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ABUCO-TI Burundi : Projet «Intégrité en milieu scolaire au Burundi», une bonne stratégie pour lutter contre la corruption

Les élèves du lycée Etoile des Montagnes d’Ijenda, du Lycée Clarté Notre Dame de Vugizo et de l’Ecole d’Excellence de Ngagara remercient l’Association Burundaise des Consommateurs-Transparency International  Burundi (ABUCO-TI Burundi) du fait qu’elle leur a inculqué les valeurs d’intégrité et la lutte contre la corruption. Les responsables de ces écoles ne cachent pas leurs sentiments de satisfaction

Pierre Nduwayo, président de cette association : « Ce projet s’inscrit dans le 2ème volet de l’ABUCO-TI Burundi relatif à la promotion de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption »

L’ABUCO-TI Burundi a organisé samedi le 12 octobre 2019 un atelier de restitution des résultats du projet «Intégrité en milieu scolaire au Burundi». A cette occasion, Pierre Nduwayo, président de cette association a indiqué que ce projet s’inscrit dans le 2ème volet de l’ABUCO-TI Burundi relatif à la promotion de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption. Selon lui, inculquer aux jeunes les valeurs d’intégrité et la lutte contre la corruption c’est préparer leur avenir dès leurs bas âge, car ils sont les leaders de demain.

Pourquoi s’impliquer dans la lutte contre la corruption

Ella Ndikumana, chargée des projets et des programmes au sein de l’ABUCO-TI Burundi signale que la  l’ABUCO-TI Burundi a initié ce projet parce que la corruption est un phénomène qui touche tous les secteurs de la vie publique, y compris le secteur de l’éducation. La méconnaissance des notions sur la corruption et de ses méfaits pousse les citoyens en général et les élèves en particulier à adopter des comportements contraires à l’éthique et à la morale. Selon les données du Centre d’Assistance Juridique et d’Action Citoyenne (CAJAC) disponibles pour une période allant de juillet 2011 à octobre 2019, la corruption en milieu scolaire se manifeste sous plusieurs formes : le harcèlement sexuel, demande et offre des cadeaux (pots de vins) en échange des notes non méritées, tricherie, fuite des questionnaires d’examen (achat et vente des questionnaires d’examen ou diplômes).

Ella Ndikumana, chargée des projets et des programmes au sein de l’ABUCO-TI Burundi : « L’ABUCO-TI Burundi a initié ce projet parce que la corruption est un phénomène qui touche tous les secteurs de la vie publique, y compris le secteur de l’éducation »

Se référant aux cas reçus par le CAJAC, Ndikumana révèle que la corruption en milieu scolaire engendre automatiquement la baisse du niveau de l’éducation et la mauvaise qualité du personnel.  Elle constitue une barrière au développement intellectuel des élèves et la décadence morale de la société en général. C’est pour cette raison que l’ABUCO-TI Burundi en collaboration avec le ministère de l‘Education, de la Formation Technique et Professionnelle sur appui de Transparency International-Secretariat exécute un projet sur l’intégrité en milieu scolaire. Celui-ci contribue au renforcement de l’intégrité en milieu scolaire afin de préparer de bons citoyens et surtout les jeunes évoluant en milieu scolaire, car ce sont eux qui seront les gestionnaires de demain.

Activités réalisées

Selon Ndikumana, l’ABUCO –TI Burundi est à l’œuvre pour lutter contre le fléau de la corruption en milieu scolaire.Trois missions de prospection ont été effectuées pour échanger avec les directeurs des établissements scolaires sur les activités que le projet prévoit mettre en œuvre dans ces écoles. Des séances de sensibilisation ont été organisées dans trois écoles pilotes. Ce sont l’Ecole d’Excellence Ngagara, le lycée Clarté Notre Dame de Vugizo et le lycée Etoile des Montagnes d’Ijenda. Lors des séances de sensibilisation, la notion d’intégrité, le cadre légal anti-corruption, les formes et les conséquences de la corruption qui se manifestent en milieu scolaire ainsi que le rôle de Transparency International et de ses sections dans la lutte contre la corruption ont été développés. En outre, des mécanismes de lutte contre la corruption ont été proposés.

Sœur Emmanuela Muyumpu, économe au Lycée Clarté Notre Dame de Vugizo: « Je suis ravie du travail accompli par l’ABUCO-TI Burundi »

Qu’en est-il de la méthodologie utilisée ?

Trois journées des jeux concours ont été organisées dans ces trois lycées, précise Ndikumana. La méthodologie utilisée était d’abord de choisir deux questions par classe pour plus d’exclusivité. Ces questions portaient sur les valeurs d’intégrité  et de lutte contre la corruption  étaient adressées aux élèves des trois écoles pilotes. Ensuite, des questions  orales étaientposées et ceux qui répondaient bien à ces questions étaientalignés pour  passer le test écrit qui comportait 3 questions. Le test écrit était supervisé par un jury composé d’un représentant de l’ABUCO-TI Burundi, d’un point focal du ministère de tutelle et d’un directeur de l’école. Après la correction, douze premiers élèves de l’Ecole d’Excellence de Ngagara, onze élèves du Lycée Clarté Notre Dame de Vugizo et Quatorze élèves du Lycée Etoile des Montagnes d’Ijenda ont été choisis pour faire partie de l’équipe d’ambassadeurs d’intégrité à leurs écoles respectives. Notons que le genre a été pris en compte.

1227 élèves sensibilisés

Au total, 1227 élèves ont été sensibilisés.Les ambassadeurs d’intégrité sont au nombre de 37. Ils sont répartis comme suit :

Ecoles

Effectif des élèves

Nombre d’ambassadeurs d’intégrité

Ecole d’Excellence de Ngagara

256

12

Lycée Clarté Notre dame de Vugizo

400

11

Lycée Etoile des Montagnes d’Ijenda

571

14

Ceux qui ont participé aux jeux concours ont reçu  des prix variés qui étaient constitués de pagnes, de calculatrices scientifiques, de registres, de savons de lessive et de toilette, de lait de toilette, de seaux, de cahiers, de parapluies, etc.

Les bénéficiaires enchantés

Les élèves ont acquis des connaissances  sur les notions d’intégrité et les moyens de dénoncer les abus de la corruption en milieu scolaire. Justin Nsavyimana, élève à l’Ecole d’Excellence de Ngagara remercie l’ABUCO-TI Burundi du fait qu’il s’est rendu compte que la corruption est un fléau qui constitue une barrière au développement du pays. Depuis qu’il a été sensibilisé par l’ABUCO-TI Burundi, il ne cesse de relayer le message à l’endroit des autres élèves de cette école. Comme le thème  (Unis, nous vaincrons) l’indique, il invite tout le monde à agir en synergie pour extirper la corruption. Au regard des conséquences de la corruption, il demande à l’ABUCO-TI Burundi de continuer la sensibilisation sur la corruption et ses effets pervers même dans les autres écoles.

Ella Fleur Ahishashe, élève au Lycée Etoile des Montagnes d’Ijenda abonde dans le même sens. Elle remercie l’ABUCO-TI Burundi du fait que c’est grâce à elle qu’elle a appris le danger qui guette les corrupteurs et les corrompus.  Pour ces raisons, elle est à l’œuvre dans la sensibilisation des autres élèves sur ce fléau. Et d’ajouter qu’elle vaque à cette noble tâche partout où elle est. Et de demander à l’ABUCO-TI Burundi d’étendre cette activité même dans les autres établissements scolaires.

Photo des participants

Les représentants des écoles s’en réjouissent

Sœur Emmanuela Muyumpu, économe au Lycée Clarté Notre Dame de Vugizo est ravi du travail abattu par l’ABUCO-TI Burundi.  La mission qu’elle s’est assignée est bonne. Elle demande aux élèves d’être de bons ambassadeurs  d’intégrité en sensibilisant les autres sur la corruption et ses effets.  Sœur Dévote Nikwigize, directrice du Lycée Etoile des Montagnes d’Ijenda affirme que l’activité que l’ABUCO-TI Burundi est en train de réaliser est à saluer. Selon elle, cette association qui veut qu’il n’y ait point de tricherie, de fraude, etc en milieu scolaire est à encourager, car c’est de cette façon que le pays va avoir des hommes et des femmes intègres capables de le développer.

Tharcisse Bendantokira, directeur de l’Ecole d’Excellence de Ngagara affirme que la corruption est un fléau qui gangrène la société. Et d’ajouter qu’elle est une réalité en milieu scolaire. Pendant la rentrée  scolaire, les parents ne cessent d’amadouer les directeurs pour qu’ils leur donnent des places pour leurs enfants alors qu’ils ne les méritent pas. On leur donne des pots de vins.De surcroît, certains préfets des études ne cessent de falsifier les documents des élèves parce qu’ils ont été corrompus.  De plus, certains accordent des points aux élèves de façon illégale.  Tantôt, ils couchent avec ces élèves (les filles). Pour les garçons,  les professeurs leur demandent de l’argent.  Les conséquences  sont multiples.  Selon Bendantokira, les grossesses non désirées et les abandons scolaires se multiplient. L’exemple le plus emblématique est celui de la province Kirundo où un directeur d’une école a engrossé six élèves. Il est actuellement emprisonné et ses élèves ont été renvoyées. L’autre cas est celui du lycée communal Musigati à Bubanza où onze filles ont été engrossées. Parmi les auteurs figurent les autorités de cette école. Il salue alors l’initiative de l’ABUCO-TI Burundi  qui vient comme pour inverser la tendance.

André Ndikubwayo, délégué du ministère de l’Education, de la Formation Technique et Professionnelle   affirme que ce projet intégrité en milieu  scolaire réalisé par l’ABUCO-TI Burundi rime avec le programme de ce ministère. Du fait que ce sont les élèves qui ont été ciblés, c’est une bonne chose, car ils sont les décideurs de demain. Et de marteler que la responsabilité s’apprend dès le bas âge. Il apprécie comment l’ABUCO-TI Burundi a procédé pour inculquer à ces jeunes les valeurs d’intégrité et la lutte contre la corruption. Et de conclure qu’il est ravi du fait que les fruits de cette sensibilisation sont bons. Il demande à l’ABUCO-TI Burundi d’étendre le projet à tous les établissements scolaires.

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Journal Burundi Eco.

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