Editorial

Stabilisation économique ꓽ Des efforts supplémentaires s’imposent

Les indicateurs macroéconomiques du Burundi ne sont pas rassurants même si la croissance économique est estimée à 4,2% en 2025 comme la Banque Mondiale l’a précisée dans son dernier rapport.

L’inflation reste toujours élevée par rapport à la situation qui s’observe dans les autres pays de la Communauté Est Africaine.

Jean Marie Vianney Niyongabo, Journaliste.

La dette publique évolue également en flèche.  Elle est estimée à 42 % du PIB à fin 2025 et est considérée comme soutenable, mais avec un risque élevé de surendettement.  Ce qui souligne l’importance de la poursuite de la consolidation budgétaire, de politiques d’emprunt prudentes et du recours à des financements concessionnels pour inverser la tendance.

Le FMI demande de poursuivre les efforts de stabilisation macroéconomique en cours et de mener des réformes de manière progressive et réfléchie. Il précise que la stabilisation macroéconomique est possible à condition que les autorités maintiennent leur engagement en matière de discipline budgétaire, resserrent leur politique monétaire et progressent vers une réforme du taux de change selon une approche crédible, ordonnée et bien séquencée.

Le gouvernement devrait aussi fournir des efforts pour booster le niveau des exportations.  Pour le moment, il s’est engagé à travailler beaucoup plus sur la culture d’avocat et le secteur minier.

Pourtant, le fait que l’exploitation de l’Or reste encore artisanale constitue un défi de taille.  On exporte encore des minerais qui sont à l’état brut. Cela fait que le pays enregistre des pertes colossales.

Le gouvernement devrait alors miser sur la valorisation du secteur minier en pensant à sa modernisation et à la transparence d’amont en aval dans ce secteur.

De plus, des efforts supplémentaires dans le développement de l’exploitation des cultures d’exportation, entre autres le thé, le café et le coton qui génèrent une grande partie des devises sont une impérieuse nécessité.

La raison est que ces cultures sont en train d’être abandonnées progressivement par les exploitants agricoles.  Ces derniers sont démotivés par la rémunération si on tient compte des dépenses qu’ils engagent par ces derniers.

Ils choisissent de s’orienter vers le développement des cultures vivrières telles que la pomme de terre, le maïs, le haricot, etc qu’ils jugent plus rentables.

La promotion des exportations est l’une des stratégies qui pourra contribuer à la croissance économique et à l’amélioration du niveau de vie des Burundais. Quand les devises sont disponibles, la disponibilité du carburant, des médicaments, etc s’ensuit.

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Jean Marie Vianney Niyongabo.

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éditorial

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  • Journal n° 722

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