Editorial

Soyez prudent ǃ

Depuis 2005, le Burundi s’est engagé à construire des écoles dans l’objectif de promouvoir le secteur éducatif. Presque toutes les collines du pays sont couvertes en la matière. Pourtant, cette initiative n’a pas été accompagnée par la fabrication des bancs pupitres en suffisance.

Jean Marie Vianney Niyongabo, Journaliste.

C’est pour cela que le pire s’observe dans certaines localités du pays. Nous voyons des apprenants qui s’asseyent à même le sol.  D’autres partagent un banc pupitre à 4 ou 5 suite à l’insuffisance des bancs pupitres.

Des initiatives ne cessent d’être tentées pour sauver la situation. Les gens s’organisent à travers les groupes WhatsApp pour contribuer à la maîtrise du manque de bancs pupitres dans les écoles de leurs localités. Même les membres de la diaspora sont souvent appelés à la rescousse.

Les directeurs des écoles ne sont pas épargnés. Ils demandent souvent aux parents de contribuer pour que les apprenants travaillent dans de bonnes conditions. Il y en a même qui abusent en détournant les contributions libellées à cette fin.

Cela salit l’image de notre pays. L’engagement du gouvernement pour inverser la tendance vient à point nommé.  Pour le moment, un montant de 18 milliards de FBu est destiné à la fabrication des bancs pupitres nécessaires pour cette année.

De plus, on prévoit initier la valorisation des ressources en bois du pays à travers la fabrication de ces bancs pour résoudre définitivement le problème lié au manque de bancs pupitres.

L’inquiétude qui reste est celle liée à la sauvegarde de l’environnement, car cela nécessite qu’on coupe beaucoup d’arbres.

Il y a risque d’aggraver la situation, car la déforestation est à son comble.   Plus de prudence s’impose donc dans la gestion de l’insuffisance des bancs pupitres pour ne pas déshabiller saint Pierre pour habiller saint Paul.

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A propos de l'auteur

Jean Marie Vianney Niyongabo.

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