Créée le 19 octobre 2009 et devenue opérationnelle depuis 2010, l’Agence de Promotion des Investissements ( API ) a comme mission de piloter les différentes réformes touchant le climat des affaires. Dans la foire donc des entreprises créées et certifiées par cette agence qui se tient du 4 au 7 octobre 2016, un des soucis de l’ API est de faire connaître les produits des entreprises manufacturières qui fabriquent des produits ou services qui sont écoulés sur le marché local ou exportés. Malheureusement les produits fabriqués au Burundi par des sociétés ayant été créées et certifiées par l’ API sont le plus souvent méconnus sur le marché tant local qu’international. Ce qui est compréhensible, car ces produits sont soumis à toute forme de concurrence. En témoigne celle des produits importés, celle des produits frauduleux et celle des produits piratés. Ailleurs dans les pays de l’East African Community (EAC), il est strictement interdit d’importer les habits de seconde main. Cela pour protéger ceux fabriqués dans ces pays. Mais au Burundi, ce n’est pas le cas. D’ailleurs ces habits d’occasion d’Europe sont plus préférés par rapport à ceux produits dans les pays de l’EAC. Ils sont moins chers. Le cas des pagnes est le plus frappant. Souvent fraudées de la République Démocratique du Congo et avec toute forme de complicité, ces pagnes sont des enfants chéris de la femme burundaise. Et la perte se remarque sur deux niveaux. D’une part, comme une grande partie de ces pagnes n’émane que de la fraude, le pays perd en matière des rentrées fiscales. D’autre part, elles sont appréciées par rapport à ceux fabriquées par Afritextile. D’où ces dernières ne sont plus préférées par les consommateurs. Egalement il n’y a pas longtemps qu’une des eaux minérales fabriquées au Burundi a été piratée. Côté jus, c’est une autre histoire. Ce n’est pas facile de se rassurer que les jus qui inondent le marché local et dont une grande partie est importée des pays voisins respectent les normes. C’est vrai que l’API a réussi en ce qui est de l’amélioration du climat des affaires comme le montrent les différents rapports doing business dressés sur le pays, mais un long chemin reste à parcourir. Le besoin d’une stricte protection des produits « made in Burundi » est donc une condition sine qua none.



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