L’Antenne Afrique des Grands Lacs (AAGL) de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), en partenariat avec l’Ambassade de France au Burundi a de nouveau lancé un processus d’appui destiné à soutenir l’innovation entrepreneuriale chez les jeunes Burundais universitaires, et qui s’échelonne sur une période de 11 mois
Ce mardi 04 février 2020, une double cérémonie a été organisée dans les enceintes de l’Université Sagesse d’Afrique (Campus Kinindo) pour la clôture de la promotion 2018/2019 et le lancement de la promotion 2020 de ce processus d’appui à la création d’entreprise. Le moment de primer les lauréats de la première promotion et d’accueillir les nouveaux candidats était venu. La joie se lisait sur chaque visage de bénéficiaire.
A 11 h passé de quelques minutes, les invités arrivent et s’installent déjà. Plusieurs autorités arrivent progressivement et de nombreux jeunes ont répondu présent au rendez-vous. Dans la même salle, les lauréats de la première promotion se mêlent aux nouveaux bénéficiaires. L’ambiance est totale et le climat ambiant est assez favorable aux festivités. Les cérémonies ont commencé dans une ambiance bon enfant sous un battement de tambours, symbole de gaieté et de royauté. Ces activités étaient présidées par l’Ambassadeur de France au Burundi, Son Excellence Monsieur Stéphane Gruenberg, accompagné du Directeur de l’Antenne Afrique des Grands Lacs de l’AUF, Monsieur Alexis Kwontchie, du représentant légal de l’Université Sagesse d’Afrique et du Directeur adjoint du BBIN. A part les représentants du gouvernement burundais, les représentants des différentes Universités, ceux des organisations internationales et les diplomates étaient invités.
Le projet s’inscrit dans la ligne de la politique nationale de développement
Dans son discours de circonstance de portée à la fois diplomatique et académique, Stéphane Gruenberg a salué ce projet de l’AUF financé par le pays dont il est représentant au Burundi. Selon l’Ambassadeur Gruenberg, c’est un signe qui montre que la France mise sur les jeunes entrepreneurs et leurs talents pour participer activement au processus de développement de leur pays. Il a signalé en passant l’existence d’un lien étroit entre la politique de la France qui se positionne en faveur de l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes tout en misant sur l’entrepreneuriat universitaire. « Cet engagement de la France s’inscrit dans la droite ligne du Plan National de Développement du Burundi 2018-2027 », tient-il à rappeler.

Le soutien à l’entrepreneuriat est l’un des meilleurs moyens qu’il faut mobiliser pour lutter contre le chômage et reste le meilleur des investissements pour combattre la pauvreté
Cette haute personnalité qui représente la République Française au Burundi croit fermement que l’encouragement de l’entrepreneuriat privé est un moyen efficace d’accroître les emplois pour les jeunes. Partant du principe que la création de l’entreprise ne s’improvise pas, le processus de sélection et de formation pour ce programme observe une allure assez académique. Une soixantaine de jeunes ont été sélectionnés en octobre 2018 sur un effectif de près de 200 pour les former à l’entrepreneuriat classique et durable et accompagner une quarantaine d’entre eux dans la création d’entreprises opérationnelles. Gruenberg a promis que le processus sera le même et pourquoi pas plus ambitieux pour la deuxième promotion.
Ainsi cent candidats ont été sélectionnés avec pour but la création de 20 à 30 entreprises d’ici la fin du processus d’appui, comme l’a précisé M. Alexis KWONTCHIE, Directeur de l’AAGL, qui a également fourni d’autres informations sur ce nouveau processus en précisant qu’il demeurait compétitif comme l’ancien, était optimisé et moins long et comportait des bénéficiaires provenant de plus de 10 Universités du Burundi. Dont l’Université Sagesse d’Afrique, l’une des trois nouvelles Universités membres de l’AUF au Burundi depuis décembre 2019, et qui accueillait avec plaisir l’événement, comme l’a témoigné son représentant légal, Maître Rénovat BASABAKWINSHI. Ce dernier a profité de son mot d’accueil pour également affirmé leur bonheur d’appartenir désormais à la famille AUF, le plus grand réseau d’universités francophones au monde, ce qui permettra à son établissement de maîtriser l’accès à une gigantesque bibliothèque numérique en ligne, le méta portail BNEUF de l’AUF, entre autres avantages.
Les bénéficiaires du projet témoignent de leur satisfaction
Ce projet a été une véritable moule pour la formation de vrais entrepreneurs. Les bénéficiaires témoignent une satisfaction totale et remercient les initiateurs. Le représentant des bénéficiaires de cette formation a fortement remercié l’AUF et l’Ambassade de France pour les avoir initiés à l’entrepreneuriat et le BBIN pour son appui technique.
Parmi les bénéficiaires du projet, un jeune affirme avoir conçu une machine couveuse qui rivalise aujourd’hui avec celles importées d’ailleurs. Ayant commencé avec un capital modique de 50 000 FBu, il affirme aujourd’hui que son chiffre d’affaires atteint 10 millions de FBu pendant une période de moins d’une année. Ce jeune homme remercie vivement les initiateurs et les organisateurs de cette formation qui lui ont fait acquérir plus de connaissances dans l’entrepreneuriat durable. Il affirme qu’auparavant il manquait de connaissances en entrepreneuriat et qu’il ne serait pas allé loin s’il n’avait pas eu la chance d’être accompagné dans ce programme. Pour lui, il y a beaucoup de gens qui ont des idées qu’ils ne peuvent pas mettre en exécution par manque de connaissances.
Visiblement, cette formation est plus que nécessaire dans un pays où l’innovation est rare alors que le chômage des jeunes est très élevée.




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