Les étudiants du campus Buhumuza dans la province de Cankuzo témoignent que les conditions de vie ne sont pas réunies pour bien assimiler les cours. Toutefois, la direction du campus ne ménage aucun effort pour corriger les erreurs et innover
« La vie au campus Buhumuza n’est pas facile » explique un des représentants des étudiants rencontré à ce campus au mois de juillet dernier.
L’échange avec ce représentant des étudiants a été décroché au forceps. Lui et ses collègues étaient occupés par des Travaux Pratiques (TP). D’autres étaient en stage. D’après ce représentant des étudiants environ 280 étudiants fréquentent depuis l’année académique 2019-2020 l’Institut d’Administration et de Cartographie Foncière (IACF) du campus Buhumuza de la province de Cankuzo.
Le projet d’implantation du campus Buhumuza inauguré le 3 mars 2020 a coûté plus de 716 millions de FBu.

Le campus Buhumuza situé dans la province de Cankuzo manque encore d’ouvrages suffisants et de machines ordinateurs pour faciliter la recherche aux étudiants.
Des homes universitaires au campus, tout n’est pas rose
Le représentant des étudiants indique qu’au moins 182 étudiants du Baccalauréat1 du campus Buhumuza habitent dans 3 homes. Ceux-ci avaient été cherchés pour les étudiants par l’Université du Burundi (campus Buhumuza étant une branche de l’Université du Burundi).
« On prélève mensuellement sur le prêt-bourse 10 mille FBu pour le paiement du loyer », fait-il remarquer avant de signaler que l’étudiant paie lui-même les frais pour l’électricité et l’eau. Cela selon la consommation.
Le problème survient lorsque vient le temps de s’approvisionner en vivres. Les prix sur le marché des produits de première nécessité ont augmenté et le prêt-bourse peut être débloqué avec un certain retard. L’étudiant confirme que l’année académique au campus Buhumuza ne prolonge pas. Il estime qu’il dure 9 mois. Et de confirmer : « Lorsqu’on n’a pas de professeurs pour filer vite avec les cours, la direction se rabat sur le système de vacatariat ». Il regrette que la bibliothèque ne dispose pas d’ouvrages suffisants pour la documentation.
Les ordinateurs pour se connecter à l’Internet également font défaut.
Evariste Ngendamenya, vice-doyen de l’institut reconnait cette insuffisance des ouvrages et des ordinateurs ainsi que les irrégularités dans l’octroi du prêt-bourse.
Toutefois, il informe que l’université est à l’œuvre pour rendre un bon service aux étudiants. « Par exemple, nous avons un groupe électrogène. Si le courant continu est coupé, le groupe électrogène s’allume automatiquement quitte à ce que les cours ne s’arrêtent pas », rassure M.Ngendamenya. Et de renchérir : «Pour former les étudiants à distance, l’institut a bénéficié d’une caméra. Il ne reste que son installation dans la salle de téléconférence».
D’après le site de l’Université du Burundi (UB), l’institut du campus Buhumuza est le seul institut bilingue de l’UB. Il dispense un enseignement en matière d’administration et de gouvernance foncières. L’Institut d’Administration et de Cartographie Foncière (IACF) est ouvert dès lors aux étudiants et aux enseignants visiteurs francophones et anglophones de la Communauté Economique des Pays des Grands Lacs (CEPGL) et de la Communauté Est Africaine (CEA). Dans le cas où certains étudiants ne satisferaient pas aux exigences linguistiques, ils doivent suivre des cours d’anglais et de français pré-session.




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