Economie

API: Plus de 80 milliards de FBu à recouvrer

David Ngendakumana, directeur API

 

Plus de 80 milliards de FBu ; tel est le montant que l’Etat doit recouvrer au profit du trésor public. Selon Didace Ngendakumana, directeur de l’Agence de Promotion Des Investissements, (API), cela provient d’une inspection des entreprises n’ayant pas honoré leurs engagements dans le cadre des exonérations du code des investissements. C’était lors de l’évaluation du premier trimestre 2016, qui s’est faite vendredi le 22 avril 2016.

 

Selon Didace Ngendakumana, six ans depuis sa création, l’API a déjà enregistré des résultats plus que satisfaisants. Ainsi, au cours du premier trimestre 2016, 532 entreprises ont été enregistrées avec une projection de 3. 288 emplois. M. Ngendakumana souligne que jusqu’à présent 307 sociétés ont obtenu des certificats d’éligibilité aux avantages du code des investissements.

 

Les entreprises doivent respecter leurs engagements

 

Dans le domaine de la lutte contre le détournement des biens exonérés, M. Ngendakumana indique que l’API héberge et assure le secrétariat d’une commission interministérielle chargée d’établir la liste des entreprises n’ayant pas honoré leurs engagements dans le cadre du code des investissements.

 

Il informe que les rapports montrent que sur 79 entreprises vérifiées, l’Etat doit recouvrer un montant de 81.702.560.769 de FBu au profit du trésor public. Il précise que la vérification va s’étendre sur les autres entreprises qui restent afin de se rassurer que les engagements pris ont été respectés.

 

Pour renforcer la surveillance, M. Ngendakumana indique que de nouvelles stratégies vont être adoptées. Il s’agit du rapatriement des listes des biens exonérés, de la validation systémique des listes des biens à exonérer selon que les importations sont réellement faites.

 

Cependant, la cellule de suivi-évaluation a été créée et rattachée à la direction afin de faire un suivi régulier des activités des sociétés créées et certifiées .C’est dans le but d’éviter que les détournements des exonérations observés ces derniers jours ne se reproduisent dans l’avenir.

 

Le manque de moyens handicape le travail de l’API

 

La gestion et le suivi des entreprises créées et certifiées, tels sont les grandes préoccupations qu’éprouve l’API dans son travail quotidien. Selon M. Ngendakumana, le suivi demande beaucoup de moyens dont l’API ne dispose pas actuellement. Certaines activités de contrôle demandent l’intervention des experts dans certains domaines et le manque de personnel qualifié handicape pas mal d’activités. C’est ainsi que certains investisseurs profitent de la situation pour détourner les biens exonérés.

 

Malgré ces défis, M. Ngendakumana informe que l’API a un programme ambitieux d’accroître les investissements et le volume des exportations afin de transformer le pays en havre de prospérité économique. Pour l’année 2016, l’API compte mener une campagne proactive tant nationale qu’internationale pour sensibiliser les investisseurs locaux sur les opportunités d’investissement et l’esprit de compétitivité.

A propos de l'auteur

Bella-Sonia Ndamiye.

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