Le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage Déo Guide Rurema a invité les opérateurs économiques à investir dans le
secteur de l’agriculture. C’était à l’occasion du networking pour la promotion des affaires au Burundi nommé « Café du Président », une activité organisée par la Chambre Fédérale du Commerce et de l’Industrie du Burundi (CFCIB) mardi le 2 août 2016.
Cependant, cet appel du ministre vient à un moment où le secteur de l’agriculture souffre de pas mal de problèmes alors qu’il est promoteur car plein d’opportunités. La population burundaise composée à majorité d’agriculteurs ne cesse de croître. Ce qui diminue la taille des terres exploitables. Celles-ci ont une faible fertilité car elles ne sont pas mises en jachère. Apparemment les cultures d’exportation restent le thé et le café. Les plants de ce dernier sont parfois arrachés, les caféiculteurs ne sont pas rémunérés…Par ailleurs, l’usage du fumier organique n’est pas encore dans le sang des burundais. Les maladies et les ravageurs des cultures sont une réalité dans certaines provinces. La perturbation du climat entraine une chute de la production. Tout le monde est d’ailleurs ici avisé que l’été risque de se prolonger.
Pour faire face au déficit alimentaire qui peut surgir après ce prolongement de l’été, des mesures interdisant l’exportation des produits vivriers ont été prises. Cette mesure est une parmi la multitude de mesures qui peuvent être prises pour développer ce secteur. Aujourd’hui, les produits vivriers ne sont pas exportés, mais leur système de conservation reste archaïque. A part celui-ci, le secteur agricole est confronté également à l’insuffisance des innovations technologiques, aux systèmes de production inappropriés, au manque d’appuis dans ce secteur, à la faible implication du secteur privé, au manque de marchés d’écoulement des produits, au manque d’industries de transformation, au problème de crédit et d’assurance agricole, à l’inexistence de fonds de garantie…Bref tout un tas de problèmes pour aller au-delà de l’agriculture de subsistance. D’où il faut restructurer le secteur.



Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur.
La rédaction se réserve le droit de ne pas publier les commentaires enfreignant ces règles et les règles de bonne conduite.