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BIJE : “La croissance de l’économie nationale repose sur l’investissement de sa jeunesse”

La Banque d’Investissement pour les Jeunes (BIJE) a pour mission la réduction du chômage chez les jeunes ambitieux. Elle financera les projets initiés par les jeunes. Cependant, ces derniers témoignent n’avoir pas des informations suffisantes de cette banque pour y demander des crédits

Créée par le décret no 100/145/du 23 septembre 2019, la Banque d’Investissement pour les Jeunes (BIJE) est fonctionnelle depuis le15 avril 2020.

La Banque d’Investissement pour les Jeunes (BIJE) a pour mission la réduction du chômage chez les jeunes ambitieux.

Elle a pour objet de contribuer au financement des projets de développement économique initiés par les jeunes regroupés en associations, en coopératives, ou au sein de l’entreprise de droit burundais.

Elle compte effectuer toute opération de crédit sous forme de prêts, de garantie, de prise en pension ou d’escompte d’effets publics ou de commerce, ainsi que toute    opération de crédit-bail.

Le but final étant de réduire le chômage en aidant à la création des opportunités d’emplois par et pour les jeunes sur tout le territoire du Burundi.

Les jeunes entrepreneurs bénéficient-ils de la BIJE ?

Les jeunes entrepreneurs qui se sont entretenus avec le magazine Tubirate indiquent n’avoir pas des informations suffisantes en rapport avec la BIJE. Mais ils espèrent que cette banque sera bénéfique pour eux. Certains précisent qu’ils sont en train de préparer les plans d’affaires à déposer à la BIJE, ce qui leur permettra d’accéder aux crédits. D’autres font savoir qu’ils ont bénéficié de la formation sur l’élaboration d’un plan d’affaire. « Le plan d’affaire acceptable à la banque est un travail d’expert. Nul ne peut le faire sans en être formé », expliquent-ils.

François Xavier Rurigobetse Kizoviyo est un jeune entrepreneur de la province de Makamba. Il travaille dans sa petite usine de production du jus et vin d’ananas. Ce jeune entrepreneur informe qu’il a commencé l’idée entrepreneuriale en 2009. Auparavant, il a mis en place un salon de coiffure en 2011. Il a ensuite entrepris dans des activités agricoles en 2013 et en 2015, il a investi dans la plantation des bananes et d’ananas en 2017. Il explique qu’il a commencé les préparatifs à la transformation et la transformation proprement dite des récoltes d’ananas en 2019.

Rurigobetse témoigne : « Nous n’avons pas encore collaboré avec la BIJE, mais nous prévoyons collaborer au moment où nous allons demander des crédits pour l’achat des matériels spécialisés ».

Quant à Julien Nimubona, élève entrepreneur et véritable éleveur des poules en province Cibitoke.  Il indique qu’il est sur la phase de préparation du plan d’affaire qui, sera bientôt, déposer à la BIJE pour demander un crédit.

Tous ces deux jeunes interviewés par le Magazine expriment les mêmes problèmes liés au manque des capitaux suffisants et de la méconnaissance du fonctionnement de cette banque.

Nduwimana Julien, jeune entrepreneur de Cibitoke.

De quel impact de l’investissement massif des jeunes sur l’économie nationale (PIB/PNB)?

Pierre Damien Mpawenimana, responsable de la Cellule Bourse des Valeurs Mobilières à la Banque de la République du Burundi précise qu’au niveau microéconomique, les initiatives comme celles de la BIJE devraient se placer à la fois en amont et à l’aval du processus de la « Production ».   A ce niveau, sa doléance est que non seulement la Banque ou les autres initiatives financent l’investissement par la mise à disposition des capitaux, mais aussi, se positionnent du côté du marché pour financer l’écoulement et la consommation des produits. Macro-économiquement, on parle de la production (plus spécifiquement, le Produit Intérieur Brut qui est composé par la somme des valeurs ajoutées alors qu’on ne peut pas parler de valeurs ajoutées sans parler de production).  De par ce genre de financements, on aura suscité non seulement l’offre par la mise en place de la production, mais aussi la demande de cette dernière, ce qui conduit, en conséquence à la croissance économique.

Le rôle que la BIJE devrait jouer pour promouvoir les investissements des jeunes

« La BIJE vient donc à point nommé car, si pas pour dissiper définitivement la frustration et le désespoir de ces jeunes, le projet BIJE représente une action de taille posée par le gouvernement associé aux grands investisseurs actionnaires du secteur privé    burundais », dit Esaie Ntidendereza, Chef de Service Promotion des Investissements à l’API. Il révèle que c’est un bon début de solution contre le chômage et de lutte contre la pauvreté parce que les jeunes entrepreneurs pourront accéder au financement pour investir et créer des emplois donnant lieu à un revenu.

Esaie Ntidendereza,  explique: Comme la BIJE est au début de ses  activités, elle envisage bientôt , en collaboration avec l’Agence de Promotion des Investissements à travers son Service de Promotion des Investissements, organiser des ateliers de renforcement des capacités à travers la sensibilisation sur les opportunités d’investissements, la rédaction d’un plan d’affaire banquable ainsi qu’échanger et informer aux jeunes les différents services offerts par la Banque et les procédures d’accès au crédit.

 

Raïssa Nadège Uwimana

A propos de l'auteur

Journal Burundi Eco.

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