
Mélance Maniragaba, rédacteur en chef
Petit pays enclavé, pratiquant une agriculture rudimentaire et ayant peu d’infrastructures de base…, le Burundi pourrait bientôt bénéficier d’un marché de 160 millions de consommateurs au même titre que les autres pays membres de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale ( CEEAC ) via la zone de libre-échange. Celle-ci pourra être opérationnelle d’ici 2017. Les ressources minières de notre pays, notamment le nickel, l’or, le cobalt…, d’importantes richesses hydrauliques et sites touristiques sont rassurants pour qu’un pays comme le Burundi qui est classé parmi les pays les plus pauvres du monde aille de l’avant.
Cependant, les conditionnalités ne manquent pas pour bénéficier des bienfaits de cette zone. C’est le cas par exemple de l’insertion d’une disposition relative à l’intégration de la zone de libre-échange dans la loi des finances pour l’exercice 2017. Ici une question se pose. Il n’y a pas longtemps le porte-parole du ministère des Finances a signalé sur les médias que comme tous les projets vont bon train, il n’y aura pas de révision budgétaire. On se demande alors si une fois cette disposition n’existe pas dans la loi des finances, est-ce qu’on sera rayé de la liste des bénéficiaires de cette zone.
N’eut été cela, on peut également se demander là où on en serait en 2017 avec l’élimination des barrières non tarifaires, surtout qu’on voit que sur les routes, les arrêts sont devenus nombreux. Cela pour vérifier si les marchandises et même les personnes sont en ordre.
Encore une fois les doutes ne peuvent pas manquer sur les facilités des droits d’établissement des ressortissants des pays de la CEEAC en ce sens que même la mise en place du visa touristique a tardé à venir alors qu’elle concernait les 6 pays de la Communauté de l’Afrique de l’Est. Pourtant dans le cas de la CEEAC ce n’est plus 6 pays, mais presque le double.
Vraiment il faut que tout acteur du pays qui participe à l’opérationnalisation de la zone libre-échange fournisse des efforts afin que nous ne nous retrouvions pas d’ici 2017 en arrière par rapport aux autres pays.



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