Environnement

Curage du bassin d’écrêtement de Carama, il y a urgence

Le bassin d’écrêtement construit sur la rivière Gasenyi risque de s’effondrer  si rien n’est fait dans l’immédiat.  Son curage s’avère nécessaire pour remédier à cette situation. Les habitants des quartiers Carama et Gatunguru craignent d’être frappés par des  inondations

Après les inondations des 13 et 22 avril 2014 qui ont fait des victimes dans les quartiers Carama et Gatunguru de la ville de Bujumbura,  pas mal de travaux ont été réalisés pour protéger les populations de ces localités via le Projet d’Urgence pour la Résilience des Infrastructures (PURI).  Ce sont entre autres la construction d’un bassin d’écrêtement  et la réhabilitation des caniveaux dans les quartiers Carama et Gatunguru.  Malheureusement, ces infrastructures ne sont pas  bien entretenues.

Le bassin d’écrêtement construit sur la rivière Gasenyi risque de s’effondrer si rien n’est fait dans l’immédiat. Son curage s’avère nécessaire pour remédier à cette situation

Dans une visite effectuée par un reporter de  Burundi Eco dimanche le 10 novembre 2019 au quartier Carama, le constat est amer. Le bassin d’écrêtement n’est pas bien entretenu. Il est plein d’alluvions et de pierres en provenance des montagnes qui surplombent la ville de Bujumbura.  On n’a pas prévu un groupe de gens chargé de faire le curage de ce bassin.  Suite aux pierres qui se cognent contre les murs de ce bassin, ce dernier  commence à présenter des fissures même s’il est construit en béton armé. Jean Claude Nindereye rencontré à cet endroit fait savoir qu’il est urgent  que la Mairie de Bujumbura  pense à mettre en place un groupe de gens chargé de son curage. Il indique qu’il y a deux semaines que les eaux de pluies  ont débordé ce bassin  et se sont jetées dans les parcelles des habitants de cet endroit. Ceux qui ont des maisons à louer ou à vendre ont du mal à trouver des clients. Ils ont peur des inondations qui peuvent balayer ce quartier d’un moment à l’autre. Ils demandent à la Mairie de Bujumbura de prendre le problème de l’entretien de ce bassin d’écrêtement au sérieux.

Pourquoi l’eau de pluie a débordé le bassin d’écrêtement ?

Les habitants de cet endroit pensent que la capacité de ce bassin n’est pas suffisante par rapport à la quantité et à la pression des eaux qui s’y jettent. De plus,  s’il pleut, le mécanisme prévu pour faire sortir les eaux de la rivière Gasenyi  du bassin est bouché par les grosses pierres qui proviennent de l’amont. Ces dépôts réduisent sa capacité de rétention.  Les habitants craignent que leurs quartiers soient un jour emportés par  les eaux diluviennes  provenant de la rivière Gasenyi. Jusqu’à maintenant, un groupe de 30 jeunes s’est organisé pour y extraire du sable et des graviers à  vendre à ceux qui veulent construire des maisons.

Le bassin d’écrêtement commence à présenter des fissures quand bien même il est construit en béton armé

Catherine Bucumi, ex directrice générale de l’ABUTIP fait savoir que cette infrastructure construite sur la rivière Gasenyi dans le quartier Carama a un périmètre de 267 m. Elle est construite en béton armé et a une capacité de rétention  de 18 000 m3. Son rôle se limite à atténuer le volume de l’eau de la rivière Gasenyi qui inondait régulièrement le quartier Carama. L’eau entre pour ensuite sortir et continuer son cours normal. C’est une sorte de bassin de repos pour l’eau de cette rivière afin de casser sa pression. Il y a un mécanisme prévu pour faire sortir l’eau afin qu’elle continue son cours normal. Pour toutes ces raisons, elle tranquillise la population en précisant que la capacité de rétention de ce bassin estimée à 18 000 m3 est largement suffisante. Juste à côté de ce bassin, les canalisations sont suffisamment larges pour pouvoir acheminer l’eau jusqu’en aval.

L’ABUTIP demande à la Mairie de se préparer en conséquence pour faire l’entretien de cette infrastructure. «Nous travaillons pour le compte du gouvernement. Les ouvrages que nous réalisons sont la propriété de l’Etat», souligne-t-elle. Dans le cas d’espèce, l’entretien revient à la Mairie. Elle est appelée à mettre en place un mécanisme d’entretien de cette infrastructure de façon qu’elle soit pérenne. Selon elle, le bassin d’écrêtement est une infrastructure d’une importance capitale.  Raison pour laquelle il faut assurer son entretien pour éviter les effets pervers de son effondrement.

A propos de l'auteur

Jean Marie Vianney Niyongabo.

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