional et d’échange d’énergie électrique sont entre autres la ligne électrique 220 KV Rusumo-Gitega assurant le transport de l’énergie en provenance de la centrale hydroélectrique de Rusumo Falls et assurant également l’interconnexion entre la Tanzanie et le Burundi.

Il y a aussi la ligne électrique 220 KV Kigoma-Gitega servant l’interconnexion entre le Burundi et le Rwanda et la ligne électrique 220 KV Kamanyola-Bujumbura servant le transport de l’énergie en provenance de la centrale Ruzizi III.

Quid des lignes de transport électrique en cours de construction ?

A part les lignes ci-haut indiquées, le ministère en charge de l’énergie fait savoir que d’autres projets ont été identifiés afin de bien réaliser le réseau de transport de l’électricité et de gagner le pari dans l’accès à l’énergie au Burundi. Les études sont en cours et la mobilisation des financements a déjà commencé.

Il s’agit du projet de construction de la ligne d’interconnexion 220 KV d’un linéaire de 274 km Rubirizi-Izege-Horezo-Makamba-Kigoma en Tanzanie et 2 postes 220 KV∕ 110 KV∕ 30 KV Itaba et Makamba et l’extension des postes existants de Ribirizi, Zege et Horezo dont l’étude est en cours d’exécution.

On cite aussi le projet de construction de la ligne d’interconnexion 220 KV de 40 km Kabezi ₋Rubirizi dont la planification a été bien pensée avec le double terne Kabezi-RN1 et la construction de la ligne de transport 110 KV Rwegura-Kayanza-Ngozi-Kirundo-Muyinga-Cankuzo-Ruyigi-Rutana-Bururi-Rumonge-Ruzibazi et 11 postes électriques associés dont l’étude est en cours d’exécution.

Il est prévu également la construction de la ligne de transport 110 KV Muramvya-Ijenda et les postes associés à Muramvya et Ijenda dont l’étude est en cours d’exécution, la construction de la ligne 110 KV Zege-Ruyigi et les postes associés à Ruyigi dont l’étude est en cours d’exécution et la construction du poste de connexion des centrales de l’Ouest du pays à Buganda dont l’étude est à commencer dans l’urgence pour décharger la ligne Gahongore-RN1.

Samuel Macumi, coordonnateur du projet Soleil Nyakiriza ꓽ « On a constaté qu’il y a des commerçants qui se méconduisent en vendant des kits solaires de mauvaise qualité qui s’usent rapidement et d’autres qui ne fonctionnent pas bien ».

 

Le Burundi a besoin d’autour de 1700 MW

L’objectif est de totaliser autour de 1700 MW dans l’objectif de permettre aux Burundais et aux autres opérateurs économiques d’initier de grands projets tels que la construction du chemin de fer, l’exploitation du nickel, etc.  Le budget nécessaire pour gagner le pari se situe au tour de 5 milliards de dollars. C’est dans ce sens qu’on pourra arriver à l’atteinte de la vision d’un pays émergent en 2040 et un pays développé en 2060.

Toujours dans l’objectif de booster le niveau de l’accès à l’énergie au Burundi, pas mal de choses sont en train d’être réalisées. Selon Mugisha, c’est à titre illustratif la promotion de l’utilisation des kits solaires.  C’est dans ce cadre qu’un atelier de renforcement des capacités sur les normes IEC TS 62257-9-5 et IEC TS 62257-9-8 des systèmes solaires hors réseau jusqu’à 350Wc a été organisé.

Cela rentre dans l’objectif de promouvoir la qualité des kits solaires utilisés et l’accès à l’énergie au Burundi, a indiqué mercredi le 11 mars 2026 Dr Salomon Mugisha, Directeur Général responsable du programme énergie au ministère en charge de l’énergie.

Selon lui, la raison est qu’on a constaté que le Burundi est devenu comme une poubelle de kits solaires de mauvaise qualité qui ne durent pas longtemps. L’exemple qu’il donne est l’ampoule de 100 W qui génère une luminosité inférieure ou égale à celle de 5 W.   Et d’ajouter à cela des plaques solaires, etc.

Par conséquent, les utilisateurs sont obligés de les jeter dans la nature, déplore Mugisha. Ce qui constitue un danger à l’environnement. Les ressources en eau s’en trouvent polluées.

L’utilisation des kits solaires certifiés Verasol, une nécessité

C’est pour cela qu’il demande à la population d’utiliser les solutions solaires hors réseau certifiées Verasol.

Il a précisé que l’application des normes y relatives bénéficie d’une période de transition de deux ans et sera obligatoire à partir du 1er janvier 2028.

Samuel Macumi, coordonnateur du projet Soleil Nyakiriza affirme qu’on a constaté qu’il y a des commerçants qui se méconduisent en vendant des kits solaires de mauvaise qualité qui s’usent rapidement et d’autres qui ne fonctionnent pas bien.

C’est pour cela qu’on a pensé à la mise en place des normes de qualité pour gagner le pari dans la promotion de la politique de l’accès à l’énergie au Burundi.

Notons que pour le moment, plus de 30 000 ménages ont déjà bénéficié des kits solaires sur 95 000 ménages ciblés par Soleil Nyakiriza.

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A propos de l'auteur

Jean Marie Vianney Niyongabo.

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