Le seul Centre National d’Appareillage et de Rééducation (CNAR) dont dispose le Burundi vit des moments difficiles. Manque de financement, budget insuffisant, personnel qualifié tendant vers le vieillissement ; tels sont les maux qui hantent le centre. Pire encore, la Carte d’Assurance Médicale (CAM) n’est pas fonctionnelle (une carte qui permet d’avoir accès aux soins de santé dans les centres de santé ainsi que dans les hôpitaux de district et aux médicaments génériques disponibles sur le marché. Cela en ne payant que 20 % du tarif contre 80 % à charge de l’Etat).

Pourtant, le CNAR vient en aide aux gens démunis de tous les coins du pays vivant avec un handicap. Cela sans distinction. Il est surtout reconnu pour sa qualité d’être moins cher comparativement aux autres centres qui s’occupent des personnes vivant avec un handicap. Ce qui représente une décharge pour les familles d’origine. De plus, le centre s’occupe non seulement de l’hébergement, mais aussi de la restauration du patient.
Les moments difficiles du centre émanent de son passage de la tutelle du ministère de la Santé à celle du ministère ayant le social dans ses attributions.
Cette décision de changement du ministère de tutelle est-elle venue au moment opportun ?
Cela dépend du décideur. Ce qui est sûr c’est que le centre a perdu pas mal d’avantages. Cette situation a été également aggravée par le gel des appuis par les bailleurs.
Malgré cela, les questions en rapport avec le genre sont priorisées aujourd’hui. C’est regrettable que lorsqu’on parle du genre, il y a ceux qui comprennent encore le sexe féminin contrairement à la définition du petit Larousse. Celle-ci indique que le genre est une catégorie de personnes. Ce qui est applicable aux personnes vivant avec un handicap, y compris celles prises en charge par le CNAR.
Ceci pour dire que plus on priorise le genre, plus il serait mieux de songer aux clients du CNAR. Ne soyez pas découragés que le centre va bientôt fermer les portes. Il ne nécessite seulement que des appuis et son apogée sera une plus value et non une perte.



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