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AUF : Professionnaliser les universités, acteurs incontournables du développement

Positionner l’Université comme un acteur de développement utile, intégré, adéquat et reconnu est l’objectif du Projet d’appui à l’Impact Socio-Economique de l’Enseignement Supérieur  2018-2019 (PRISEES). La composante 2  de PRISEES s’est étendue pour donner lieu au Projet d’Appui à la Professionnalisation des Universités au Burundi (PAPUBU). Dans le cadre de la mise en œuvre de ce dernier, l’AUF a organisé une série de réunions de lancement des comités techniques de suivi des trois composantes de ce nouveau projet qui lui ont été déléguées par le SCAC Burundi. Le monde universitaire a tant à en bénéficier

Le projet « PRISEES » avait déjà positionné l’Université comme un acteur social majeur contribuant dans les autres secteurs que sont  l’Ecole (enseignement fondamental), l’Emploi et la Francophonie. Parmi les trois composantes de PRISEES, la composante 2                           (« Renforcer l’adéquation socio-économique de la formation à l’Université ») concerne spécifiquement la professionnalisation de l’enseignement supérieur et l’employabilité des diplômés. Le nouveau projet  PAPUBU est une extension de cette composante 2 qui avait été confiée à l’AUF par l’Ambassade de France au Burundi, qui a voulu la renforcer et la démultiplier puisque c’est la composante qui était la plus dynamique et la plus sollicitée.

Suivant les priorités nationales du Burundi, la continuité des actions engagées et dynamiques ainsi que les axes prioritaires du programme FSPi (Fonds de Solidarité Prioritaire innovant), le projet PAPUBU propose quatre composantes dont les trois suivantes sont déléguées à l’AUF.

Professionnalisation des filières de formation et appui à l’entrepreneuriat

La professionnalisation des filières consiste à aider les universités à renforcer les formations qui existaient déjà par la révision des maquettes, l’intervention de professionnels dans les enseignements, l’implication d’experts, l’acquisition de matériels professionnels, etc. Ce volet « professionnalisation de formations » soutiendra en 2020 cinq filières existantes (au lieu de trois dans le cadre de PRISEES).

L’objectif de ces réunions est d’impliquer autorités nationales, bénéficiaires, opérateurs et experts à la co-construction et au co-déploiement des activités des différentes composantes du projet

Quant au volet « appui à l’entrepreneuriat universitaire », avec l’appui de BBIN et d’autres opérateurs universitaire et non universitaire, une cohorte de 100 jeunes diplômés (au lieu de 60 dans le cadre de PRISEES) seront accompagnés en formation et en coaching à la création d’entreprises. En plus, nouveauté de PAPUBU, 20 enseignants universitaires seront aussi bénéficiaires d’un appui spécifique, afin à terme d’aider à la démultiplication de la culture et de la pratique de l’entrepreneuriat dans les Universités.

Dans le cadre de PAPUBU, les bénéficiaires ne seront plus exclusivement issus d’Universités membres de l’AUF.

Master en traduction et interprétariat, un futur nouveau-né

Le domaine de la traduction et de l’interprétariat n’attire pas beaucoup au Burundi. L’université de Ngozi est la seule qui dispose d’une formation universitaire en Traduction et Interprétariat. Malheureusement, le doyen de cette faculté déplore que les candidats commencent à se désintéresser vis-à-vis de celle-ci, en partie à cause du manque de débouchés et de possibilité de perfectionnement. Depuis 2000, l’université de Ngozi a déjà formé 204 lauréats, niveau Licence. D’où l’excellente opportunité de la création d’un Master en traduction et interprétariat, objet de cette composante. Cette création, pilotée en 2019-2020 par l’AUF en partenariat avec l’Université du Burundi, sera abordée dans l’optique d’une co-diplomation avec une université française et l’ouverture du master est envisagée fin 2020 ou début 2021.

Un soutien vital à l’école doctorale de l’Université du Burundi

L’Université du Burundi a inauguré l’école doctorale en juillet 2017. Dans le but de la soutenir dans sa mission de former des ressources humaines nécessaires pour les besoins du monde de l’emploi dans le contexte et le cadre des priorités du développement national, l’AUF va appuyer l’école doctorale vis-à-vis de la recherche appliquée et de la professionnalisation de la recherche. Ainsi, PAPUBU accompagne des projets de recherche innovants et appliqués au contexte burundais démontrant notamment leur opérationnalisation concrète et rapide dans le secteur socio-professionnel. La composante permettra de financer pour 10 doctorants, en 2019-2020, la réalisation à l’étranger de stages de recherche doctorale à vocation socio-professionnelle. L’école doctorale accuse encore un manque de capacités d’encadrement qualifiées. La composante permettra aussi le renforcement et la certification des compétences des directeurs de thèse de cette école doctorale.

Le Professeur Juma Shabani, directeur de l’école doctorale de l’UB se dit satisfait de l’initiative de l’AUF de consulter les parties prenantes pour partager les expériences et apporter des contributions.

Alexis Kwontchie, directeur de l’Antenne Afrique des Grands Lacs de l’AUF, a indiqué que l’objectif de ces réunions est d’impliquer autorités nationales, bénéficiaires, opérateurs et experts à la co-construction et au co-déploiement des activités des différentes composantes du projet. Ainsi les recommandations issues de ces quatre réunions qui se sont tenues les 18 et 22 octobre 2019 seront prises en considération dans le suivi et la planification de ces trois composantes.

Signalons que 7 universités au Burundi sont actuellement membres de l’AUF, à savoir : l’Université du Burundi, l’Université du Lac Tanganyika, l’Université de Ngozi, l’Université Lumière de Bujumbura, l’Ecole Normale Supérieure, l’Institut National de Santé Publique et l’Ecole Normale d’Administration.

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Journal Burundi Eco.

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