Dans la conférence publique des porte-paroles des institutions publiques qui a eu lieu vendredi le 30 septembre 2016 au chef-lieu de la province Cibitoke, les journalistes et les simples citoyens ont posé des questions directes. Burundi Eco s’en est fait l’écho
Pas de révision de la loi budgétaire
Selon Désiré Musharitse, porte-parole du ministère des Finances, il ya révision de la loi budgétaire pour deux raisons. C’est lorsqu’il y a des projets à abandonner ou de nouveaux projets à mettre en œuvre. « Cette année, la loi budgétaire ne sera donc pas révisée car les projets prévus avancent normalement », déclare-t-il. M. Musharitse félicite la population qui ne cesse de se donner corps et âme pour accomplir leur devoir de se conformer aux obligations fiscales. Et de renchérir : « Sans oublier l’Office Burundais des Recettes (OBR) qui, en plus de la somme prévue, parvient à collecter même le surplus ». C’est grâce à cet argent collecté, selon toujours lui, que les projets avancent en bonne et due forme.
De l’éligibilité des projets financés par la BAD
A la question de savoir si les projets financés par la Banque Africaine de Développement (BAD) peuvent ne pas être éligibles dans les jours à venir suite à la situation que traverse le pays, M.Musharitse précise que ce langage est souvent utilisé lorsqu’il y a une haute personnalité qui visite le pays. « En plus des projets financés par la BAD, celle-ci serait prêt à appuyer budgétairement le pays », tranquillise-t-il. M. Musharitse rappelle qu’à part la BAD, il y a d’autres institutions qui appuient le Burundi comme la Banque Mondiale (BM). Et d’annoncer : « Du 7 au 9 octobre 2016, les institutions multilatérales se réuniront à Genève afin de voir comment majorer les appuis octroyés au pays ».
Rareté des billets de 100 FBu et des pièces de 50 FBu
Désiré Musharitse, porte-parole du ministère des Finances, confirme la pénurie des pièces de 50 FBu. D’après lui, un mauvais comportement s’est observé ces derniers jours où ces pièces étaient exportées au Congo. Il avoue que les instances habilitées sont vite intervenues et ce comportement ignoble a été éradiqué. En ce qui est de la rareté des billets de 100 FBu, M. Musharitse confieque la Banque de la République du Burundi (BRB) est en train de chercher comment les remplacer avec les pièces. A ceux qui détiennent encore ces billets et qui sont en état d’usure, il prévient que la BRB les reçoit de 8h-10h pour le remplacement.
Quand un pensionné paie l’impôt !
Des pensionnés se lamentent de payer toujours les impôts sur les frais qu’ilsperçoivent. Désiré Musharitse fait remarquer que c’est une faute. Il éclaire : « Les impôts ne sont payés que pendant les cotisations à l’INSS ». Cependant, il informe qu’il y a des cotisations sur lesquelles on ne retire pas les impôts quandle fonctionnaire est encore en exercice. Sur celles-ci, on retire les impôts même quand l’individu est pensionnaire.
Du vol et de la corruption
Pour Natacha Rukundo, porte-parole du ministère de la Bonne Gouvernance, des personnes se sont arrogées le droit de collecter de l’argent dans les ménages avec comme motif de contribuer au maintien de la sécurité. « Cela est illégal. Il faut collaborer avec la police afin d’appréhender ceux qui collectent cet argent. Ce ne sont que des voleurs », martèle-t-elle.Pour ceux qui vendent les boissons prohibées en ignorant la loi, Mme Rukundo souligne qu’on leur font payer des amendes. Néanmoins, elle reconnait qu’il y a des administratifs qui usent de leur pouvoir et les font payer des amendes. Mme Rukundo avertit que cela est une forme de corruption. « Les coupables sont punis par la loi avec un emprisonnement sur une période allant de 5 ans à 20 ans et des amendes variant entre 50 mille et 500 mille FBu », lâche-t-elle. Thérence Ntahiraja, porte-parole du ministère de l’Intérieur dit que seules les communes, la mairie et l’OBR ont le droit de collecter l’argent de la population. Malgré cela, il ne nie pas que des personnes puissent s’organiser et collecter de l’argent en se référant à leurs arrangements.
COP 21 : Quid de la suppression de l’engrais chimique dans le système agricole ?
Omer Niyonkuru, porte-parole du ministère de l’Environnement précise que le Burundi a ratifié un traité dans le COP 21 portant suppression de l’engrais chimique dans le système agricole burundais d’ici 2030. « Par ailleurs, on n’avait pas encore atteint un degré d’exagération dans l’usage de cet engrais. Nous avons seulement voulu nous aligné sur les autres pays », explique-t-il.
Pas de problème de subsides dans les écoles à régime d’internat
Edouard Juma, porte-parole du ministère de l’Education affirme que peu d’établissements à régime d’internat ont des problèmes de payer leurs fournisseurs. Il avoue que le ministère des Finances donne au ministère de l’Education l’argent réservé aux subsides chaque mois. « Au début de l’année scolaire, les écoles peuvent ne pas percevoir directement l’argent pour payer les subsides. Cela parce que, pour l’octroyer, on doit tenir compte du nombre d’élèves », certifie-t-il. M. Juma invite tout directeur qui n’a pas encore retiré cet argent d’aller voir sur les comptes des établissements car il estime qu’il est déjà versé sur leurs comptes depuis le 23 septembre 2016.
Entre BUCECO et la population de Cibitoke qui videra les lieux ?
La société BUCECO qui produit du ciment en province Cibitoke est implantée au centre-ville et émet de bruits. Pour Omer Niyonkuru, porte-parole du ministère de l’Environnement, l’administration va vite examiner si cela ne peut pas être nocif à la santé. Après, on verra qui déplacer entre la société et la population de Cibitoke
Notons que la conférence s’est clôturée sur le souhait que la suivante soit animée par le Président de la République comme il est dans ses habitudes.




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