Le Coronavirus menace la santé humaine au niveau international. Avec l’apparition de nouveaux foyers de propagation du virus, notamment en Italie et en Corée du Sud, la thèse d’une pandémie n’est pas à écarter. Le nombre de personnes contaminées oscille autour de 80 000 cas. Cependant, une lueur d’espoir se profile à l’horizon : un vaccin contre le coronavirus sera testé sur les humains d’ici la fin du mois d’avril
La propagation du Coronavirus en Corée du Sud inquiète plus d’un. Mardi le 25 février 2020, au moins 144 nouveaux cas de contamination ont été recensés. Ce qui porte à 977 le nombre de personnes infectées dans le pays, dont 10 sont mortes. En Italie, 322 personnes sont infectées et le bilan mortuaire est de 10 décès. Des villes entières sont placées en situation de confinement. L’Italie est le premier du continent européen à mettre en place un cordon sanitaire autour d’une dizaine de villes. Au total, huit régions et une province autonome sont touchées, rapporte le journal Le Monde.
Et d’autres pays sont progressivement touchés. En Iran, le vice-ministre de la Santé a été contaminé. Cela relance les débats sur la riposte contre le Coronavirus. Au total, le Covid-19 a déjà contaminé 80.000 personnes dans près d’une cinquantaine de pays.
Vers une pandémie de Coronavirus
Dans une conférence de presse, le directeur général de l’OMS a appelé le monde à se préparer à une « éventuelle pandémie » du nouveau coronavirus. Pour lui, l’augmentation de nouveaux cass est très préoccupante.
Le monde n’est « tout simplement pas prêt » à faire face à l’épidémie, a averti mardi Bruce Aylward, l’expert qui dirige la mission conjointe OMS/Chine, de retour de Pékin. « Vous devez être prêt à gérer cela à une plus grande échelle, et cela doit être fait rapidement », a-t-il ajouté, saluant en revanche le travail d’endiguement de la maladie réalisé par Pékin.

La découverte de nouveaux foyers de propagation de COVID-19 provoque la psychose. Les autorités sanitaires évoquent le risque d’une pandémie
La Chine pourrait lancer fin avril les premiers essais sur l’homme de vaccins contre le coronavirus, rassurent les autorités. Des chercheurs du monde entier travaillent d’arrache-pied à la mise au point de traitements destinés à lutter contre la maladie Covid-19.
L’Afrique est-elle suffisamment préparée ?
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a averti que les systèmes de santé en Afrique étaient mal équipés pour affronter l’épidémie de coronavirus si des cas de contamination apparaissaient et se multipliaient sur le continent.
Elle a recommandé aux systèmes de santé de prendre en charge les patients manifestant les symptômes du Coronavirus. Or, « ces patients ont besoin de soins intensifs nécessitant des équipements comme des appareils d’assistance respiratoire qui manquent dans de nombreux pays africains, et c’est une source de préoccupation. », a déclaré le patron de l’OMS.
Pour le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat l’Afrique est particulièrement vulnérable « en raison de ses systèmes de santé relativement précaires ». Cependant, les pays s’activent à relever le défi. En trois semaines, le nombre de pays africains capables d’effectuer des tests pour détecter le coronavirus est passé de 2 à 26, a indiqué la directrice de l’OMS pour la région Afrique. En outre, des dizaines d’agents de santé ont été formés, des kits de dépistage ont été fournis et la surveillance s’est améliorée dans plus de 25 pays africains jusqu’à présent.
Un deuxième cas de COVID-19 est confirmé en Afrique
Le ministère algérien de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a signalé le premier cas de COVID-19 dans le pays. Les autorités sanitaires rapportent que des tests indiquent qu’un adulte italien, arrivé au pays le 17 février 2020, a été testé positif pour la maladie à coronavirus. Il s’agit d’un deuxième cas, après celui enregistré en Egypte au début du mois de février.
La flambée de nouveaux cas inquiète les autorités sanitaires. « La fenêtre d’opportunité que le continent a dû se préparer à la maladie de coronavirus se ferme. Tous les pays doivent intensifier leurs activités de préparation. », déplore Dr Matshidiso Moeti, directeur régional de l’OMS pour l’Afrique. Pour rappel, l’Algérie était l’un des 13 pays que l’OMS avait identifiés comme une priorité absolue pour les mesures de préparation en raison de leurs liens directs ou du volume élevé de voyages vers la Chine.
Quid des autres épidémies qui menacent l’Afrique ?
Au moment où l’épidémie de Coronavirus fait la Une des médias, il existe d’autres maladies dont on parle peu. La rougeole fait rage en République Démocratique du Congo (RDC). Depuis janvier 2019, 203.179 cas de rougeole ont été signalés dans les 26 provinces du pays, dont 4.000 décès. Les enfants de moins de cinq ans représentent 74% des infections et près de 90% des décès. Le nombre de cas de rougeole en RDC a triplé cette année par rapport à 2018. L’épidémie de rougeole en RDC est devenue beaucoup plus mortelle que celle d’Ebola qui a fait plus de 2 000 morts, s’inquiètent les experts de l’Unicef.
Selon le dernier rapport sur le paludisme dans le monde publié en décembre 2019, il y a eu 228 millions de cas de paludisme en 2018. On estime à 405 000 le nombre de décès dus à la maladie en 2018. La région Afrique de l’OMS est la plus touchée. A la même période, plus de la moitié des cas dans le monde ont été enregistrés dans six pays : Nigéria (25 %), République Démocratique du Congo (12 %), Ouganda (5 %), et Côte d’Ivoire, Mozambique et Niger (4 % chacun).




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