Les administratifs de la commune Rwibaga de la province Bujumbura affirme qu’elle va totaliser ou même dépasser les 60 millions de Bu par mois comme cela a été recommandé par l’Etat. Elle dispose de marchés qui génèrent des cagnottes de taxes communales. Pourtant, les habitants déplorent que l’Etat a priorisé ses intérêts au détriment de la population car il a revu à la hausse ces taxes de façon époustouflante.

Isaac Ntibampamate, secrétaire exécutif permanent de la commune Rwibaga ꓽ «Je ne doute pas que notre commune va parvenir à totaliser ou même dépasser les 60 millions de FBu par mois comme l’a recommandé le gouvernement du Burundi».
La commune Rwibaga de la province de Bujumbura ne doute pas qu’elle va parvenir à totaliser ou même dépasser les 60 millions de FBu par mois comme l’a recommandé le gouvernement du Burundi ces derniers jours.
Cela a été précisé le 13 août 2025 par Isaac Ntibampamate, secrétaire exécutif permanent de ladite commune. Il indique que les habitants de la commune Rwibaga exercent pas mal d’activités économiques. Et cela génère des recettes communales.
Plus de 10 millions de FBu proviennent de la commercialisation des animaux domestiques
A titre illustratif, il fait remarquer que le marché de Rwibaga génère à elle seule plus de 11 millions de FBu par semaine. A ce marché, plus de 10 millions de FBu proviennent des taxes communales perçues sur la commercialisation des animaux domestiques, entre autres les bovins, les caprins, les ovins et les volailles.
Le marché de Nyabiraba génère entre 5 et 6 millions de FBu par la semaine. Parce qu’il se tient deux fois par semaine, il génère plus de 10 millions de FBu par semaine.
Au marché de Mukike, on perçoit entre 2 et 3 millions de FBu par semaine.
A cela s’ajoutent d’autres petits marchés éparpillés dans cette commune qui génèrent aussi des taxes communales, argue Ntibampamate.
A quoi servent les taxes communales ?
Selon lui, ces taxes contribuent au développement des habitants de la commune. Avec ces taxes, la commune fournit de l’eau potable à la communauté pour éviter qu’il y ait des maladies des mains sales liées au manque d’eau potable.
Et d’ajouter qu’on initie aussi d’autres projets visant le développement de la communauté dans différents secteurs. On peut acheter des bancs pupitres pour les établissements scolaires qui n’en disposent pas.
De surcroît, avec les taxes communales, Ntibampamate fait remarquer que la commune Rwibaga compte aussi procéder au recrutement des professeurs vacataires car, il a constaté qu’il y a des écoles qui souffrent d’un manque criant de ces professeurs. Il donne l’exemple de l’école fondamentale de Shingamano.
A cette école, les élèves de la section langue ont passé toute une année sans professeurs pour les cours de Français et d’Anglais. C’est avec les taxes communales que la commune parvient à payer son personnel. On les utilise aussi pour permettre au personnel de faire des descentes sur terrain.
Notons que malgré cette situation, les habitants de la commune Rwibaga déplorent le fait que l’Etat a revu à la hausse les taxes communales de façon époustouflante. A titre illustratif, le vendeur d’un bovin paie actuellement 20 000 FBu de taxes communales contre 5000 FBu auparavent. Celui des volailles paie 1000 FBu contre 500 FBu auparavent. Celui des caprins et des ovins paie 5000 FBu contre 4000 FBu auparavent. Ces derniers s’inquiètent alors de cette situation et précisent que l’Etat ne vise que ses intérêts au détriment de la population.




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