Le faible taux d’absorption des financements extérieurs demeure une problématique persistante. Cette situation entraîne souvent l’annulation des crédits non utilisés dans les délais impartis. Pourtant, selon le Fonds Monétaire International (FMI), les dons extérieurs jouent un rôle crucial dans le développement des pays à faible revenu.

Alain Ndikumana, ministre des Finances, du Budget et de l’Economie Numérique : « Par rapport aux projets financés par les partenaires, on est à 21 % du taux d’absorption ».
« Le rapport Public Expenditure and Financial Accountability (PEFA 2023) indique que seuls 42 % des investissements publics budgétisés ont été réalisés, en raison d’un cadre légal flou, de capacités institutionnelles limitées et d’une coordination défaillante », a expliqué Alain Ndikumana, ministre des Finances, du Budget et de l’Economie Numérique lors d’une conférence-débat sur les réformes économiques destinées à assurer la stabilité macroéconomique.
Selon lui, on a cette mauvaise habitude de planifier les choses, mais au moment de la mise en œuvre, des crédits finissent par être annulés.
M.Ndikumana précise que le taux d’absorption pour les projets financés par les partenaires internationaux n’atteint que 21 %.
« Par exemple, l’enveloppe globale mise à disposition par la Banque mondiale (BM) est de 1,9 milliard USD. Mais sur ce montant, 1,6 milliard USD ne sont pas encore utilisés. Nous avons déjà des fonds disponibles qui dorment », déplore-t-il.
Les dons extérieurs, un levier essentiel pour les pays à faible revenu
Selon un article du FMI intitulé « Dons extérieurs et politiques du FMI », les contributions financières sont essentielles pour les pays à faible revenu, car elles permettent de financer des dépenses publiques supplémentaires indispensables à la réduction de la pauvreté.
Le texte précise que ces dépenses doivent être soutenues par une combinaison de trois sources, notamment une augmentation des recettes intérieures, de l’aide extérieure et des emprunts publics.
Cependant, face au risque de surendettement, le FMI recommande de privilégier les dons plutôt que les emprunts.
« L’augmentation du financement sous forme de dons permettra d’accroître les dépenses affectées à la lutte contre la pauvreté, sans alourdir la dette », notifie l’article avant de renchérir que le FMI est un fervent partisan de l’augmentation des dons extérieurs à destination des pays à faible revenu. L’essentiel est de veiller à ce que ce surcroît de financement soit utilisé à bon escient.
L’article souligne que pour tirer pleinement profit de ces dons, les pays bénéficiaires doivent renforcer leurs capacités de gestion et d’absorption des ressources extérieures, maintenir la stabilité macroéconomique et élaborer des budgets tenant compte de l’incertitude et du caractère souvent imprévisible des dons.
Il s’agit également pour eux de s’assurer que les flux d’aide additionnels ne compromettent pas la stabilité économique, indispensable à une croissance durable.




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