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Agriculture : Beaucoup d’opportunités, peu de moyens

Les opportunités sont nombreuses dans le secteur agricole et l’élevage, mais les investissements privés dans ce domaine restent limités, a indiqué M. Déo Guide Rurema, ministre de l’Agriculture et de l’Elevage qui était invité d’honneur à un « café du président » organisé par la Chambre Fédérale de Commerce et d’Industrie du Burundi (CFCIB) mardi le 02 août 2016.

 agriculture

En vue de garder un contact permanent avec les opérateurs économiques et le gouvernement du Burundi, la Chambre Fédérale de Commerce et d’Industrie du Burundi a organisé une activité de networking pour la promotion des affaires nommé « café du président ».

 

Pour Audace Ndayizeye, président de la CFCIB, c’est une occasion de promouvoir le secteur de l’ agriculture et de l’élevage en éveillant la conscience des opérateurs économiques à investir dans ce domaine qui présente tant d’opportunités dans la production, la transformation et la commercialisation des produits agricoles. Et cela ne va être possible que si les différents partenaires s’impliquent et travaillent ensemble.

 

Valoriser l’ agriculture

 

Alors que 90 % de la population burundaise est rurale et vit essentiellement de l’agriculture, cette activité est considérée comme une activité des paysans donc des pauvres et par conséquent elle est négligée.

D’après Déo Guide Rurema, ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, l’agriculture devrait plutôt être considérée comme une activité d’affaire. Pour lui, les paysans appartiennent à la communauté hommes d’affaires si petits soient-ils.

Par ailleurs, indique M. Rurema, on ne peut pas parler de la transformation, de l‘industrialisation sans modifier les pratiques agricole. Il souligne qu’améliorer la production agricole demande la maîtrise des principaux facteurs de production à savoir : la gestion de la fertilité des sols et l’utilisation des semences sélectionnées, la protection des sols cultivables et enfin la gestion des infrastructures de gestion post-récoltes pour le stockage et la transformation.

 

Les investissements privés restent limités

 

M.Rurema informe que les opportunités ne manquent pas dans le secteur agricole et l’élevage, mais que les investissements privés restent très limités.

Dans le domaine de la production, les cultures d’exportation restent uniquement le café, le thé et le coton. Or, souligne le ministre, Déo guide Rurema, les légumes, les fruits et les fleurs produits au Burundi peuvent aussi procurer des devises au pays. Le secteur semencier est aussi un autre domaine à développer. M. Rurema propose la multiplication des semences de qualité et à grande échelle.

Dans le domaine de la transformation, il fait remarquer qu’il est important que les opérateurs économiques investissent dans la mise en place d’une industrie de transformation du lait, d’une usine de conditionnement et de transformation des produits horticoles et maraichers.

Quant à la commercialisation, M.Rurema indique qu’il y a nécessité de construire des infrastructures et des chambres froides pour la conservation des produits agricoles frais en attente de commercialisation.

 

Faciliter l’accès au crédit agricole

 

Du côté des opérateurs économiques œuvrant dans le secteur agricole, Théodomir Rishirumuhirwa, vice-président de la chambre sectorielle agri business, indique que ceux qui travaillent travail dans ce secteur rencontrent énormément de problèmes.

« On n’investit pas avec l’argent dans la poche, mais avec le crédit. Mais les conditions d’accès au crédit sont loin de favoriser l’investissement dans un secteur aussi sensible que l’agriculture », précise M.Rishirumuhirwa.

Pour lui, la promotion de l’investissement dans le secteur agricole passera par des actions valorisantes, fortes, de longues durées dans l’accès au crédit pour pouvoir investir dans ce secteur qui présente tant de risques.

Il demande au gouvernement et à d’autres partenaires de penser à l’assurance agricole, au crédit agricole et à un fonds de garantie pour soutenir ce secteur. Il demande aussi que les jeunes qui veulent investir dans ce secteur soient encouragés.

A propos de l'auteur

Bella-Sonia Ndamiye.

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