Economie

Seules 23 microfinances exercent 98% des activités

RIMLors de point de presse

Cela a été dit lors d’un point de presse animé par le RIM ce lundi 16 mai 2016. C’était à l’occasion de la première Semaine de la Microfinance au Burundi (SMB).

 

« Au Burundi, il existe 33 microfinances qui sont agréées par la Banque Centrale. Mais sur ceux-ci, seuls 23 exercent 98% du volume des activités », déclare Marie Louise Nsabiyumva, représentant légal du RIM. Pour elle, la SMB est une occasion d’amener les microfinances restantes (10) sur la même voie que les autres. Et d’ajouter : « c’est une occasion également de mobiliser les différentes parties prenantes de la microfinance afin de susciter la réflexion sur les défis communs, favoriser les échanges d’expériences avec les autres acteurs intérieurs et extérieurs du Burundi ainsi que permettre à la profession de mieux se faire connaître par le public ».

 

Pas franchi, toujours insatisfaisant

 

Selon Bernard Kinyata, directeur général de RECECA INKIGI et président du comité exécutif du RIM, le montant global de l’épargne collectée par les microfinances a été de 110 milliards de FBu fin 2015. « Celui des demandeurs de crédits a atteint 106 milliards de FBu pendant la même période », martèle-t-il. Cependant, Marie Louise Kamikazi, secrétaire exécutif du RIM indique que le pas franchi n’est pas satisfaisant. Elle fait remarquer que les dépôts des épargnes sont à court terme. « Pour pouvoir équilibrer, les microfinances font recours aux emprunts auprès des institutions bancaires », avoue-t-elle. Mme Kamikazi informe en outre que les microfinances sont là pour servir les pauvres gens exclus du système bancaire classique. Et de renchérir : « Pour donner la chance à ces derniers, les microfinances octroient de petits crédits solidaires de 100 mille FBu à 150 mille FBu remboursables sur une période de 3 à 6 mois ». Mme Kamikazi informe aussi que les conditions d’obtention et de remboursement des crédits diffèrent selon l’organisation de chaque microfinance. Pour ce qui est des tontines, c’est-à-dire des associations villageoises d’épargne et de crédit pouvant concurrencer les microfinances, elle certifie plutôt que les tontines sont leurs clients potentiels. Ce qui fait que les microfinances vont les approcher afin de les faire sortir de l’informel.

 

Notons que la Semaine de la Microfinance s’organise pour la première fois au Burundi du 18 au 20 mai 2016 et pour la deuxième fois en Afrique. Le RIM qui organise la semaine est une association sans but lucratif qui n’a pas de pouvoir judiciaire sur les microfinances membres. Il a pour rôle de plaider, d’accompagner et de coacher les institutions de microfinance.

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A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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