Les enfants en situation de rue de sexe féminin sont exposées à plusieurs violences plus que leurs pairs masculins. La plupart d’entre elles en sont victimes pour toujours. J.N elle, a été victime de ces violences, mais elle a eu le courage de se relever et de devenir une maman responsable qui lutte avec la dernière énergie pour que ni lui, ni son enfant se retrouve de nouveau dans la rue
J.N, 32 ans est une mère de 7 enfants. Elle est native de la province de Bubanza et habite actuellement dans le quartier de Buterere en Mairie de Bujumbura. Elle a perdu ses parents lorsqu’elle avait 4 ans. Elle a été obligée d’être élevée par sa grand-mère à Mubone. Avec sa grand-mère, elles vivaient dans une pauvreté extrême. C’est ainsi qu’une voisine qui était mendiante au centre-ville de Bujumbura est venue lui proposer de l’initier à la mendicité. Elle lui a raconté comment elle gagne beaucoup d’argent sans trop se fatiguer. Sans trop réfléchir, elle décida de suivre proposition qui, selon elle, valait la peine. «J’étais si jeune pour discerner une bonne d’une mauvaise idée », raconte –t-elle « De toutes les façons, rien ne pouvait être pire que la pauvreté dans laquelle nous baignions», précise-t-elle.
C’est ainsi qu’elle s’est retrouvée dans les rues de Bujumbura avec un tant d’autres enfants de toutes les âges, garçons et filles. Comme leurs origines, les causes de leurs arrivés dans la rue différaient d’un enfant à l’autre. Avec l’aide de sa voisine, elle a timidement commencé à se faire à cette nouvelle mode de vie. Au fur du temps, elle a aimé cette pratique jusqu’à ce qu’elle croyait qu’elle faite pour rien autre que cela.

Les filles en situation de rue sont plus exposées à pas mal de violences plus que leurs pairs masculins.
Les filles en situation de rue exposées à toutes sortes de violences
Comme le témoigne cette maman, les filles en situation de rue sont plus exposées à pas mal de violences plus que leurs pairs masculins. A part qu’elles peuvent subir des violences physiques de la part des autres enfants en situation de rue de sexe masculin, elles peuvent également subir des violences sexuelles.
Vivre dans la rue pendant longtemps a exposé J.N à pas mal de dangers et surtout au mariage précoce. Elle est tombée enceinte et a eu son premier enfant à l’âge de 14 ans. Elle est allée vivre avec le papa de cet enfant à Buterere. Puisqu’elle n’avait aucune autre source de revenu, elle est vite retournée dans la rue pour mendier avec son fils sur le dos. Sans trop tarder, elle a mis au monde le deuxième enfant. Elle a continué à aller mendier et à y amener également ses enfants jusqu’à ce qu’elle ait le quatrième enfant. « Mon mari me décourageait d’aller mendier chaque jour, mais je ne voyais aucune une autre alternative », explique-t-elle.
« Je ferai tout pour ne pas y retourner »
C’est ainsi que les agents de l’association Foi en action l’ont approché et lui ont fait part de l’existence d’un système d’épargne et de crédit. « Je n’ai pas hésité, car j’étais déjà fatigué de cette vie de mendiant », fait-elle savoir.
Comme tous les membres de son groupement social, elle a commencé à épargner 700 FBu par semaine et à demander un crédit qu’elle a utilisé pour commencer un petit commerce de charbon. Aujourd’hui, elle a pu rembourser la totalité du crédit et a un capital de 50 mille FBu.
Pour cette maman, même si elle a toujours un petit capital, elle n’a pas peur car, pour elle a déjà fait un grand pas vu qu’il n’y a pas longtemps, elle vivait de la mendicité « Je ferai tout pour que mes enfants, surtout les filles n’aillent pas dans la rue, car je connais ce que c’est être un enfant en situation de rue et tous les dangers qui en découlent », fait-t-elle savoir.
Elle demande à tous les acteurs œuvrant dans le domaine de l’enfance de faire tout le possible pour venir en aide à tous les enfants en situation de rue en mettant un accent particulier sur les filles, car elles donnent naissance d’autres enfants en situation de rue.




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