Le non respect de l’emblème par l’une ou l’autre des parties en conflit, peut mettre en danger le sauveteur et couter la vie du blessé auquel il porte secours. Ceci ressort d’une déclaration conjointe de la Croix Rouge Burundi et du CICR à l’occasion de la célébration de la Journée Mondiale de la Croix Rouge et du Croissant Rouge. La Croix Rouge du Burundi demande une loi protégeant l’emblème.
Le 08 mai de chaque année, le monde entier célèbre la journée mondiale de la Croix Rouge et du Croissant Rouge. Au Burundi, cette journée a été célébrée ce lundi 09 mai 2016 sous le thème « Partout, en tout temps et pour tous »
En faveur de l’humanité
Selon Georgios Georgantas, chef de la délégation du CICR au Burundi, la célébration de cette journée est une occasion de saluer le courage et l’abnégation des 17 millions de volontaires et de près de 500 000 employés répartis dans les 190 sociétés nationales réparties dans le monde. Ces derniers s’emploient tous les jours à porter assistance aux vulnérables.
« La Croix Rouge du Burundi et le Comité International de la Croix Rouge (CICR) tiennent à rendre un vibrant hommage aux milliers de volontaires toujours à l’œuvre sur toutes les collines du Burundi », indique M. Georgantas.
Il fait remarquer qu’un vaste réseau de près de 600 mille volontaires assiste au quotidien les plus vulnérables de leur communauté en toute impartialité et sans discrimination. Il déplore cependant que dans certains contexte, l’accès aux vulnérables constitue encore un défi pour les volontaires.
Une loi protégeant l’emblème
Pamphile Kantabaze, président de la CRB, il informe que l’accès aux personnes dans le besoin doit être garanti en tout temps, partout et pour tous. Il souligne que le port de l’emblème lors des opérations constitue la seule protection dont disposent les collaborateurs de la Croix Rouge et le CICR. Raison pour laquelle cet emblème doit être respecté et protégé par tous et en toute circonstance. Pour lui, le non respect de l’emblème, par qui que ce soit peut mettre en danger le sauveteur et coûter la vie aux blessés auxquels il porte secours.
Kantabaze profite de l’occasion pour demander aux autorités burundaises d’instaurer une loi protégeant l’emblème de la Croix Rouge au Burundi. Bien qu’il n’y ait pas eu d’incidents liés à une mauvaise utilisation de l’emblème de la CRB, le président de la Croix Rouge du Burundi précise que cette loi permettrait aux seules instances habilitées de l’utiliser et d’éviter ainsi toute confusion en situation d’urgence.
Signalons que la Croix Rouge du Burundi a mis en place une ligne de communication « hotline » (22 27 40 10) qui fonctionne 24 heures sur 24 afin porter secours aux vulnérables partout, en tout temps et pour tous.




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