Développement

B.R.A Manufacturing SURL pour la production des plastiques

Les réservoirs « Tanks », les tuyaux PVC, les plafonds esthétiques, les bidons, les bottines, les toilettes mobiles sont autant de produits fabriqués par B.R.A Manufacturing SURL. Elle adapte les produits aux normes voulues par les consommateurs. L’entreprise compte élargir sa gamme de production. Cela est présenté dans une vidéo de l’Agence de Promotion des Investissements (API)

«C’est vers la fin de l’année 2015 que nous avons commencé à fabriquer les plastiques», déclare Jean Paul Manirakiza, directeur gérant de B.R.A Manufacturing SURL.

Pour lui, l’ambition est de répondre à un besoin en plastiques au Burundi. Il indique que l’entreprise fabrique spécialement les produits en polychlorure de vinyle (PVC), notamment les « Tanks » à contenance de 100 à 10 000 litres, les toilettes mobiles et les fosses septiques. 

M. Manirakiza annonce également la production des rouleaux HTPE utilisés pour les fibres optiques, les tuyaux BBR qui remplacent les tuyaux galvanisés, les bidons à contenance de 1 à 25 litres, les arrosoirs de 10 litres, les bottines du numéro 39 à 46, les chaises, les bassins, les seaux de 5 à 20 litres, les boîtes d’encrassement, les boîtes de dérivation, les plafonds pour 6 mètres…

Il affirme que l’entreprise répond aux besoins et aux demandes du marché local. Et de renchérir : « Tout ce que nous faisons est exonéré. Sinon l’entreprise aurait du mal à fonctionner suite aux contraintes liées surtout au besoin du courant électrique ». 

M. Manirakiza annonce que l’entreprise compte améliorer les PVC pour commencer à produire des tuyaux de 200 mm à 400 mm et à accroître la production des bouteilles en plastiques avec les gammes disponibles.

Les plastiques seraient-ils toujours bons pour la santé et l’environnement?

Dans un document intitulé « Les plastiques dans notre vie » produit en 2012, il est démontré que les plastiques polluent s’ils ne sont pas recyclés convenablement et que sans eux l’espèce humaine n’aurait jamais eu toutes ses technologies. 

B.R.A Manufacturing SURL compte améliorer les PVC pour commencer à produire des tuyaux de 200 mm à 400 mm

Les plastiques n’utilisant que 4% de la consommation de pétrole dans le monde, ils n’ont pas un gros impact sur la réserve mondiale de pétrole. Des kilos de plastique sont jetés dans la nature : brosses à dents, sacs, emballages, bouteilles… Le plastique est en effet un matériau simple à fabriquer, économique, solide, léger, résistant à la corrosion et issu du pétrole. Il a aussi favorisé l’hygiène de vie grâce à une bonne conservation des aliments. Mais le problème du plastique en est souvent son usage unique. C’est le cas par exemple d’un emballage de gâteaux apéritifs qu’on ouvre puis qu’on jette aussitôt. Une fois dans la nature, le plastique peut mettre jusqu’à 600 ans pour se décomposer.

Les plastiques sont à l’origine d’une consommation importante de pétrole. Leur production pollue comme toute usine de fabrication bien qu’il y ait de plus en plus d’usines qui respectent les normes. Ils ne sont pas biodégradables. Ce qui peut être problématique s’il n’y a pas une gestion efficiente des déchets. Les plastiques posent des problèmes environnementaux lorsqu’ils ne font pas l’objet d’un tri sélectif. Ce n’est qu’au moment de l’incinération des déchets que les plastiques polluent (gaz à effet de serre). Les fumées qu’ils dégagent sont nocives pour l’homme et pour l’environnement.

Les plastiques flottants deviennent de vrais déchets marins, même dans des zones éloignées (à plus de 2000 km des côtes). Ils tuent des espèces protégées et menacées, par exemple les sacs plastiques mangés par des tortues qui les confondent avec des méduses, … 

Sur terre, ce sont les abeilles qui ont le plus souffert des effets des plastiques. Par exemple aux Etats-Unis, elles disparaissent de 30% à 90% pour aller chercher de la nourriture ailleurs. Donc elles abandonnent leur ruche et leur reine. Greenpeace estime qu’à l’échelle de la terre, environ 1 million d’oiseaux et à peu près 100 000 mammifères marins meurent chaque année d’une indigestion de plastiques. Au total, plus de 267 espèces marines seraient affectées.

Les effets en cascade peuvent s’étendre via la chaîne alimentaire et toucher l’homme par exemple des substances chimiques, en particulier présentes dans le plastique, seraient à l’origine  des maladies liées à l’appareil génital. Parmi les additifs les plus controversés figure le bisphénol A, très présent dans les plastiques alimentaires et notamment dans 90 % des biberons. Donc ils peuvent atteindre les bébés d’après le Sénat.

Les informations de B.R.A Manufacturing SURL sont tirées dans la vidéo montée par l’API dénommée « Investir au Burundi : Ils ont réussi ». Elle a été présentée vendredi le 19 avril 2019. 

A propos de l'auteur

Mélance Maniragaba.

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